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1er salon Tir Expo à Châteauroux

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C’est au sein du CNTS de Châteauroux, sur les lieux même des derniers JO Paris 2024, que Larivière Organisation va lancer la première édition du salon Tir Expo.

Il s’agit du premier salon grand public destiné à toutes les pratiques du tir sportif et de loisir. Ce nouveau rendez-vous se tiendra les 4 et 5 octobre 2025 au prestigieux Centre National de Tir Sportif (CNTS) à Déols – Châteauroux, l’un des plus grands complexes de tir sportif d’Europe. Ce salon indoor rassemblera les acteurs clés du secteur, des passionnés aux professionnels, pour un week-end exceptionnel dédié à la découverte, à l’équipement et aux essais.

Tir Expo propose des animations variées pour permettre à tous, du débutant au tireur confirmé, de s’initier et de tester différentes disciplines du tir sportif :
– Initiations au tir à 10 m, 25 m et 50 m avec des armes de catégories B, C et D, en partenariat avec la FFTir.
– Essais d’armes de catégorie B dans des alvéoles partenaires.
– Initiations et essais au fusil ball trap sur le pas de tir olympique de Paris 2024.
– Tests de carabines longues distances (200 m/600 m) sur des pas de tir spécialisés.
– Essais d’armes à air comprimé pour découvrir des technologies de pointe.

Le salon s’adresse à un public varié, de passionnés et de pratiquants dont les 275 000 licenciés à la Fédération Française de Tir, les 31 000 détenteurs d’une licence à la Fédération Française de Ball-Trap et les 950 000 permis de chasse validés.

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Virginie : l’interdiction des AR-15 tourne au chaos

Record historique de ventes en juin, injonctions partielles, armuriers dans le brouillard : en Virginie, l’interdiction des armes semi-automatiques entrée en vigueur le 1er juillet a créé une situation inédite.

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La rédac

Depuis le 1er juillet, les AR-15 ont disparu des rayons des armureries de Virginie. Pas à cause d’une pénurie : à cause d’une loi d’interdiction que plus personne, ni les juges, ni les procureurs, ni les vendeurs, ne sait vraiment si elle s’applique. Récit d’un mois de juin extraordinaire, entre ruée historique sur les armes semi-automatiques et bataille judiciaire à fronts multiples.

Ce que dit la loi

Signée le 14 mai 2026 par la gouverneure démocrate Abigail Spanberger, la loi HB 217 / SB 749 interdit à compter du 1er juillet la vente, la fabrication, l’importation et le transfert des « assault firearms ». La définition repose sur un test de caractéristiques : est concernée toute carabine semi-automatique à percussion centrale acceptant un chargeur amovible et présentant une seule caractéristique listée (poignée pistolet, crosse télescopique ou pliante, second grip, canon fileté pouvant recevoir un frein de bouche ou un modérateur). Pour les pistolets, il en faut deux. Les chargeurs de plus de 15 coups sont également proscrits à la vente.

Concrètement, un AR-15 en configuration standard devient invendable. Restent hors du champ : les armes à répétition manuelle (verrou, pompe, levier), les semi-autos à percussion annulaire comme le Ruger 10/22, et tout ce qui était détenu avant le 1er juillet, conservé sans enregistrement ni restitution. L’infraction est un « Class 1 misdemeanor » : jusqu’à 12 mois de prison, 2 500 dollars d’amende et trois ans d’interdiction de détention.

Juin, le mois de tous les records

L’annonce a produit l’effet désormais classique outre-Atlantique : une ruée. Selon les données du système fédéral de contrôle des acheteurs (NICS) publiées le 1er juillet par le FBI, la Virginie a enregistré en juin 43 553 contrôles pour des ventes d’armes d’épaule. C’est un record absolu pour l’État, plus de 3,5 fois le volume de juin 2025, et de très loin le premier rang national du mois : une fois et demie le volume du Texas, deux fois et demie celui de la Californie ou de la Floride, des États pourtant bien plus peuplés.

Précision d’usage : un contrôle NICS ne correspond pas exactement à une vente (un même contrôle peut couvrir plusieurs armes), mais c’est l’indicateur de référence du marché américain. Et le message des associations de tireurs était limpide : la Virginia Citizens Defense League conseillait à ses membres d’acheter avant le 1er juillet, « trop d’incertitudes en l’air pour risquer une infraction ».

Le brouillard judiciaire

Car c’est là que l’affaire devient singulière : la loi a été attaquée en justice dans les heures qui ont suivi sa signature, sur au moins cinq fronts. La NRA, la Second Amendment Foundation et la Firearms Policy Coalition en cour fédérale, la VCDL et Gun Owners of America devant les juridictions de l’État, des armuriers dans une procédure séparée. Le ministère fédéral de la Justice a lui-même engagé une action contre la loi de Virginie.

Premiers résultats : le 25 juin, un juge du comté de Lancaster a accordé une injonction préliminaire dans l’affaire Crump v. Katz, gelant en principe l’application du texte pendant l’examen au fond. Une seconde injonction, obtenue par la NRA, vise la police d’État et plusieurs procureurs. Victoire ? Pas si simple. Le bureau de l’Attorney General Jay Jones a aussitôt précisé que ces injonctions ne lient que les autorités nommément visées : partout ailleurs, « les nouvelles lois restent en vigueur ». L’ancien Attorney General républicain Ken Cuccinelli, avocat de plaignants, le reconnaît lui-même : l’interdiction demeure applicable dans plus de 125 localités.

Résultat : dans le doute, aucun professionnel ne prend le risque. Les armureries interrogées par le média spécialisé The Reload ont toutes retiré les armes concernées de la vente. « C’est une situation embrouillée », résume Larry Keane, juriste en chef de la NSSF, l’organisation professionnelle de la filière, qui déconseille à ses membres de vendre tant que la loi n’est pas clairement suspendue à l’échelle de l’État.

Et maintenant ?

Le feuilleton virginien s’inscrit dans une partie plus large : la Cour suprême des États-Unis a accepté d’examiner la constitutionnalité des interdictions similaires du Connecticut et de l’Illinois. Sa décision, attendue dans les prochains mois, pourrait sceller le sort de toutes les lois de ce type, celle de Virginie comprise.

Vu de France, où l’AR-15 relève depuis longtemps de la catégorie B, soumise à autorisation préfectorale, quotas et conditions de détention strictes, l’épisode illustre deux constantes américaines : le fédéralisme des armes, où traverser une frontière d’État change radicalement le droit applicable, et ce paradoxe économique bien documenté qui veut que chaque menace d’interdiction déclenche une explosion des ventes. En juin 2026, la Virginie en a fourni la démonstration la plus spectaculaire jamais enregistrée.

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Cibles est (très) bientôt de retour en kiosque

Dix mois après son dernier numéro, Cibles renaît. Nouvelle formule, poster de Julie Ludmann, cibles de zérotage à détacher et prix en baisse à 5,99 euros : le numéro 665 arrive en kiosque vendredi 17 juillet.

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La rédac

Vous l’attendiez, il revient. A partir de ce vendredi 17 juillet, le numéro 665 de Cibles arrive en kiosque. Un numéro pas comme les autres : c’est le premier depuis l’arrêt brutal du magazine à l’automne dernier, et il inaugure une nouvelle formule, un nouveau prix et de nouveaux contenus. Dix mois après le clap de fin, le doyen de la presse du tir reprend sa numérotation là où il l’avait laissée.

Dix mois de silence

Souvenez-vous : fin septembre 2025, la disparition de son éditeur historique laissait Cibles orphelin, au numéro 664. Pour le magazine fondé en 1967, qui a accompagné près de soixante ans de tir sportif français, d’essais d’armes et de passion mécanique, la page semblait tournée.

Elle ne l’était pas. Le titre renaît, et ce numéro 665 n’est pas un simple retour : c’est une refondation. La numérotation continue, l’exigence aussi ; tout le reste a été repensé.

Une nouvelle formule, des sujets renouvelés

La maquette a été entièrement revue, et le sommaire avec elle. Le renouveau passe par les sujets traités : plus proches du terrain et des attentes des tireurs d’aujourd’hui, du stand à la compétition, du matériel à la pratique. La promesse reste celle qui a fait la réputation du magazine, des essais menés sérieusement et des pages écrites par des passionnés qui tirent vraiment, mais avec un regard neuf.

Un poster et des cibles dans le numéro

Ce numéro de renaissance soigne aussi les bonus. Vous y trouverez un poster de la tireuse Julie Ludmann, Tavor d’IWI en mains, à afficher où bon vous semble.

Et parce qu’un magazine de tir doit servir au stand, le numéro 665 embarque des cibles de zérotage à détacher : de quoi régler votre optique lors de votre prochaine séance, le magazine sous le bras.

5,99 euros : le prix de l’accessibilité

C’est l’autre grande nouvelle : Cibles passe à 5,99 euros, contre 8,50 euros auparavant. Une baisse de près de 30 %, à contre-courant de la presse spécialisée, assumée comme un choix : rendre le magazine accessible au plus grand nombre de tireurs, du débutant qui vient de pousser la porte d’un club au compétiteur chevronné.

Rendez-vous en kiosque

Le numéro 665 de Cibles est disponible chez votre marchand de journaux à partir du vendredi 17 juillet. Et si votre kiosque ne l’a pas, abonnez-vous : après dix mois d’absence, ce serait dommage de le manquer.

L’aventure continue aussi ici, sur cibles-mag.com, avec l’actualité du tir, du matériel et de la réglementation entre deux parutions.

Bonne lecture, et bon retour parmi nous.

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Cible mobile : trois Français au Mondial de Tallinn

Bannie des Jeux depuis 2004, la cible mobile réunit 85 tireurs de 17 nations à Tallinn du 20 au 26 juillet. Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin, 16 ans, portent les couleurs françaises.

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La rédac

Du 20 au 26 juillet 2026, Tallinn accueille le championnat du monde de cible mobile, à 10 et 50 mètres. Une discipline que les Jeux olympiques ont rayée de leur programme il y a plus de vingt ans, et qui continue pourtant de réunir ses fidèles : selon la liste des engagés publiée par l’ISSF le 21 juin, 85 tireurs de 17 nations sont attendus dans la capitale estonienne, pour un total de 326 départs.

La France sera de la partie avec trois sélectionnés : Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin. La fédération avait fait de ce Mondial, avec le championnat d’Europe 10 mètres d’Erevan disputé fin février, l’objectif majeur de la saison de la discipline.

Une cible qui ne vous attend pas

Le principe tient en une phrase : toucher une cible qui traverse une ouverture, sans jamais s’arrêter. À 10 mètres, le tireur est armé d’une carabine à air comprimé et la cible file devant une fenêtre de 2 mètres, visible 5 secondes en vitesse lente, 2,5 secondes en vitesse rapide. Le programme des hommes compte 30 passages lents puis 30 rapides, celui des femmes 20 et 20.

À 50 mètres, place à la carabine de calibre .22 et à la silhouette du fameux « sanglier courant », qui traverse une ouverture de 10 mètres aux mêmes cadences. S’y ajoutent les épreuves dites « vitesses mixtes », où l’ordre des passages lents et rapides est tiré au sort : le tireur ignore ce qui va sortir, et l’anticipation devient un pari.

Trente-deux ans de Jeux, puis plus rien

Le sanglier courant a été imaginé dans les années 1960 pour succéder au cerf courant à 100 mètres, héritage des premiers Jeux. Il entre au programme olympique en 1972. En 1992, la version à 10 mètres à air comprimé le remplace aux Jeux, avant que le couperet ne tombe : après Athènes 2004, la cible mobile disparaît complètement du programme olympique.

La discipline ne s’est pas éteinte pour autant. Depuis 2008, un championnat du monde dédié fait vivre la spécialité entre les Mondiaux toutes disciplines. La France y a son histoire : Jean-Luc Tricoire fut vice-champion du monde du 50 mètres en 1986 à Suhl.

Kazakhs en nombre, revenants et absents

La liste des engagés de Tallinn dessine une géographie singulière. Le Kazakhstan aligne le plus gros contingent (13 tireurs), devant l’Arménie (12), l’Ukraine et la Finlande (9 chacune). La Corée du Nord déplace 8 tireurs, le Qatar fait ses gammes avec 2 engagés.

Côté favoris, le dernier Mondial disputé en 2022 sert de repère. Le Suédois Emil Martinsson, 46 ans, argent du 50 mètres (590 points) et or des vitesses mixtes cette année-là, est engagé. Le Hongrois Jozsef Sike, bronze en 2022, remet ça à 58 ans. Grand absent de la liste provisoire : l’Ukrainien Ihor Kizyma, vainqueur du 50 mètres en 2022 avec 591 points.

Trois Bleus, une revanche et une promesse

Romain Bidaut, 34 ans, licencié au T.S. Perreux, est le fer de lance de l’équipe : il est engagé sur cinq épreuves, du 10 mètres individuel à l’équipe mixte. Pour lui, Tallinn a un goût de revanche. Au Mondial 2022, disputé à domicile, il pointait au 8e rang provisoire du 50 mètres après une superbe vitesse lente (98, 97, 98, soit 293 points), avant que trois incidents techniques ne ruinent sa vitesse rapide. Malgré la réclamation déposée par son entraîneur, il avait dû se contenter de 557 points, loin de son niveau.

Florence Louis, 30 ans, est elle aussi alignée sur cinq épreuves, à 10 comme à 50 mètres. Lucie Gardin, née fin 2009, disputera à 16 ans les épreuves juniors du 10 mètres, en individuel et en vitesses mixtes.

La sélection n’avait rien d’une formalité : la FFTir a calé ses seuils sur le niveau d’une entrée en finale mondiale, soit 571 points sur 600 à 10 mètres et 588 au 50 mètres chez les hommes. Les billets pour l’Estonie se sont joués au match international de Waldorf mi-mai, puis aux évaluations nationales de Châteauroux fin mai.

La France, terre d’accueil de la discipline

Si la cible mobile reste confidentielle dans les stands français, la France compte parmi les nations qui la maintiennent en vie. Le CNTS de Châteauroux a accueilli le championnat du monde 2022, deux fois repoussé par la crise sanitaire, avec 64 tireurs de 15 nations, puis le championnat d’Europe du 50 mètres en 2025.

La comparaison donne d’ailleurs une raison d’optimisme : avec 85 engagés sur la liste provisoire de Tallinn, la participation dépasse déjà celle de 2022. Pour une discipline régulièrement annoncée moribonde, c’est un signe qui ne trompe pas.

Les compétitions se dérouleront du 20 au 26 juillet ; résultats à suivre sur le site de l’ISSF (issf-sports.org). On saura alors si la revanche de Romain Bidaut a eu lieu, et si la génération Gardin confirme que le sanglier courant a encore de beaux passages devant lui.

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