Compétitions
JO Paris 2024, l’argent pour Camille Jedrzejewski
Première médaille pour le tir français et c’est la jeune policière Camille Jedrzejewski qui nous l’apporte après un tir de shoot-off face à la Sud-Coréenne Jiin Yang qui remporte l’or.
Après un tir de finale très serré et une qualification à la 7e place, la jeune tireuse de 22 ans n’a pas craqué et c’est inclinée de seulement 1 point.

Championne d’Europe du pistolet 25 m en mai dernier, Camille avait un véritable objectif pour ces jeux à la maison.
Le travail a donc payé pour Camille Jedrzejewski qui a commencé le tir à 9 ans en suivant sa sœur aînée sur la pratique du pentathlon. Ses excellentes performances au tir lui permettent d’intégrer l’EDF à seulement 14 ans et le pôle France de Bordeaux à 15 ans. À 17 ans, elle devient championne d’Europe Junior de tir à 25 m et remporte la médaille d’argent au Monde la même année dans sa catégorie d’âge. Sa progression est constante et son titre de vice-championne olympique est plus que mérité.
Douze ans après la médiale de Céline Goberville en 2012 au pistolet 10 m à Londres, Camille montre qu’il faut toujours compter sur l’équipe féminine !
Actualité
Cible mobile : trois Français au Mondial de Tallinn
Bannie des Jeux depuis 2004, la cible mobile réunit 85 tireurs de 17 nations à Tallinn du 20 au 26 juillet. Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin, 16 ans, portent les couleurs françaises.
Du 20 au 26 juillet 2026, Tallinn accueille le championnat du monde de cible mobile, à 10 et 50 mètres. Une discipline que les Jeux olympiques ont rayée de leur programme il y a plus de vingt ans, et qui continue pourtant de réunir ses fidèles : selon la liste des engagés publiée par l’ISSF le 21 juin, 85 tireurs de 17 nations sont attendus dans la capitale estonienne, pour un total de 326 départs.
La France sera de la partie avec trois sélectionnés : Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin. La fédération avait fait de ce Mondial, avec le championnat d’Europe 10 mètres d’Erevan disputé fin février, l’objectif majeur de la saison de la discipline.
Une cible qui ne vous attend pas
Le principe tient en une phrase : toucher une cible qui traverse une ouverture, sans jamais s’arrêter. À 10 mètres, le tireur est armé d’une carabine à air comprimé et la cible file devant une fenêtre de 2 mètres, visible 5 secondes en vitesse lente, 2,5 secondes en vitesse rapide. Le programme des hommes compte 30 passages lents puis 30 rapides, celui des femmes 20 et 20.
À 50 mètres, place à la carabine de calibre .22 et à la silhouette du fameux « sanglier courant », qui traverse une ouverture de 10 mètres aux mêmes cadences. S’y ajoutent les épreuves dites « vitesses mixtes », où l’ordre des passages lents et rapides est tiré au sort : le tireur ignore ce qui va sortir, et l’anticipation devient un pari.
Trente-deux ans de Jeux, puis plus rien
Le sanglier courant a été imaginé dans les années 1960 pour succéder au cerf courant à 100 mètres, héritage des premiers Jeux. Il entre au programme olympique en 1972. En 1992, la version à 10 mètres à air comprimé le remplace aux Jeux, avant que le couperet ne tombe : après Athènes 2004, la cible mobile disparaît complètement du programme olympique.
La discipline ne s’est pas éteinte pour autant. Depuis 2008, un championnat du monde dédié fait vivre la spécialité entre les Mondiaux toutes disciplines. La France y a son histoire : Jean-Luc Tricoire fut vice-champion du monde du 50 mètres en 1986 à Suhl.
Kazakhs en nombre, revenants et absents
La liste des engagés de Tallinn dessine une géographie singulière. Le Kazakhstan aligne le plus gros contingent (13 tireurs), devant l’Arménie (12), l’Ukraine et la Finlande (9 chacune). La Corée du Nord déplace 8 tireurs, le Qatar fait ses gammes avec 2 engagés.
Côté favoris, le dernier Mondial disputé en 2022 sert de repère. Le Suédois Emil Martinsson, 46 ans, argent du 50 mètres (590 points) et or des vitesses mixtes cette année-là, est engagé. Le Hongrois Jozsef Sike, bronze en 2022, remet ça à 58 ans. Grand absent de la liste provisoire : l’Ukrainien Ihor Kizyma, vainqueur du 50 mètres en 2022 avec 591 points.
Trois Bleus, une revanche et une promesse
Romain Bidaut, 34 ans, licencié au T.S. Perreux, est le fer de lance de l’équipe : il est engagé sur cinq épreuves, du 10 mètres individuel à l’équipe mixte. Pour lui, Tallinn a un goût de revanche. Au Mondial 2022, disputé à domicile, il pointait au 8e rang provisoire du 50 mètres après une superbe vitesse lente (98, 97, 98, soit 293 points), avant que trois incidents techniques ne ruinent sa vitesse rapide. Malgré la réclamation déposée par son entraîneur, il avait dû se contenter de 557 points, loin de son niveau.
Florence Louis, 30 ans, est elle aussi alignée sur cinq épreuves, à 10 comme à 50 mètres. Lucie Gardin, née fin 2009, disputera à 16 ans les épreuves juniors du 10 mètres, en individuel et en vitesses mixtes.
La sélection n’avait rien d’une formalité : la FFTir a calé ses seuils sur le niveau d’une entrée en finale mondiale, soit 571 points sur 600 à 10 mètres et 588 au 50 mètres chez les hommes. Les billets pour l’Estonie se sont joués au match international de Waldorf mi-mai, puis aux évaluations nationales de Châteauroux fin mai.
La France, terre d’accueil de la discipline
Si la cible mobile reste confidentielle dans les stands français, la France compte parmi les nations qui la maintiennent en vie. Le CNTS de Châteauroux a accueilli le championnat du monde 2022, deux fois repoussé par la crise sanitaire, avec 64 tireurs de 15 nations, puis le championnat d’Europe du 50 mètres en 2025.
La comparaison donne d’ailleurs une raison d’optimisme : avec 85 engagés sur la liste provisoire de Tallinn, la participation dépasse déjà celle de 2022. Pour une discipline régulièrement annoncée moribonde, c’est un signe qui ne trompe pas.
Les compétitions se dérouleront du 20 au 26 juillet ; résultats à suivre sur le site de l’ISSF (issf-sports.org). On saura alors si la revanche de Romain Bidaut a eu lieu, et si la génération Gardin confirme que le sanglier courant a encore de beaux passages devant lui.
Actualité
TAR : retour sur le 19e championnat de France à Châteauroux
Du 19 au 21 juin 2026, le CNTS de Châteauroux a accueilli le 19e championnat de France de Tir aux Armes Réglementaires : douze épreuves, de la carabine à répétition manuelle aux armes de poing authentiques.
Le rideau est tombé le 21 juin sur le 19e championnat de France de Tir aux Armes Réglementaires (TAR), disputé sur trois jours au Centre national de tir sportif (CNTS) de Châteauroux-Déols. Et une tireuse en repart avec trois médailles d’or autour du cou : Séverine Vivier, du Stand Angoumoisin, double championne de France en individuel et titrée par équipes.
Le rendez-vous annuel des armes réglementaires
Le TAR, c’est la discipline des passionnés d’armes de service : fusils, carabines, pistolets et revolvers conçus pour les armées et les forces de l’ordre, tirés dans leur configuration d’origine ou modifiée selon des règles strictes. Son championnat de France est l’un des gros rendez-vous du calendrier fédéral : l’édition 2024 avait rassemblé 575 tireurs pour près de 1 350 départs, selon les données Statis’tir de la FFTir.
Et il se mérite : pas d’inscription libre, il faut avoir réalisé les scores de qualification au fil de la saison avant de valider son engagement — la fenêtre était ouverte du 18 au 25 mai cette année.
Séverine Vivier, la femme du championnat
La Charentaise du Stand Angoumoisin a dominé son sujet : championne de France en carabine d’initiation militaire 22 LR et en carabine 22 semi-auto, elle a ajouté un troisième titre par équipes en carabine 22 semi-auto, aux côtés de Jean-Claude Battu et Roch Fontenoy.
Une razzia qui ne doit rien au hasard : déjà titrée en carabine d’initiation militaire 22 LR au championnat de France 2024, elle figurait cette année-là parmi les meilleurs tireurs de la compétition toutes épreuves confondues. En 2026, elle confirme son statut de référence de la discipline.
La Charente en force
Autour d’elle, la ligue de Poitou-Charentes a réalisé une belle moisson — sept médailles au total :
- Michaël Brigaud (Tir Sportif 16), vice-champion de France en carabines modifiées gros calibre ;
- Dominique Bernard (Tir Sportif 16), bronze en répétition manuelle/semi-auto ;
- Alex Aime (CT Marennais), bronze en carabine d’initiation militaire 22 LR position assise ;
- le Stand Angoumoisin, encore lui, bronze par équipes en carabine d’initiation militaire 22 LR.
Douze épreuves, de la répétition manuelle aux armes authentiques
Le programme 2026 couvrait tout le spectre de la discipline : carabines gros calibre à répétition manuelle (épreuve 810), modifiées (811, 812) et semi-automatiques (815, 816) ; carabines 22 LR de type militaire (820, 822, 823) et semi-auto (821) ; et au poing, pistolet-revolver (830), vitesse réglementaire (831) et armes de poing authentiques (832). S’y ajoutait l’épreuve 813, réservée aux tireurs de la catégorie S3.
Les palmarès complets, individuels et par équipes, sont en ligne épreuve par épreuve sur le site de la FFTir (fftir.org, rubrique compétitions), en documents téléchargeables.
Cap sur la 20e édition
Avec cette 19e édition, le TAR confirme sa vitalité au sein d’une fédération qui vient de franchir le cap des 300 000 licenciés. Rendez-vous en 2027 pour une édition anniversaire — et dès la rentrée, sur les pas de tir, pour la nouvelle saison de qualifications.
Compétitions
Razzia de médailles pour l’équipe CZ
Et un 10e titre de champion du monde de TSV pour Éric Grauffel plus 9 autres médailles remportés en Afrique du Sud le 28 septembre par l’équipe CZ.
Ce championnat qui fêtait le 20e anniversaire de l’épreuve s’est déroulé à Matlosana du 11 au 28 septembre. CZ était l’un des sponsors de ce championnat et son équipe a remporté un total de dix médailles – quatre d’or, quatre d’argent et deux de bronze.

Plus de 1 800 tireurs de 50 pays se sont rassemblés sur la ligne de départ et ont franchi 30 étapes de tir difficiles. La performance du tireur français Éric Grauffel, membre légendaire de l’équipe de tir CZ, a attiré le plus d’attention lors de cette épreuve internationale. Il a franchi une étape historique en devenant champion du monde pour la dixième fois consécutive après avoir remporté son premier titre en tant que junior et, par la suite, réussi à remporter tous les championnats du monde. À Matlosana, il a triomphé dans la division Production Optique, entrant ainsi définitivement dans les livres d’histoire du tir sportif, tandis que son fils Robin Grauffel a remporté son premier titre de champion du monde dans la catégorie Junior de la même division. Tous les deux tirent avec un pistolet CZ Shadow Orange Or. Les autres tireurs de l’équipe CZ tiraient avec des Shadow 2 Orange dont l’italienne Camilla Almici qui remporte la victoire en division Production. Dans la division Production, l’Argentin German Romitelli a remporté l’argent et son compatriote Juan Pablo Duran le bronze. Dans la catégorie senior de cette division, le Serbe Ljubisa Momcilovic a ajouté l’argent à la longue liste de médailles de l’équipe CZ.
Tous ces compétiteurs ont tiré avec des pistolets CZ Shadow 2 Orange dans le championnat.




Dans la division Standard, le Philippin Kahlil Adrian Viray a réalisé une excellente performance en terminant deuxième juste derrière le vainqueur. Le tireur tchèque Josef Rakusan a remporté l’or dans la catégorie senior, et son coéquipier Petr Znamenacek a remporté l’argent. Les tireurs de cette division ont concouru avec des pistolets CZ TS 2 Orange.
Dans la division Open, la tireuse tchèque Martina Sera a terminé troisième dans la catégorie féminine. Un pistolet CZ 75 TS Czechmate l’a aidée à obtenir ce résultat.
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