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Championnat de France 25/50 m : les sacres de Volmerange-les-Mines
Du 15 au 22 juillet, l’Eurostand de Lorraine a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Pistolet, carabine, parasport et clubs : Théo Moczko, Mathilde Lamolle, Lucas Kryzs et Océanne Muller figurent parmi les nouveaux champions.
Rideau sur une semaine de compétition. Du 15 au 22 juillet 2026, l’Eurostand de Lorraine, à Volmerange-les-Mines (Moselle), a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Sept jours durant, l’un des grands rendez-vous du calendrier national a réuni les meilleurs tireurs français au pistolet, sur 25 m, et à la carabine, sur 50 m, toutes ligues confondues. Tour d’horizon des nouveaux sacres.
Pistolet : le carton plein de Théo Moczko
La semaine restera celle de Théo Moczko. Le tireur de la FTA Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) a survolé les épreuves de pistolet 25 m chez les seniors 1. Champion de France du pistolet 25 mètres avec 587 points sur 600, il ajoute le titre du pistolet standard (576 points) et complète sa moisson par une deuxième place au pistolet à percussion centrale. Un triplé de médailles individuelles en une seule édition.
Dans cette épreuve de percussion centrale, c’est Arnaud Henry (ASPL Tir, Rhône) qui s’impose avec 584 points, devant Moczko justement. Au pistolet de vitesse olympique, le titre revient à Romain Zunino (Tir sportif Libourne, Gironde), auteur de 567 points, devant Thibaut Hagen et Laurent Cussigh.
Mathilde Lamolle sacrée au 25 mètres dames
Chez les dames, la finale du pistolet 25 mètres a souri à Mathilde Lamolle. Au terme d’un match à élimination serré, elle devance Céline Goberville et Alisson Gallien, cette dernière n’arrachant le bronze qu’au barrage. Un titre national de plus pour l’une des figures du pistolet féminin tricolore.
Carabine : Kryzs et Muller règnent sur le 3 positions
À la carabine 50 m, l’épreuve reine des trois positions (à genou, couché, debout) a tenu ses promesses. Chez les hommes, Lucas Kryzs (Lorraine) s’impose en finale avec 352,4 points, devant Félix Blateau (348,8) et Timothée Vedel (339,1).
Côté féminin, le duel a tourné à l’avantage d’Océanne Muller (Alsace), sacrée avec 353,6 points au terme d’une finale accrochée face à Cassandre Devaux (351,7). Agathe Girard complète le podium. Deux champions de France sur la discipline la plus exigeante du tir à la carabine.
Le parasport à l’honneur
Le rendez-vous a aussi couronné les tireurs para. Dylan Kerreneur s’est imposé à la carabine 50 m, 60 balles couché en catégorie SH2 avec 612,3 points, tandis que Pierre-Marie Bannier décrochait le titre au pistolet standard en catégorie SH1. La preuve que le championnat national embrasse toutes les pratiques.
Les clubs dans la course
Disputée en parallèle, la finale des clubs au pistolet 25 m (Division 1) est revenue au Gem’Tir Sportif (Bouches-du-Rhône), vainqueur face à la Cible du Salève au terme d’une phase finale à suspense. De quoi refermer une édition dense à Volmerange-les-Mines, avant la reprise des grandes échéances internationales de l’été.
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Kalachnikov sur une trottinette : l’étonnante saisie de la police à Vaulx-en-Velin
En pleine nuit, près d’un supermarché de Vaulx-en-Velin, la BAC découvre un fusil d’assaut de type kalachnikov, chargé et prêt à tirer, accroché à une trottinette électrique cachée dans un utilitaire. Quatre hommes interpellés.
Une arme de guerre montée sur une trottinette électrique. C’est la scène, presque irréelle, que des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont découverte dans la nuit de mardi à mercredi à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue est de Lyon. Un fusil d’assaut de type kalachnikov, chargé et prêt à faire feu, était tout simplement accroché à une trottinette.
Un contrôle qui bascule
Il est environ 23h30, ce mardi 21 juillet, quand une patrouille de la BAC circule à proximité du magasin Grand Frais de Vaulx-en-Velin. Quatre hommes attirent l’attention des fonctionnaires par leur comportement. Les policiers décident de les contrôler.
Près du petit groupe stationne un véhicule utilitaire. En s’en approchant, les policiers font une découverte qui change tout : à l’intérieur se trouve une trottinette électrique, et sur cet engin est fixé un fusil d’assaut de type kalachnikov. L’arme est chargée et prête à être utilisée.
Quatre hommes en garde à vue
Les quatre suspects sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer leurs intentions, encore inconnues à ce stade. Que faisait cette arme automatique, opérationnelle, arrimée à une trottinette au fond d’un fourgon ? C’est tout l’enjeu des investigations.
Le fusil d’assaut de type kalachnikov est l’arme emblématique du crime organisé : robuste, puissante et simple d’emploi. Qu’elle ait été retrouvée chargée et prête à faire feu souligne la dangerosité de la saisie.
Une image qui interroge
Le détail de la trottinette n’a rien d’anodin. Depuis des mois, dans l’agglomération lyonnaise, plusieurs fusillades ont vu leurs auteurs surgir puis disparaître à bord d’engins de ce type. Léger, rapide et facile à abandonner, le deux-roues électrique est devenu un moyen de déplacement prisé lors de ces règlements de comptes. Une arme déjà fixée sur la trottinette, c’est un dispositif mobilisable en quelques secondes.
Le rapprochement n’est pas qu’une vue de l’esprit. En avril déjà, à Villeurbanne, un homme né en 2005 avait été interpellé en pleine nuit avec un fusil d’assaut et une arme de poing, après avoir tenté de fuir en trottinette électrique au terme d’une course-poursuite avec la BAC.
Rien ne permet toutefois, à ce stade, de relier formellement cette saisie à un épisode précis. L’enquête devra établir à qui appartenait l’arme, d’où elle venait et ce que les quatre hommes s’apprêtaient à en faire.
Un contexte tendu
La découverte intervient alors que l’est lyonnais connaît une série d’épisodes violents. Ces derniers mois, des tirs ont visé des façades d’immeubles et des entrées d’habitations à Villeurbanne, Décines-Charpieu ou Vénissieux, sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants. Les autorités ont annoncé à plusieurs reprises un renforcement des effectifs de police dans ces quartiers.
Reste la scène, elle, difficile à oublier : une kalachnikov chargée, accrochée à une trottinette, à deux pas d’un supermarché.
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Champion de tir sans avoir jamais tiré une seule cartouche ?
L’ISSF, la fédération internationale de tir, mise désormais sur la réalité virtuelle et l’e-sport pour séduire les jeunes. Révolution salutaire ou trahison d’un sport de sensations ? Le débat est lancé.
Peut-on devenir champion de tir sans avoir jamais épaulé une vraie arme ? La question aurait fait sourire il y a cinq ans. Elle est aujourd’hui au cœur de la stratégie de l’ISSF, la Fédération internationale de tir sportif, qui vient de faire de la réalité virtuelle et de l’e-sport un axe officiel de son développement.
Ce que l’ISSF a vraiment décidé
Tout est parti de l’Assemblée générale de l’ISSF, réunie à Rome en décembre 2024. Son président, l’Italien Luciano Rossi, y a présenté sa vision : faire de la fédération une « maison » ouverte à toutes les formes de tir, y compris virtuelles. Dans la foulée a été lancé un comité dédié de cinq membres, baptisé « E-Sports, E-Games et innovations technologiques ».
Le projet s’est concrétisé en 2026, lors des réunions du comité exécutif et du Conseil à Lonato, en Italie : le comité est devenu permanent. Sa présidence par intérim a été confiée à Kalikesh Narayan Singh Deo, par ailleurs président de la fédération indienne de tir. L’ambition affichée par Rossi ne manque pas d’audace : figurer parmi les leaders de la discipline et participer un jour à de futurs « Jeux Olympiques virtuels ».
La promesse : une porte d’entrée pour les jeunes
Pour ses promoteurs, le tir virtuel coche toutes les cases d’un sport du XXIe siècle. La technologie reproduit les sensations visuelles d’un vrai pas de tir et les subtilités de chaque discipline, sans nécessiter d’arme, de munitions ni de stand homologué. De quoi séduire un public que le tir classique peine parfois à atteindre.
- Une porte d’entrée vers les clubs : s’essayer en réalité virtuelle avant de pousser la porte d’un vrai stand.
- De nouveaux outils d’entraînement : les simulateurs permettent de répéter le geste, à moindre coût et sans logistique.
- Des compétitions internationales sans munitions ni déplacement, ouvertes depuis n’importe où.
- Une discipline accessible aux plus jeunes et aux athlètes handicapés, sans barrière matérielle.
L’ISSF a d’ailleurs déjà tâté le terrain : son expérience de réalité virtuelle a été présentée au public lors de la Milan Games Week, puis à la « Maison ISSF » pendant les Jeux de Paris 2024.
La crainte : un tir sans poudre, est-ce encore du tir ?
Chez les tireurs de tradition, le projet passe nettement moins bien. Leur inquiétude tient en une phrase : un tir sans recul, sans détonation, sans l’odeur de la poudre, est-il encore du tir ? Toute une culture repose sur la maîtrise d’une arme réelle, la gestion du souffle, la répétition d’un geste physique et les règles de sécurité qui l’entourent. Remplacer la cartouche par un capteur, redoutent-ils, reviendrait à vider la discipline de sa substance.
La critique va plus loin : à trop miser sur l’écran, l’ISSF ne risque-t-elle pas de brouiller la frontière entre un sport exigeant et le simple jeu vidéo de tir ? Le débat est d’autant plus vif que les deux mondes visent désormais le même public, les adolescents manette en main.
« Enrichir, pas remplacer »
Consciente du terrain miné, la fédération avance une ligne prudente : la réalité virtuelle et l’e-sport doivent enrichir le tir sportif, pas le remplacer. « Cette maison doit aussi accueillir les jeunes qui ont une approche nouvelle du monde du tir, a déclaré Luciano Rossi. C’est pourquoi nous investissons aussi dans l’e-sport, un domaine en pleine expansion, avec l’ambition d’en devenir des leaders. »
Reste la question que personne ne tranche vraiment : où s’arrête l’entraînement et où commence un sport parallèle, avec ses propres champions ? Si l’on peut un jour monter sur un podium mondial sans avoir jamais tiré une seule cartouche, le tir sportif aura changé de nature. Révolution nécessaire pour survivre, ou trahison d’un art des sensations ? La fédération, elle, a déjà choisi son camp.
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Il pulvérise un plateau à 184 mètres au fusil
Le tireur américain Steve Gould vient de pulvériser un petit plateau d’argile à 184 m (201 yards) au fusil. Un record du monde que personne n’avait encore approché, entre exploit sportif et prouesse technologique.
Cent quatre-vingt-quatre mètres. C’est la distance à laquelle un petit plateau d’argile de 110 mm vient d’exploser, touché au fusil. Le tireur américain Steve Gould est le premier au monde à briser un plateau au-delà des 200 yards, une barre longtemps jugée hors d’atteinte. Et il ne l’a pas fait à la carabine de précision, mais avec un fusil à grenaille, l’arme du ball-trap.
Un tir venu de très loin
La scène se déroule à Accokeek, dans le Maryland. Steve Gould épaule, fait feu, et le plateau vole en éclats à 184 m (201 yards) de sa position, l’équivalent de près de deux terrains de football. La distance a été certifiée par des géomètres, mesure officielle à l’appui. À l’œil nu, le plateau n’est déjà plus qu’un point.
Pour saisir l’ampleur de la performance, il faut se rappeler qu’au ball-trap, un plateau se brise d’ordinaire à quelques dizaines de mètres. Gould a tiré quatre à cinq fois plus loin.
Pourquoi c’est presque impossible au fusil
Un fusil ne tire pas une balle unique mais une gerbe de petits plombs. Passé quelques dizaines de mètres, deux phénomènes condamnent normalement le tir : la gerbe s’étale en un nuage de plus en plus lâche, et les plombs perdent leur vitesse comme leur énergie. À près de 200 m, il ne devrait rester qu’une pluie de billes trop lente et trop dispersée pour casser quoi que ce soit.
C’est là que la technique entre en jeu.
Un canon et une cartouche hors normes
L’arme est un Benelli Ethos SuperSport A.I., un semi-automatique bâti autour du système de canon et de choke « Advanced Impact » de la marque. Son rôle : resserrer la gerbe et préserver la vitesse des plombs bien plus loin qu’un canon ordinaire.
La cartouche fait le reste. Gould a utilisé une Federal Heavyweight TSS, chargée d’une grenaille en tungstène. Ce métal est bien plus dense que le plomb : à taille égale, chaque bille est plus lourde, conserve mieux sa vitesse et frappe plus fort à distance. Canon et munition attaquent donc le même problème des deux côtés.
Trois records dans la même journée
Le tir à 184 m n’est pas venu seul. Au cours de la même session, Gould a aligné trois performances, chacune avec une catégorie de cartouche différente :
- 119 m (130 yards) avec des munitions de ball-trap standard, une distance déjà réputée inatteignable pour ce type de cartouche ;
- 146 m (160 yards) avec une munition de chasse au plomb ;
- 184 m (201 yards) avec la grenaille au tungstène, pour le record absolu.
Un homme qui bat ses propres records
Steve Gould n’est pas un inconnu. Avec son frère Aaron, il forme le duo d’exhibition des « Gould Brothers » et détient ce record de distance depuis des années. En 2021, il avait lui-même porté la barre à 165 m (180 yards), une marque que beaucoup pensaient indépassable.
« C’est bien plus qu’un nouveau record, a-t-il réagi. On croyait que 180 yards était la limite de ce qu’un fusil pouvait accomplir. Casser un plateau à 201 yards certifiés, c’est tout simplement incroyable. »
Jusqu’où ira-t-on ?
Chez Benelli, on résume l’affaire d’une formule : « Les records sont faits pour être battus, mais certains jalons redéfinissent ce que l’on croyait possible. » Le mur des 200 yards vient de tomber. Reste une question ouverte : où se situe désormais la vraie limite du fusil ?
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