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Aimpoint Duty RDS MR

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Les lettres MR pour Multi Reticle (réticules multiples) indiquent que ce nouveau point rouge Aimpoint possède un sélecteur pour passer d’un point rouge central à un cercle d’acquisition large ou à la combinaison des deux.

On ne présente plus Aimpoint qui fête dignement ses 50 ans avec ce point rouge qui emprunte la plateforme Duty RDS en y apportant deux innovations majeures :

  • Le Multi-Reticle System : qui permet de switcher entre le point de 2 MOA, et le cercle de 65 MOA ou les deux combinés.
  • La Motion Activation qui l’active au 1er mouvement avec une mise en veille automatique pour conserver la batterie CR2032 qui offre une autonomie de 30000 h en usage continu au niveau 7 d’intensité avec le point rouge central.

Le Duty RDS MR est compatible avec les appareils de vision de nuit et son éclairage réglable sur 12 niveaux d’intensité dont 4 pour la vision de nuit est invisible au-delà de 10 m. Les clics de réglage mesurent 14 mm à 100 m.
Totalement étanche jusqu’à 25 m, sa résistance aux chocs et aux vibrations en fait un outil idéal pour les professionnels comme pour les aventuriers chasseurs et les tireurs sportif de PCC ou de PRS qui soumettent leurs armes aux pires situations.

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Le pistolet venu de l’espace : un 1911 forgé dans une météorite

Un pistolet 1911 entièrement forgé dans une météorite vieille de 4,5 milliards d’années : « The Meteorite » passe aux enchères chez Rock Island du 21 au 23 août. Son métal a voyagé dans l’espace avant d’atterrir en Laponie suédoise.

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Pistolet 1911 « The Meteorite » de Bligh Guns, forgé dans la météorite Muonionalusta

Et si l’arme la plus fascinante de l’année n’était pas sortie d’une usine, mais du fin fond de l’espace ? Un pistolet 1911 vient d’être forgé dans une véritable météorite, vieille d’environ 4,5 milliards d’années. Il porte un nom à la hauteur : « The Meteorite ». Et il passe aux enchères dans quelques semaines.

Un métal plus ancien que la Terre

Tout le secret de ce pistolet tient dans sa matière première : le fer de la météorite Muonionalusta. Cette masse de fer, de nickel et de cobalt s’est formée il y a environ 4,5 milliards d’années, à l’aube du système solaire. Pendant des éons, elle a dérivé dans le vide, quelque part entre Mars et Jupiter, avant qu’une collision violente ne l’expédie vers la Terre.

Ses fragments ont fini leur course dans le grand nord de la Scandinavie, en Laponie suédoise, où les premiers morceaux ont été mis au jour en 1906. Autrement dit : le métal de ce 1911 est plus vieux que notre planète, et il a réellement voyagé dans l’espace avant d’atterrir sous la neige.

Une glace fracturée impossible à copier

Observez la surface de l’arme : ce réseau de lignes entrecroisées, semblable à de la glace craquelée, n’est pas une gravure. C’est le motif de Widmanstätten, une signature que seules les météorites de fer possèdent. Il naît de deux alliages, la kamacite et la taenite, qui se sont séparés avec une lenteur extrême, sur des millions d’années, à mesure que le métal refroidissait dans l’espace. Aucune fonderie terrestre ne sait le reproduire.

Ce fer venu d’ailleurs a un revers : il est terriblement difficile à travailler. Chaque pièce a dû être usinée très lentement, sous peine de tout gâcher. Le résultat vaut l’effort : chaque exemplaire arbore un dessin unique, littéralement impossible à copier.

« The Meteorite », premier de la Celestial Edition

Cette pièce est l’œuvre de l’armurier Bligh Guns. Baptisée « The Meteorite » et numérotée M001, elle inaugure une série au nom céleste : la « Celestial Edition ». Et attention, il ne s’agit pas d’une simple sculpture décorative : c’est un vrai 1911 en calibre .45 ACP, une arme parfaitement fonctionnelle. Carcasse, glissière, plaquettes et de nombreux composants ont été forgés directement dans la Muonionalusta.

Les plaquettes, sculptées par Glenn A. Dean Jr. (atelier Classic Chesters), imitent la surface tourmentée d’un météore. Une petite plaque résume la philosophie du projet : « The Meteorite 1911, premier de la Celestial Edition, forgé dans une météorite Muonionalusta ».

Combien vaut une arme venue de l’espace ?

Aucune estimation officielle n’a filtré pour ce pistolet. Mais la matière première donne le vertige : en 2021, la maison Christie’s a adjugé une simple sphère de Muonionalusta de 103 mm de diamètre pour 350 000 $. Ce fer se négocie au gramme, comme une pierre précieuse.

Pour connaître son prix réel, il faudra suivre la vente : « The Meteorite » sera proposé en exclusivité par Rock Island Auction, lors de son Premier Auction du 21 au 23 août 2026, à Bedford, au Texas.

Bien plus qu’un objet de collection

À la croisée de l’astronomie et de l’armurerie de luxe, ce 1911 condense 4,5 milliards d’années d’histoire dans le creux d’une main. Peu d’objets peuvent se vanter d’avoir traversé l’espace avant de tenir dans un étui. Celui-ci, si.

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Trente ans après, la France refait ses cartouches

Le 15 juillet, la DGA a désigné le groupement FN Herstal, Cheddite et NobelSport pour produire à Clérieux (Drôme) 75 millions de cartouches de 5,56 et 7,62 par an dès 2029. La France n’en fabriquait plus depuis la fermeture de l’usine GIAT du Mans, il y a près de trente ans.

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La rédac
Cartouches de 5,56 et 7,62 mm devant un fusil et un drapeau français

C’est une anomalie française vieille de près de trente ans qui vient de prendre fin sur le papier. Le 15 juillet, le ministère des Armées a annoncé l’attribution du marché de production de munitions de petit calibre en France au groupement emmené par FN Herstal, associé aux français Cheddite et NobelSport. Une usine sera construite à Clérieux, dans la Drôme, pour sortir jusqu’à 75 millions de cartouches de 5,56 et de 7,62 par an à partir de 2029. La France n’avait plus produit une seule cartouche militaire de petit calibre sur son sol depuis la fermeture de l’usine GIAT Industries du Mans, à la fin des années 1990.

Ce que la DGA a signé

L’annonce conclut la compétition européenne lancée par la Direction générale de l’armement (DGA) en avril 2025 : l’offre du trio FN Herstal (mandataire), Cheddite et NobelSport a été jugée la mieux classée. La signature formelle du marché doit intervenir au cours de l’été 2026, sous réserve des formalités du code de la commande publique.

Le programme est précis. La production, attendue en 2029, portera sur les deux munitions réglementaires de l’armée française : la 5,56 x 45 mm OTAN du HK416 F et la 7,62 x 51 mm des mitrailleuses et fusils de précision, en balle ordinaire comme en balle traçante. Capacité industrielle annoncée : 75 millions de cartouches par an. Le chiffre a d’ailleurs été revu à la hausse en cours de route, puisque la ministre des Armées Catherine Vautrin évoquait encore 50 millions en avril.

Dans un premier temps, le site de Clérieux assurera le chargement en poudre, l’assemblage des composants (amorce, étui, projectile) et le conditionnement sur lames chargeur et sur bandes. La production nationale pourra ensuite être étendue à certains sous-composants, poudres et amorces en particulier. L’usine, très automatisée, ne devrait créer qu’une vingtaine d’emplois directs : on est loin des grandes manufactures d’antan, et c’est précisément ce qui rend le projet économiquement tenable.

Des noms bien connus des tireurs

Le montage industriel a une saveur particulière pour les lecteurs de Cibles : ce sont des acteurs du monde de la chasse et du tir sportif qui ramènent la cartouche militaire en France. Cheddite, installé à Bourg-lès-Valence, à une vingtaine de kilomètres du futur site, fournit douilles et amorces à la moitié du monde de la chasse. NobelSport, c’est la poudrerie de Pont-de-Buis, dans le Finistère, bien connue des rechargeurs. Quant à FN Herstal, la maison de Liège n’est plus tout à fait un acteur étranger au dossier : sa maison mère, le groupe FN Browning, est entrée fin 2024 en négociations exclusives pour racheter le français Sofisport, propriétaire de Nobel Sport et de Cheddite. La boucle industrielle est bouclée.

Trente ans d’allers-retours

Ce dénouement met fin à un feuilleton entamé au tournant du siècle. Quand GIAT Industries ferme son usine du Mans, la DGA assume : il sera toujours possible d’acheter à l’étranger, et une production nationale ne serait pas rentable. La position tient jusqu’en 2015, quand un rapport parlementaire des députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq la démonte méthodiquement : comment garantir l’approvisionnement en cas de conflit majeur, et pourquoi la France serait-elle servie en premier ?

Convaincu, Jean-Yves Le Drian signe en mars 2017 un protocole d’accord avec TDA Armements (filiale de Thales), NobelSport et Manurhin pour recréer une filière à Pont-de-Buis. Le projet est enterré six mois plus tard, après la Revue stratégique d’octobre 2017, au nom de la viabilité économique. Il faudra la pandémie de Covid-19, puis l’invasion de l’Ukraine, pour changer la donne : au début du conflit, le ministère de l’Intérieur reconnaît que les stocks de munitions des forces de l’ordre ne représentent plus que deux mois de visibilité. En décembre 2023, Sébastien Lecornu commande une étude à la DGA ; en mai 2024, Paris et Bruxelles signent une lettre d’intention ; en avril 2025, l’appel d’offres est lancé.

« Il y a quelques années, on disait : « circulez, il n’y a rien à voir, on n’a pas besoin d’une filière nationale ». On s’est réinterrogé puisque le monde bouge. On se rend compte que le besoin des armées, c’est d’être approvisionnées, en priorité, en munitions de 5,56 », reconnaissait Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement, en décembre 2024.

Une souveraineté par étapes

Le tableau appelle toutefois deux réserves. D’abord, le marché ne couvre pas le 9 mm, pourtant évoqué dans les réflexions initiales : pistolets et pistolets-mitrailleurs continueront d’être alimentés par l’importation. Ensuite, 75 millions de cartouches par an restent inférieurs aux besoins cumulés des armées et de la sécurité intérieure ; des approvisionnements complémentaires demeureront nécessaires. Et dans un premier temps, les étuis, projectiles, poudres et amorces viendront de sous-traitants européens qualifiés, avant une éventuelle francisation de la chaîne.

Il n’empêche : à l’heure où les unités doivent compter leurs cartouches d’entraînement, voir renaître une capacité nationale de production de munitions de petit calibre, portée par des industriels que tous les tireurs français connaissent, est tout sauf anecdotique. Rendez-vous en 2029 pour les premières cartouches drômoises.

D’après le communiqué du ministère des Armées et de la DGA du 15 juillet 2026, et les informations de Zone Militaire (opex360.com) et Theatrum Belli.

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Haïti : un arsenal du XVIIIe siècle dormait sous une église

Neuf fusils et onze pistolets exhumés par hasard dans la cour d’une église de Grande-Rivière-du-Nord, berceau de la révolution haïtienne. Le Bureau national d’ethnologie enquête sur un possible arsenal d’avant 1804.

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La rédac
Mission du BNE à Grande-Rivière-du-Nord après la découverte des armes anciennes

Une simple tranchée de chantier, et deux siècles d’histoire qui remontent à la surface. Mardi 14 juillet, dans la cour de l’Église baptiste conservatrice de Grande-Rivière-du-Nord, dans le département du Nord d’Haïti, des ouvriers occupés à des travaux de terrassement ont buté sur du métal. Au fond d’une fosse, soigneusement regroupées : vingt armes à feu, dont l’allure ne laissait guère de doute sur leur âge. Les premières expertises évoquent des armes réglementaires de marine ou d’infanterie de la fin du XVIIIe siècle. Autrement dit, peut-être, des témoins directs de la seule révolte d’esclaves victorieuse de l’histoire moderne.

Neuf fusils, onze pistolets

Le bilan de l’inventaire préliminaire est précis : neuf fusils de type mousquet et onze armes de poing, accompagnés d’objets métalliques divers et de fragments de poterie et de faïence. Les vidéos de l’exhumation ont immédiatement circulé sur les réseaux sociaux haïtiens, obligeant les institutions à réagir vite. Dès le jeudi 16 juillet, le Bureau national d’ethnologie (BNE) dépêchait sur place une mission d’urgence conduite par son directeur général Erol Josué, accompagné de l’archéologue Joseph Sony Jean et d’une équipe technique.

Le ministère haïtien de la Culture et de la Communication a confirmé l’intérêt de la trouvaille dans un communiqué publié le jour même :

« Les observations préliminaires indiquent que certaines de ces armes présentent des caractéristiques compatibles avec des armes de marine ou d’infanterie de la fin du XVIIIe siècle. »

Selon le ministère, une partie du dépôt pourrait remonter à la période précédant l’indépendance du pays, proclamée le 1er janvier 1804. Les autorités restent prudentes : seules des analyses approfondies permettront d’établir une datation et une origine fermes.

Des silex de deux empires ?

Pour un amateur d’armes anciennes, la formule « marine ou infanterie, fin XVIIIe » ouvre des perspectives très concrètes. À Saint-Domingue, dans les années 1790, circulaient principalement trois familles d’armes d’épaule à silex : le fusil d’infanterie français modèle 1777 et ses déclinaisons (calibre 17,5 mm), dont les versions destinées à la marine, reconnaissables à leurs garnitures en laiton choisies pour résister aux embruns ; le Brown Bess britannique (environ 19 mm), présent en nombre pendant l’occupation d’une partie des ports de la colonie par Londres entre 1793 et 1798 ; et des fusils espagnols, livrés aux insurgés depuis la partie orientale de l’île. Côté armes de poing, les pistolets réglementaires de marine et de cavalerie complétaient le tableau.

Si la datation se confirme, les onze pistolets retrouvés dans une même fosse constitueraient un ensemble particulièrement rare : les armes de poing réglementaires de cette période sont bien plus difficiles à trouver en fouille que les fusils. Mais tant que les marquages n’auront pas parlé (poinçons de manufacture, tampons d’arsenal, marques de propriété), toutes les hypothèses restent ouvertes. L’état du métal après plus de deux siècles dans un sol tropical humide sera l’autre grande inconnue : c’est lui qui décidera de ce que les conservateurs pourront réellement lire sur ces armes.

Le sol le plus chargé d’histoire d’Haïti

Le lieu de la découverte est tout sauf anodin. Grande-Rivière-du-Nord est l’un des berceaux de la révolution haïtienne. C’est aux portes de la ville, sur l’habitation Cormiers, qu’est né vers 1758 Jean-Jacques Dessalines, le fondateur de l’État haïtien. C’est dans les mornes qui dominent la commune que se sont organisés, dès l’automne 1791, les premiers grands camps insurgés de Jean-François et de Biassou, ceux-là mêmes que rejoint un certain Toussaint Louverture au début de l’insurrection. Et c’est à une vingtaine de kilomètres de là, à Vertières, que se joue le 18 novembre 1803 la bataille décisive qui chasse l’armée expéditionnaire française et ouvre la voie à l’indépendance, six semaines plus tard.

Un détail relevé par la presse haïtienne ajoute encore à l’intérêt du site : selon le média Vant Bèf Info, le terrain de l’église correspondrait à l’emplacement présumé d’un ancien fort. Une piste que les archéologues devront confirmer, mais qui donnerait une cohérence immédiate à la présence d’un dépôt d’armes organisé à cet endroit précis.

Pourquoi vingt armes dans une fosse ?

C’est la question qui fait tout le sel de l’affaire. Une vingtaine d’armes regroupées dans une même fosse, ce n’est ni une perte isolée ni le résidu dispersé d’un combat : c’est un geste délibéré. Plusieurs scénarios sont sur la table. Celui d’une cache d’armes constituée pendant les troubles, puis jamais récupérée par ceux qui l’avaient enfouie. Celui d’un râtelier ou d’une réserve appartenant à l’ouvrage fortifié supposé, enseveli lors d’un repli ou d’un démantèlement. Ou celui d’un enfouissement plus tardif, pour soustraire ces armes à une réquisition ou simplement s’en débarrasser. Les autorités haïtiennes ont d’ailleurs annoncé que les circonstances de l’enfouissement feraient l’objet d’une étude à part entière, au même titre que les armes elles-mêmes.

Ce qui attend les fusils

Sur place, l’équipe du BNE a documenté les pièces, engagé les premières analyses et rencontré le maire de la commune, Jovenel Jean, ainsi que les responsables de l’église, pour organiser la protection du site contre les manipulations et les pillages. La suite du programme est classique mais lourde : stabilisation des métaux, datation, identification des marquages, puis étude des archives pour croiser l’objet et le document. Le Bureau plaide aussi pour la création d’un centre d’interprétation du patrimoine dans la commune.

« Cette découverte n’est pas seulement archéologique. C’est une occasion de lancer de nouvelles recherches ethnographiques et archéologiques sur la contribution de Grande-Rivière-du-Nord à l’histoire d’Haïti », souligne le BNE.

Si les analyses confirment les premières observations, ces neuf fusils et ces onze pistolets rejoindront le cercle très restreint des témoins matériels directs de la naissance de la première république noire de l’histoire. Des armes qui, après avoir peut-être servi à conquérir une liberté, auront passé 220 ans sous la cour d’une église. On suivra le dossier de près.

D’après les communiqués du Bureau national d’ethnologie et du ministère haïtien de la Culture et de la Communication, relayés par AlterPresse, The Haitian Times, Vant Bèf Info et InfoHaïti (16 au 18 juillet 2026).

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