Compétitions
La razzia Beretta aux JO Paris 2024
Beretta Domine les JO Paris 2024 en remportant 93 % des médailles disponibles dans les épreuves de tir à la fosse, au skeet, et au skeet mixte. Voilà de quoi ravir Humbert, l’importateur historique de la marque italienne.
Sur les 15 médailles mises en jeu dans ces disciplines, 14 ont été décrochées par des athlètes utilisant les modèles DT11 et SL2 de Beretta, dont 5 médailles d’or, 5 d’argent, et 4 de bronze. Ces résultats dépassent les performances des Jeux de Rio 2016 et de Tokyo 2020, où Beretta avait déjà brillé avec respectivement 10 et 9 médailles.


Cette domination a été rendue possible grâce au fameux modèle DT11. Introduit en 2011, ce fusil superposé est devenu l’arme de choix pour de nombreux champions olympiques comme la tireuse italienne Diana Bacosi qui a remporté l’or en skeet mixte.

Le succès de Beretta s’explique aussi par un engagement constant dans l’innovation. La technologie Steelium Pro, intégrée dans les canons des fusils DT11 et SL2, offre aux tireurs un avantage décisif en matière de “gain marginal”, ce qui se traduit par une meilleure performance et une plus grande régularité dans le tir. Les JO Paris 2024 marquent à nouveau l’histoire de Beretta, mais la marque ne compte pas s’arrêter là car elle continue d’investir dans la recherche et le développement pour maintenir sa position de leader et offrir aux tireurs du monde entier des outils toujours plus performants.

Le succès de Beretta à Paris est également à mettre au crédit de ses tireurs et tireuses qui ont exploité tout le potentiel de leurs armes pour atteindre des sommets jamais égalés dans l’histoire olympique.
Actualité
Eisenstadt : quatre titres mondiaux pour les Bleus
La FFTir a publié les premiers résultats français du Mondial des armes anciennes : quatre titres mondiaux, dont deux par équipes arrachés à l’Allemagne, et onze médailles après deux journées de finales à Eisenstadt.
Les résultats français du 31e championnat du monde des armes anciennes se faisaient attendre, les voilà, et ils valaient l’attente. Au pointage publié par la FFTir après les deux premières journées de finales à Eisenstadt, les Bleus comptent onze podiums, dont quatre titres mondiaux. Deux couronnes individuelles, signées Véronique Tissier et la jeune Soraya Zitouni, et deux titres par équipes arrachés à l’Allemagne, la grande puissance de la discipline. Pour une délégation de 19 sélectionnés, la moisson est déjà exceptionnelle, et le championnat n’est pas terminé.
Véronique Tissier, reine du 100 mètres
La femme forte de ce Mondial côté français s’appelle Véronique Tissier. En Walkyrie réplique, l’épreuve des dames à la carabine couché 100 m, elle décroche l’or avec 99 points, un de mieux que les Allemandes Ute Gretz et Tania Heber. Quelques heures plus tôt, la Française avait déjà frappé en Whitworth réplique, la carabine libre à percussion : 99 points encore, ce qui la glisse à la deuxième place entre les deux hommes en forme du début de semaine, Kilian Fichtl (100) et Michael Sturm (98), héros du premier soir allemand.
Les Bleues ont transformé l’essai en collectif. Avec Maëva Moelo et Alix Barraud, Tissier remporte l’épreuve par équipes Amazons (287 points, contre 284 à l’Allemagne et 267 à la Pologne). En Rigby, le classement par équipes de la Whitworth réplique, le trio Moelo-Tissier-Ducellier échoue à un tout petit point de l’Allemagne (288 contre 289) et prend l’argent devant la Hongrie. Anaïs Terpoorter (4e de la Walkyrie avec 97 points) et Maëva Moelo (5e avec 95, après une 6e place en Whitworth) complètent un tir groupé remarquable.
La relève est déjà en or
L’autre titre individuel vient de la catégorie des moins de 21 ans, et il a une saveur particulière. Au pistolet à percussion Kuchenreuter, Soraya Zitouni s’impose avec 95 points devant le Tchèque Tomas Frolik (93) et l’Espagnole Anna Corcoles Navarro (92) : une championne du monde jeunes pour le tir tricolore. Toujours chez les jeunes, Céleste Fleury-Bouge prend l’argent de la Whitworth youth avec 89 points, derrière la Suissesse Jenny Mosch (91).
Miquerol en bronze, la Gustav Adolf en or
Sur les armes d’origine, Jean-Luc Miquerol s’offre un doublé de bronze : troisième de la Tanegashima origine, le mousquet à mèche debout à 50 m (91 points), puis troisième de la Miquelet origine, le mousquet à silex (92 points). C’est là que la France a signé son coup le plus savoureux : associé à Mathieu Ducellier (4e) et Maëva Moelo (5e), Miquerol remporte la Gustav Adolf, le classement par équipes de la Miquelet origine, pour un seul point (275 contre 274) devant l’Allemagne. Clin d’œil de l’histoire : la coupe de cette épreuve fut offerte par la Fédération française de tir en 1972. Elle rentre à la maison.
La liste ne s’arrête pas là. Mathieu Périé prend l’argent du Kuchenreuter réplique sidehammer avec 95 points, le même score que le vainqueur italien Denis Pasolini. L’équipe Hinawa (Ducellier, Trehet, Risch) se classe deuxième de la Hizadai réplique derrière l’intouchable trio allemand. Mathieu Ducellier peut nourrir un regret : quatrième de la Hizadai avec 97 points, le score du bronze, il a cédé la médaille au barrage. On retiendra aussi qu’au premier soir, la fédération allemande n’annonçait que ses propres médailles : on sait désormais que les Bleus étaient à la fête dès le mardi, avec le bronze de Miquerol et l’argent de la Hinawa.
Et ce n’est pas fini
Ce bilan est provisoire, et c’est une bonne nouvelle. Les podiums de jeudi, journée des revolvers Mariette, du fusil Lamarmora, de la Minié et de la Vetterli des jeunes, restaient à publier à l’heure où nous écrivions ces lignes. Ce vendredi, place aux revolvers Colt, au pistolet à mèche Tanzutsu et à l’épreuve Pennsylvania, avant la journée de clôture samedi. Autant d’occasions d’allonger une liste tricolore déjà superbe, que nous récapitulerons en fin de championnat avec le bilan complet des 19 Français d’Eisenstadt.
Actualité
Munich : 6101 tireurs pour un championnat d’Allemagne géant
Le championnat d’Allemagne de tir sportif s’ouvre vendredi sur le stand olympique de Garching-Hochbrück : 6101 tireurs, 9742 départs et 277 titres jusqu’au 30 août. Visite guidée d’un événement hors norme.
Ce vendredi à 8 h, les premiers coups de feu claqueront à Garching-Hochbrück, au nord de Munich. Jusqu’au 30 août, le stand olympique bavarois accueille la Deutsche Meisterschaft, le championnat d’Allemagne de tir sportif, et les chiffres publiés par la fédération allemande (DSB) à la veille de l’ouverture donnent le tournis : 6101 tireurs, 9742 départs, 277 titres nationaux à distribuer et jusqu’à 750 000 cartouches qui seront brûlées en dix jours. De très loin le plus grand événement du calendrier allemand, et une démonstration de masse dont peu de fédérations au monde peuvent rêver.
Des chiffres d’un autre monde
La seule liste des engagés occupe 171 pages. On y trouve toutes les armes du tir sportif : plateaux, carabine, pistolet et revolver, arbalète, sur des distances de 10 à 300 m. Toutes les générations aussi : la benjamine du plateau, Alexis Nelli Kopplow, a 10 ans ; le doyen, Waldemar Pirner, en affiche 87. Les hommes restent majoritaires (6007 départs, contre 3735 pour les femmes), mais l’écart se resserre d’année en année, note la DSB, qui recense par ailleurs 365 départs dans les catégories para. Au total, 197 titres individuels, 73 titres par équipes et 7 décisions en mixte seront attribués. Et l’entrée est gratuite pour les spectateurs, sur toute la durée de l’épreuve.
Pour situer l’ampleur de la chose : les championnats de France 25 et 50 m disputés en juillet à Volmerange-les-Mines paraissent presque intimistes en comparaison; le championnat national allemand, lui, aligne à lui seul plus de 6000 compétiteurs sur dix jours.
Le stand des Jeux de 1972
Le décor a lui aussi sa légende. C’est la 52e fois que la grande messe du tir allemand se tient à Munich : elle s’y est installée en 1974, quittant Wiesbaden pour une Olympia-Schießanlage alors presque neuve, construite pour les Jeux olympiques de 1972. Un demi-siècle plus tard, la fédération vante une installation « toujours en parfait état », exemple de durabilité des équipements olympiques. Seule l’édition 2020, annulée pour cause de pandémie, manque à l’appel.
L’histoire du site n’est pas faite que de sport. Le vendredi 28 août, la jeunesse disputera son championnat de carabine trois positions, et le meilleur tireur comme la meilleure tireuse y recevront le prix Kehat Schor, remis pour la quatrième fois. Il honore la mémoire de l’entraîneur de tir israélien tué lors de l’attentat des Jeux de Munich, en 1972. Une brève cérémonie est prévue en début d’après-midi, en présence de plusieurs invités d’honneur.
Répétition générale avant Doha
Sur le plan sportif, cette DM ressemble à une répétition générale. Le championnat applique pour la première fois les nouvelles règles de finale édictées par l’ISSF en début d’année, dans la perspective des Jeux de Los Angeles 2028 : huit finalistes au pistolet vitesse au lieu de six, et des finales de carabine 50 m raccourcies de 45 à 35 coups (10 à genou, 10 couché, puis au maximum 15 debout jusqu’à la décision). Des épreuves qui se tirent, comme le pistolet 25 m, dans l’inusable calibre 22 Long Rifle. Autre nouveauté : les pistoliers de la vitesse et du pistolet sport seront pour la première fois couronnés dans la halle des finales, et toutes les finales du week-end, du vendredi au lundi, seront diffusées en direct sur la chaîne de la fédération, plateaux compris.
L’enjeu dépasse d’ailleurs les frontières allemandes. La fosse olympique jouera à Munich le dernier acte de sa qualification interne pour le championnat du monde de Doha (1er au 14 novembre), grand rendez-vous international de l’année où seront distribués les premiers quotas olympiques pour Los Angeles 2028. La championne d’Europe 2025 Kathrin Murche et le routinier Andreas Löw abordent cette dernière ligne droite en tête du classement de sélection.
Quand les stars tremblent devant les enfants
Reste l’épreuve la plus bruyante du programme, et peut-être la plus attachante : le Shooty Cup de la jeunesse allemande, le jeudi 27 août. La halle à air comprimé se transforme en chaudron quand les jeunes des 20 ligues régionales s’affrontent à la carabine et au pistolet 10 m, encouragés à grands cris par parents et amis. Les huit meilleures équipes se qualifient pour une finale que tirent ensuite, au profit des enfants, les stars de la discipline tirées au sort. La fédération jure que plus d’un olympien y tremble davantage que dans un match international.
C’est toute la saveur de cette DM : champions olympiques, mondiaux et continentaux y partagent les pas de tir avec des tireurs de club ambitieux, qui parviennent parfois à leur jouer un tour. Réponse dans dix jours, quand les 277 titres auront trouvé preneur.
Actualité
Eisenstadt : quatre ors allemands au premier soir du Mondial
Premières médailles au 31e Mondial des armes anciennes : l’Allemagne signe quatre titres dès mardi soir, avec un doublé au score maximal de Michael Sturm dans les disciplines à mèche. Whitworth, Kuchenreuter et Miquelet rendent leur verdict ce soir.
Première soirée de remise des prix, premières moissons. Sous la tente dressée au bord des pas de tir d’Eisenstadt, où se déroule jusqu’au 22 août le 31e championnat du monde des armes anciennes, les premiers champions du monde 2026 ont été couronnés mardi soir. Et c’est l’Allemagne qui a frappé la première : quatre médailles d’or et deux d’argent dès la journée d’ouverture des épreuves, annonce la fédération allemande de tir (DSB) dans son compte rendu publié ce matin.
Michael Sturm, doublé au score maximal
L’homme de cette première journée s’appelle Michael Sturm. Le tireur de Tüngental s’est adjugé, avec le score maximal selon sa fédération, les deux disciplines de mousquet à mèche du programme : la Tanegashima, qui se tire debout à 50 m à la balle ronde, et la Hizadai, sa déclinaison à genoux, position héritée de l’entraînement des samouraïs. Deux épreuves dont nous racontions l’étonnante histoire japonaise hier : les armes à mèche ont débarqué en 1543 sur l’île de Tanegashima à bord d’un navire portugais. L’intéressé n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai : il comptait déjà plusieurs titres mondiaux dans la spécialité avant cette semaine autrichienne.
La domination allemande sur ces disciplines, ancienne et assumée (« nos tireurs y règnent depuis des années », écrit la DSB), ne s’est pas arrêtée au seul Sturm : Raimund Zellner a pris l’argent en Tanegashima et Kilian Fichtl en Hizadai, soit deux doublés or-argent. Les deux titres individuels et les deux titres par équipes des disciplines à mèche ont ainsi pris la direction de l’Allemagne, l’équipe composée d’Ute Gretz, Kilian Fichtl et Michael Sturm s’imposant dans les deux tableaux, « avec de la marge » précise la fédération.

Whitworth, Kuchenreuter et Miquelet : verdicts ce soir
Les autres épreuves lancées mardi n’ont pas encore livré leurs podiums. Faute de pouvoir faire passer tous les relais en une journée, la Whitworth (carabine libre à percussion, tirée couché à 100 m), la Kuchenreuter (pistolet à percussion à 25 m) et la Miquelet réplique (mousquet à silex à canon lisse, debout à 50 m) s’achèvent ce mercredi, avec remise des médailles dans la soirée. La DSB y annonce déjà « de bons résultats qui laissent espérer des médailles » pour ses tireurs. Même attente du côté des plateaux : à Tattendorf, à une vingtaine de minutes d’Eisenstadt, les 50 plateaux de la Manton origine (fusil à silex) ont été lancés mardi, mais les résultats seront proclamés ce soir avec ceux de la Manton réplique.
Le programme de ce mercredi est le plus copieux de la semaine sur le stand principal : Cominazzo (pistolet à silex), Miquelet origine, Vetterli (50 m debout), Walkyrie (l’épreuve des dames, couché à 100 m), Maximilian (carabine à silex libre à 100 m) et Whitworth jeunes. Jeudi suivront la Mariette, la Lamarmora et la Minié, avant les revolvers Colt et le pistolet à mèche Tanzutsu vendredi.
Et les Bleus ?
Aucun podium tricolore n’est annoncé à ce stade, mais l’essentiel du programme, sur lequel s’alignent les 19 sélectionnés français, n’a tout simplement pas rendu son verdict : la grande majorité des titres se joue entre mercredi et samedi. Les résultats officiels complets de la première journée, classe origine comme classe réplique, n’étaient pas encore publiés par la MLAIC ce mercredi matin ; nous y reviendrons dès leur mise en ligne, avec un point complet sur les performances françaises.
Une chose est sûre : avec 362 engagés de 23 nations et des cérémonies de remise chaque soir sous la tente du stand, le Mondial d’Eisenstadt tient le rythme annoncé. La chasse aux médailles ne fait que commencer.
-
Actualitéil y a 4 semainesLa plupart des tireurs sont hors la loi sans le savoir
-
Réglementationil y a 5 moisCatégorie B : les 5 étapes pour obtenir une autorisation
-
Actualitéil y a 1 mois10 mots d’armes que tout le monde emploie de travers
-
Actualitéil y a 4 semainesPourquoi certains tireurs pensent que nous avons tort ?
-
Actualitéil y a 1 moisLyon : neuf armes volées chez un tireur sportif
-
Réglementationil y a 5 moisStockage et transport d’armes : ce que dit la loi
-
Actualitéil y a 1 semaineGlocks contrefaits : plus de 230 armes saisies en un mois en France
-
Réglementationil y a 5 moisComprendre les catégories d’armes A, B, C, D en France

