Accessoires
États-Unis : un juge invalide l’enregistrement des silencieux
Le 5 août, un juge fédéral texan a invalidé l’enregistrement des silencieux et des armes à canon court prévu par la loi de 1934. Le gouvernement n’a pas fait appel : les premiers transferts sans formalité ont eu lieu dans la nuit du 12 au 13 août.
C’est une petite révolution juridique qui s’est jouée dans la nuit du 12 au 13 août aux États-Unis. Pour la première fois depuis 1934, des silencieux ont pu être remis à leurs acquéreurs sans enregistrement fédéral préalable, sans formulaire d’approbation et sans attente. En face, le gouvernement américain a choisi de ne pas faire appel.
À l’origine de ce basculement, une décision rendue le 5 août par un juge fédéral du Texas, qui a déclaré inconstitutionnelles les procédures d’enregistrement de la célèbre loi nationale sur les armes à feu, le National Firearms Act, pour les silencieux et les armes à canon court.
Une loi née en 1934
Le National Firearms Act, ou NFA, est la plus ancienne grande loi fédérale américaine sur les armes. Votée en 1934 en pleine époque du gangstérisme, elle ne visait pas à interdire, mais à décourager : chaque fabrication ou transfert d’une arme automatique, d’une carabine à canon court (moins de 40,6 cm) ou d’un silencieux était soumis à une taxe de 200 dollars, une somme considérable à l’époque, assortie d’un enregistrement dans un fichier fédéral et d’une procédure d’approbation par l’administration.
Près d’un siècle plus tard, le dispositif était toujours en place, géré par l’ATF, le bureau fédéral chargé des armes. Les délais de traitement des dossiers se comptaient encore récemment en mois, et le silencieux, simple modérateur de son atténuant la détonation sans jamais la supprimer, restait l’un des accessoires les plus encadrés du pays.
La taxe à zéro dollar qui a tout déclenché
Le grain de sable est venu du Congrès lui-même. À l’été 2025, la grande loi budgétaire portée par l’administration Trump a ramené à zéro dollar, à compter du 1er janvier 2026, la taxe de fabrication et de transfert sur les silencieux, les carabines et les fusils à canon court. Seules les armes automatiques et les engins destructeurs conservent la taxe de 200 dollars.
Or tout l’édifice constitutionnel du NFA repose précisément sur le pouvoir fiscal du Congrès. Dès 1937, la Cour suprême avait validé la loi en la qualifiant de mesure de perception d’une taxe, l’enregistrement n’étant admis que comme un outil au service de cette collecte. Les associations de défense des tireurs américains ont immédiatement vu la faille : sans taxe à percevoir, que reste-t-il pour justifier le fichier et les autorisations ?
Ce que dit le jugement
C’est exactement le raisonnement qu’a suivi le juge fédéral James Wesley Hendrix, du tribunal du district nord du Texas, dans deux affaires jointes, Silencer Shop Foundation contre ATF et Jensen contre ATF. Dans son jugement du 5 août, il conclut que les exigences d’enregistrement et d’approbation du NFA, appliquées à des armes désormais non taxées, excèdent les pouvoirs constitutionnels du Congrès.
Le tribunal interdit donc de façon permanente à l’ATF et au ministère de la Justice d’appliquer ces procédures aux plaignants. Point notable, la question du deuxième amendement, le droit constitutionnel de détenir des armes, n’a même pas été tranchée : les plaignants avaient abandonné cet argument, la démonstration fiscale suffisait.
Le juge avait toutefois suspendu l’effet de sa décision pendant sept jours, jusqu’au 12 août, pour laisser au gouvernement le temps de saisir la cour d’appel.
Qui est réellement concerné ?
Attention à ne pas surinterpréter la portée du texte : il ne s’agit pas d’une abrogation nationale. Conformément à la jurisprudence récente de la Cour suprême, qui limite les injonctions dites universelles, la décision ne protège que les parties au procès, leurs membres et leurs clients, actuels et futurs.
La liste est cependant très large. Elle couvre les adhérents de plusieurs grandes associations, dont Gun Owners of America, la Texas State Rifle Association affiliée à la NRA, la coalition FPC Action Foundation ou encore le Citizens Committee for the Right to Keep and Bear Arms, ainsi que les clients d’entreprises parties à l’affaire comme Silencer Shop, B&T USA, Palmetto State Armory et SilencerCo. Des millions d’Américains, en pratique, et il suffit d’adhérer à l’une de ces organisations pour entrer dans le périmètre.
Pour tous les autres, rien ne change à ce stade : l’achat d’un silencieux passe toujours par le formulaire fédéral et l’approbation de l’ATF. Les armes automatiques, elles, restent intégralement soumises au régime de 1934.
Le gouvernement a laissé passer le délai
Restait la question de l’appel. Selon la presse spécialisée américaine, le ministère de la Justice était divisé, tandis que 47 parlementaires républicains demandaient officiellement d’appliquer la décision à tout le pays et d’engager la réécriture des règlements concernés.
Le délai a expiré le 12 août sans qu’aucune demande de prolongation du sursis ne soit annoncée. Gun Owners of America avait prévenu qu’elle procéderait à des transferts de silencieux sans enregistrement dès 00h01, heure du Texas, le 13 août. Silencer Shop annonçait de son côté la remise symbolique de silencieux à deux personnalités texanes dans les mêmes conditions, une image impensable il y a encore un mois.
Et en France ?
Vu de France, le paradoxe est savoureux. Le modérateur de son y est en effet un simple accessoire, acheté en armurerie dans les mêmes conditions que l’arme qu’il équipe, sans fichier ni procédure spécifique. Sur ce point précis, le tireur sportif français était donc, depuis des années, mieux loti que son homologue américain.
Aux États-Unis, la bataille n’est probablement pas terminée. Une future administration pourrait relancer le contentieux, et d’autres procédures visant le NFA sont en cours. Mais le symbole est immense : la plus ancienne loi fédérale américaine sur les armes vient d’être fissurée par sa propre taxe, tombée à zéro dollar.
Accessoires
Nouveau bipied MOE Magpul
Léger et efficace, le nouveau bipied Magpul distribué par Terrang MP Sec arrive à point nommé pour se fixer sur toutes vos armes longues pourvues du pivot Uncle Mike’s.
Apparu très récemment au catalogue du constructeur Américain, ce bipied MOE est le plus léger et le plus robuste de la gamme Magpul avec un poids total de 227 g. Ce poids réduit n’a aucune coïncidence en termes de solidité et de fiabilité ; les jambes en polymère breveté et moulées par injection ne se déforment pas et ne se cassent pas sous la pression, offrant ainsi une plate-forme stable tir après tir.


Conçu pour être monté sur le populaire pivot Uncle Mike’s, le MOE se fixe et se détache rapidement et facilement grâce à son système de fixation rapide. Les deux crocs en acier inoxydable à positionnement automatique garantissent un alignement parfait lors du montage qu’il suffit d’assurer avec l’imposante molette ergonomique qui permet une bonne prise en main pour un serrage facile. La partie surmoulée, qui ne marque pas, s’adapte solidement à la plupart des garde-mains, assurant une répartition idéale de la charge sans laisser de marque sur le fût du fusil. Un goujon à profil bas à l’arrière du bipied permet de fixer une bretelle .

Avec sa faible hauteur de 4,40 cm lorsqu’il est replié, le MOE reste discret et profilé. Les jambes se rangent vers l’avant et se déploient sans bouton, ni levier, en s’enclenchant et en se verrouillant en position. Elles s’étendent de 17,8 à 25,4 cm et elles glissent et se verrouillent en toute sécurité en appuyant sur un bouton à 7 crans de verrouillage espacés de 1,27 cm. De plus, ses pieds avec un embout en caoutchouc souple tiennent bien sur une variété de surfaces. Notez qu’ils s’enlèvent facilement pour être remplacés par des pieds Atlas (à l’exception du modèle Atlas 5-H).
Accessoires
Area-419, tout pour le tireur
L’entreprise de l’Ohio est spécialisée dans la fabrication de matériel pour les tireurs de PRS et les rechargeurs. La marque est aujourd’hui distribuée en France par Brownells.
On le sait, le tir de précision à longue distance et à fortiori le Precision Rifle demandent de posséder des accessoires au top pour pratiquer sereinement en étant sûr de son matériel. Area-419 propose justement des produits dans ce sens comme ses sacs barricade avec attache rapide qui permet de les larguer rapidement pour alléger la carabine ou de les remettre très rapidement en place pour un tir sur barricade. Le système Arcalock mis au point par Area-419 repose sur l’utilisation du rail Arca que les tireurs préfèrent au rail Picatinny jugé trop étroit et peu adapté à une manipulation brusque qu’impose le tir en déplacement.

La société Area-419 a également développé le système Hellfire de frein de bouche à calage automatique qui se monte sur tous les filetages classiques. Sa bague de serrage permet de l’orienter très facilement quelle que soit la longueur du filet pour que le frein soit parfaitement horizontal.

La marque propose des outils de rechargement compatibles avec les presses courantes ou pour la presse Zero System développée par Area depuis plusieurs années. Elle conçoit et fabrique aussi des plateaux de rechargement ainsi qu’un kit entonnoir pour la poudre dont les embouts interchangeables permettent de s’adapter à tous les diamètres de collets.


Autre gamme phare, le 419 Scope Mount System qui compte de nombreux accessoires pour le montage de lunettes et autres appareils de visée.
Accessoires
Flash Bang Pro
Distribué dans le réseau des armuriers de LMA Distribution, cet accessoire est indispensable à tous les tireurs souhaitant être certains d’avoir touché le gong jusqu’à plus de 1 500 m.
En effet rien de mieux qu’un puissant signal lumineux clignotant pour indiquer que le gong a été touché. Souvent avec les forts grossissements de lunette et des appuis légers, le tireur perd sa visée sous l’action du recul et n’a donc pas la possibilité de voir le gong bouger dans sa lunette. Si en plus, il n’a pas de spoter, c’est encore plus difficile. Heureusement, il y a le Flash Bang Pro et ses 10 puissantes diodes qui vont clignoter sur une durée à choisir. Ainsi, pour les courtes distances à partir de 50 m pour le 22LR et 100 m pour les gros calibres, vous pouvez choisir la position S qui va clignoter pendant 1 seconde. Une fonction qui s’avère également très bien adaptée pour la compétition. En revanche, si vous tirez plus loin, il vous faut le temps de voir la cible et pour cela il faudra choisir le mode long qui clignote durant 6 secondes, vous laissant largement le temps de retrouver votre cible à l’œil nu.


Le Flash Bang Pro se fixe au moyen d’un puissant patch type Velcro fournit avec l’appareil (2 attaches pour passer d’un gong à un autre). Il est fortement conseillé d’acheter du ruban supplémentaire pour équiper tous vos gongs et ainsi vous permettre de placer le Flash Bang Pro sur celui de votre choix.


Attention, le système est sensible, il ne faut pas utiliser le Flash Bang Pro sur des cibles en acier sur une distance inférieure à 9 m avec une arme de poing ou même un 22LR. De même il faut à minima une distance de 90 m avec une percussion centrale de carabine.
L’appareil n’étant pas protégé autrement que par le gong sur lequel il est fixé, il craint les fragments de balle si vous le positionnez sur le support de gong par exemple. Avec ses 3 piles AA fournies, son autonomie atteint les 30 000 impacts avec une visibilité de jour allant jusqu’à 1 600 m grâce aux 10 leds vertes clignotantes.
Que ce soit pour un entrainement seul ou pour une compétition, plus de doute ni réclamation, si ça clignote c’est que c’est touché !
-
Réglementationil y a 4 moisCatégorie B : les 5 étapes pour obtenir une autorisation
-
Réglementationil y a 4 moisComprendre les catégories d’armes A, B, C, D en France
-
Réglementationil y a 2 ansNouveau décret : Armes à blanc, armes d’alarme et armes de signalisation
-
Carabinesil y a 2 ansHammerli Force B1
-
Conseilsil y a 2 moisTir par forte chaleur : ce qui change vraiment
-
Actualitéil y a 1 moisLa FFTir en route vers les 300 000 licenciés
-
Actualitéil y a 2 semainesLe fusil le plus cher du monde vendu 5,9 millions de dollars
-
Actualitéil y a 3 semainesButler : le policier qui a riposté à l’assaillant de Trump

