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Razzia de médailles pour l’équipe CZ

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Et un 10e titre de champion du monde de TSV pour Éric Grauffel plus 9 autres médailles remportés en Afrique du Sud le 28 septembre par l’équipe CZ.

Ce championnat qui fêtait le 20e anniversaire de l’épreuve s’est déroulé à Matlosana du 11 au 28 septembre. CZ était l’un des sponsors de ce championnat et son équipe a remporté un total de dix médailles – quatre d’or, quatre d’argent et deux de bronze.

Plus de 1 800 tireurs de 50 pays se sont rassemblés sur la ligne de départ et ont franchi 30 étapes de tir difficiles. La performance du tireur français Éric Grauffel, membre légendaire de l’équipe de tir CZ, a attiré le plus d’attention lors de cette épreuve internationale. Il a franchi une étape historique en devenant champion du monde pour la dixième fois consécutive après avoir remporté son premier titre en tant que junior et, par la suite, réussi à remporter tous les championnats du monde. À Matlosana, il a triomphé dans la division Production Optique, entrant ainsi définitivement dans les livres d’histoire du tir sportif, tandis que son fils Robin Grauffel a remporté son premier titre de champion du monde dans la catégorie Junior de la même division. Tous les deux tirent avec un pistolet CZ Shadow Orange Or. Les autres tireurs de l’équipe CZ tiraient avec des Shadow 2 Orange dont l’italienne Camilla Almici qui remporte la victoire en division Production. Dans la division Production, l’Argentin German Romitelli a remporté l’argent et son compatriote Juan Pablo Duran le bronze. Dans la catégorie senior de cette division, le Serbe Ljubisa Momcilovic a ajouté l’argent à la longue liste de médailles de l’équipe CZ.
Tous ces compétiteurs ont tiré avec des pistolets CZ Shadow 2 Orange dans le championnat.

Dans la division Standard, le Philippin Kahlil Adrian Viray a réalisé une excellente performance en terminant deuxième juste derrière le vainqueur. Le tireur tchèque Josef Rakusan a remporté l’or dans la catégorie senior, et son coéquipier Petr Znamenacek a remporté l’argent. Les tireurs de cette division ont concouru avec des pistolets CZ TS 2 Orange.
Dans la division Open, la tireuse tchèque Martina Sera a terminé troisième dans la catégorie féminine. Un pistolet CZ 75 TS Czechmate l’a aidée à obtenir ce résultat.

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Kim Rhode, 27e titre en Coupe du monde à 47 ans

À 47 ans, l’Américaine Kim Rhode a remporté le 23 juillet à Hangzhou son 27e titre en Coupe du monde de skeet. Retour sur une longévité hors normes : 41 médailles mondiales et six Jeux olympiques d’affilée avec, à chaque fois, une médaille.

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Yoan Duvel
Kim Rhode, tireuse americaine multiple medaillee olympique

Il y a des carrières qui défient le temps. Le 23 juillet 2026, sur le pas de tir de la Coupe du monde ISSF de Hangzhou, en Chine, l’Américaine Kimberly Rhode a décroché, à 47 ans, son 27e titre en Coupe du monde au skeet dames. Une victoire de plus pour celle qui reste, et de loin, la tireuse la plus titrée de l’histoire de sa discipline.

Un doublé américain à Hangzhou

La finale a tourné au duel entre coéquipières. Kimberly Rhode s’est imposée avec 34 plateaux cassés, devançant sa compatriote Samantha Simonton (32). La Chinoise Che Yufei, 27 ans, complète le podium avec 28 plateaux, sous les yeux de son public. Un doublé américain au sommet, orchestré par une tireuse qui écrasait déjà la concurrence bien avant la naissance de la plupart de ses adversaires du jour.

27 titres, 41 médailles : le vertige des chiffres

Ce succès porte à 27 le nombre de titres de Rhode en Coupe du monde, et à 41 son total de médailles dans la compétition. Des chiffres sans équivalent au tir au plateau féminin. Depuis le milieu des années 1990, l’Américaine truste les podiums internationaux avec une régularité qui force le respect, changeant même de discipline en cours de route sans rien perdre de sa domination.

Six Jeux, six médailles : une longévité unique

Car la légende Rhode s’écrit d’abord sous l’anneau olympique. Elle est la première femme de l’histoire à être montée sur un podium lors de six Jeux consécutifs, d’Atlanta 1996 à Rio 2016. Or au double trap à Atlanta (à seulement 17 ans), bronze à Sydney 2000, à nouveau or à Athènes 2004, puis, après le retrait du double trap féminin du programme olympique, argent au skeet à Pékin 2008, or à Londres 2012 et bronze à Rio 2016. Six éditions, six médailles, dont trois en or. Elle est aussi la première athlète à avoir gagné une médaille olympique sur cinq continents différents.

Cap sur Los Angeles 2028

À 47 ans, quand la plupart de ses anciennes rivales ont depuis longtemps rangé le fusil, Kimberly Rhode continue d’aligner les cartons. Et elle ne compte pas s’arrêter là : la Fédération internationale la projette déjà vers les Jeux de Los Angeles 2028, sur ses terres californiennes, où elle disputerait un septième Jeux olympique. De quoi repousser encore les limites d’une carrière déjà entrée dans la légende du tir sportif.

À Hangzhou, la compétition se poursuit toute la semaine, avec l’entrée en lice attendue des pistoliers et carabiniers, dont les Français. Mais le 23 juillet appartenait à une seule tireuse : Kim Rhode, reine intemporelle du skeet.

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Championnat de France 25/50 m : les sacres de Volmerange-les-Mines

Du 15 au 22 juillet, l’Eurostand de Lorraine a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Pistolet, carabine, parasport et clubs : Théo Moczko, Mathilde Lamolle, Lucas Kryzs et Océanne Muller figurent parmi les nouveaux champions.

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La rédac
Tireur en position a la carabine 50 metres en competition

Rideau sur une semaine de compétition. Du 15 au 22 juillet 2026, l’Eurostand de Lorraine, à Volmerange-les-Mines (Moselle), a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Sept jours durant, l’un des grands rendez-vous du calendrier national a réuni les meilleurs tireurs français au pistolet, sur 25 m, et à la carabine, sur 50 m, toutes ligues confondues. Tour d’horizon des nouveaux sacres.

Pistolet : le carton plein de Théo Moczko

La semaine restera celle de Théo Moczko. Le tireur de la FTA Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) a survolé les épreuves de pistolet 25 m chez les seniors 1. Champion de France du pistolet 25 mètres avec 587 points sur 600, il ajoute le titre du pistolet standard (576 points) et complète sa moisson par une deuxième place au pistolet à percussion centrale. Un triplé de médailles individuelles en une seule édition.

Dans cette épreuve de percussion centrale, c’est Arnaud Henry (ASPL Tir, Rhône) qui s’impose avec 584 points, devant Moczko justement. Au pistolet de vitesse olympique, le titre revient à Romain Zunino (Tir sportif Libourne, Gironde), auteur de 567 points, devant Thibaut Hagen et Laurent Cussigh.

Mathilde Lamolle sacrée au 25 mètres dames

Chez les dames, la finale du pistolet 25 mètres a souri à Mathilde Lamolle. Au terme d’un match à élimination serré, elle devance Céline Goberville et Alisson Gallien, cette dernière n’arrachant le bronze qu’au barrage. Un titre national de plus pour l’une des figures du pistolet féminin tricolore.

Carabine : Kryzs et Muller règnent sur le 3 positions

À la carabine 50 m, l’épreuve reine des trois positions (à genou, couché, debout) a tenu ses promesses. Chez les hommes, Lucas Kryzs (Lorraine) s’impose en finale avec 352,4 points, devant Félix Blateau (348,8) et Timothée Vedel (339,1).

Côté féminin, le duel a tourné à l’avantage d’Océanne Muller (Alsace), sacrée avec 353,6 points au terme d’une finale accrochée face à Cassandre Devaux (351,7). Agathe Girard complète le podium. Deux champions de France sur la discipline la plus exigeante du tir à la carabine.

Le parasport à l’honneur

Le rendez-vous a aussi couronné les tireurs para. Dylan Kerreneur s’est imposé à la carabine 50 m, 60 balles couché en catégorie SH2 avec 612,3 points, tandis que Pierre-Marie Bannier décrochait le titre au pistolet standard en catégorie SH1. La preuve que le championnat national embrasse toutes les pratiques.

Les clubs dans la course

Disputée en parallèle, la finale des clubs au pistolet 25 m (Division 1) est revenue au Gem’Tir Sportif (Bouches-du-Rhône), vainqueur face à la Cible du Salève au terme d’une phase finale à suspense. De quoi refermer une édition dense à Volmerange-les-Mines, avant la reprise des grandes échéances internationales de l’été.

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Cible mobile : trois Français au Mondial de Tallinn

Bannie des Jeux depuis 2004, la cible mobile réunit 85 tireurs de 17 nations à Tallinn du 20 au 26 juillet. Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin, 16 ans, portent les couleurs françaises.

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David Hemda

Du 20 au 26 juillet 2026, Tallinn accueille le championnat du monde de cible mobile, à 10 et 50 mètres. Une discipline que les Jeux olympiques ont rayée de leur programme il y a plus de vingt ans, et qui continue pourtant de réunir ses fidèles : selon la liste des engagés publiée par l’ISSF le 21 juin, 85 tireurs de 17 nations sont attendus dans la capitale estonienne, pour un total de 326 départs.

La France sera de la partie avec trois sélectionnés : Romain Bidaut, Florence Louis et Lucie Gardin. La fédération avait fait de ce Mondial, avec le championnat d’Europe 10 mètres d’Erevan disputé fin février, l’objectif majeur de la saison de la discipline.

Une cible qui ne vous attend pas

Le principe tient en une phrase : toucher une cible qui traverse une ouverture, sans jamais s’arrêter. À 10 mètres, le tireur est armé d’une carabine à air comprimé et la cible file devant une fenêtre de 2 mètres, visible 5 secondes en vitesse lente, 2,5 secondes en vitesse rapide. Le programme des hommes compte 30 passages lents puis 30 rapides, celui des femmes 20 et 20.

À 50 mètres, place à la carabine de calibre .22 et à la silhouette du fameux « sanglier courant », qui traverse une ouverture de 10 mètres aux mêmes cadences. S’y ajoutent les épreuves dites « vitesses mixtes », où l’ordre des passages lents et rapides est tiré au sort : le tireur ignore ce qui va sortir, et l’anticipation devient un pari.

Trente-deux ans de Jeux, puis plus rien

Le sanglier courant a été imaginé dans les années 1960 pour succéder au cerf courant à 100 mètres, héritage des premiers Jeux. Il entre au programme olympique en 1972. En 1992, la version à 10 mètres à air comprimé le remplace aux Jeux, avant que le couperet ne tombe : après Athènes 2004, la cible mobile disparaît complètement du programme olympique.

La discipline ne s’est pas éteinte pour autant. Depuis 2008, un championnat du monde dédié fait vivre la spécialité entre les Mondiaux toutes disciplines. La France y a son histoire : Jean-Luc Tricoire fut vice-champion du monde du 50 mètres en 1986 à Suhl.

Kazakhs en nombre, revenants et absents

La liste des engagés de Tallinn dessine une géographie singulière. Le Kazakhstan aligne le plus gros contingent (13 tireurs), devant l’Arménie (12), l’Ukraine et la Finlande (9 chacune). La Corée du Nord déplace 8 tireurs, le Qatar fait ses gammes avec 2 engagés.

Côté favoris, le dernier Mondial disputé en 2022 sert de repère. Le Suédois Emil Martinsson, 46 ans, argent du 50 mètres (590 points) et or des vitesses mixtes cette année-là, est engagé. Le Hongrois Jozsef Sike, bronze en 2022, remet ça à 58 ans. Grand absent de la liste provisoire : l’Ukrainien Ihor Kizyma, vainqueur du 50 mètres en 2022 avec 591 points.

Trois Bleus, une revanche et une promesse

Romain Bidaut, 34 ans, licencié au T.S. Perreux, est le fer de lance de l’équipe : il est engagé sur cinq épreuves, du 10 mètres individuel à l’équipe mixte. Pour lui, Tallinn a un goût de revanche. Au Mondial 2022, disputé à domicile, il pointait au 8e rang provisoire du 50 mètres après une superbe vitesse lente (98, 97, 98, soit 293 points), avant que trois incidents techniques ne ruinent sa vitesse rapide. Malgré la réclamation déposée par son entraîneur, il avait dû se contenter de 557 points, loin de son niveau.

Florence Louis, 30 ans, est elle aussi alignée sur cinq épreuves, à 10 comme à 50 mètres. Lucie Gardin, née fin 2009, disputera à 16 ans les épreuves juniors du 10 mètres, en individuel et en vitesses mixtes.

La sélection n’avait rien d’une formalité : la FFTir a calé ses seuils sur le niveau d’une entrée en finale mondiale, soit 571 points sur 600 à 10 mètres et 588 au 50 mètres chez les hommes. Les billets pour l’Estonie se sont joués au match international de Waldorf mi-mai, puis aux évaluations nationales de Châteauroux fin mai.

La France, terre d’accueil de la discipline

Si la cible mobile reste confidentielle dans les stands français, la France compte parmi les nations qui la maintiennent en vie. Le CNTS de Châteauroux a accueilli le championnat du monde 2022, deux fois repoussé par la crise sanitaire, avec 64 tireurs de 15 nations, puis le championnat d’Europe du 50 mètres en 2025.

La comparaison donne d’ailleurs une raison d’optimisme : avec 85 engagés sur la liste provisoire de Tallinn, la participation dépasse déjà celle de 2022. Pour une discipline régulièrement annoncée moribonde, c’est un signe qui ne trompe pas.

Les compétitions se dérouleront du 20 au 26 juillet ; résultats à suivre sur le site de l’ISSF (issf-sports.org). On saura alors si la revanche de Romain Bidaut a eu lieu, et si la génération Gardin confirme que le sanglier courant a encore de beaux passages devant lui.

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