Actualité
L’arme russe destinée aux cosmonautes
Trois canons, une crosse-machette et vingt ans de service dans les kits de survie des Soyouz : l’histoire de la seule arme à feu conçue pour le programme spatial, née d’un atterrissage raté dans la taïga.
Pendant une vingtaine d’années, chaque équipage russe partant pour l’espace a emporté dans son vaisseau une arme qui ne ressemble à aucune autre : un pistolet à trois canons dont la crosse amovible cache une machette. Le TP-82 n’est pas né d’un caprice d’ingénieur, mais d’une mésaventure bien terrestre : deux cosmonautes perdus dans la taïga enneigée, avec pour toute défense un pistolet Makarov. Histoire de la seule arme à feu conçue pour l’espace qui ait jamais volé.
Deux nuits dans la taïga
Le 19 mars 1965, la capsule Voskhod 2 revient sur Terre avec à son bord Alexeï Leonov, auteur la veille de la toute première sortie dans l’espace, et son commandant Pavel Beliaïev. Le système de rentrée automatique ayant flanché, l’équipage effectue la descente en manuel et se pose très loin de la zone prévue, dans la forêt enneigée de l’Oural. Les secours mettront deux jours à les évacuer. Deux nuits par -25 °C, dans une taïga que Leonov racontera peuplée de loups et d’ours, avec pour tout armement le pistolet Makarov de la dotation : l’expérience convaincra le cosmonaute qu’un équipage doit pouvoir se nourrir, se signaler et se défendre en attendant les secours.
Trois canons et une machette
Devenu général et adjoint du directeur du centre d’entraînement des cosmonautes, Leonov pousse le projet d’une véritable arme de survie. Approuvé en 1981, le TP-82 sort des ateliers de Toula, dessiné par l’ingénieur Igor Skrylev. Sa formule ne ressemble à rien de connu : un bloc basculant à trois canons, deux tubes lisses de 12,5×70 mm côte à côte au-dessus, un canon rayé en 5,45×39 mm en dessous, chambré pour la munition de l’AK-74. Cartouches à grenaille et fusées de signalisation pour les canons lisses, balles pour le canon rayé : le même outil sert de fusil, de pistolet et de lance-fusées.
Le détail le plus célèbre reste sa crosse : détachable, elle se révèle être une machette logée dans un fourreau, prévue pour couper du bois, se frayer un chemin ou creuser. L’ensemble pèse environ 2,4 kg, crosse comprise, et rejoint le NAZ, le kit de survie embarqué des vaisseaux Soyouz, aux côtés des rations, de la balise et du matériel de pêche.
Premier vol avec un Français à bord
Selon le site de référence Modern Firearms, le TP-82 vole pour la première fois en juin 1982 à bord de Soyouz T-6. Clin d’œil de l’histoire : c’est précisément la mission qui emmène Jean-Loup Chrétien, premier Français dans l’espace, aux côtés de Vladimir Djanibekov et Alexandre Ivantchenkov. Le premier spationaute tricolore a donc voyagé assis sur le pistolet de survie le plus étrange jamais produit. Officiellement adopté, l’engin sera de toutes les missions de 1986 à 2006.
La retraite d’un outil unique
Le TP-82 n’a jamais servi en situation réelle de détresse, les Soyouz ayant eu le bon goût de se poser à peu près où on les attendait. Sa carrière s’achève prosaïquement : au milieu des années 2000, les stocks de munitions spécifiques arrivent en fin de vie, et plus personne n’en fabrique. À partir de 2007, les équipages repartent avec un pistolet semi-automatique ordinaire, quand la question de l’arme à bord n’est pas simplement laissée de côté.
Les exemplaires survivants dorment aujourd’hui dans les musées, comme celui du musée militaire d’artillerie de Saint-Pétersbourg, exposé avec sa bandoulière de cartouches et sa machette, que montre notre photo. Reste une idée qui n’a rien perdu de sa pertinence : celle d’une arme de survie polyvalente, pensée pour l’homme qui tombe du ciel. Aucune agence spatiale n’a fait mieux depuis, et le TP-82 demeure, plus de quarante ans après, le seul pistolet de l’histoire à avoir volé vers les étoiles en étant taillé pour une forêt de l’Oural.
Actualité
37 médailles, et il « voudrait travailler dans la restauration »
À 14 ans, Arsène André Barroso, du Tir sportif châtenoyen, a décroché 37 médailles cette saison, dont trois titres de vice-champion de France et trois titres nationaux par équipe. Il vise les Jeux de 2032. Et plus tard ? Il « voudrait travailler dans la restauration ».
Il a 14 ans, 37 médailles en une saison et un projet professionnel inattendu. Licencié au Tir sportif châtenoyen, à Châtenoy-le-Royal, en Saône-et-Loire, Arsène André Barroso a bouclé la saison 2025-2026 avec 37 médailles, dont 27 en or et 9 en argent, selon le portrait que lui consacre le site Info-Chalon. Au sommet de ce palmarès : trois titres de vice-champion de France et trois titres nationaux par équipe, décrochés en mai au championnat de France des écoles de tir. Toujours selon Info-Chalon, il a aussi été sacré champion de Saône-et-Loire et de Bourgogne au pistolet à 10 m, au pistolet 3/7, au pistolet vitesse à 10 m, à l’arbalète field et au combiné, ainsi qu’en équipe.
Trois fois deuxième, trois fois champion par équipe
Ces titres ont été obtenus à Béziers, du 14 au 17 mai, lors du 40e championnat de France des écoles de tir. Chez les minimes garçons, il termine deuxième de trois épreuves individuelles. Au combiné, qui additionne le pistolet et la carabine à 10 m, il totalise 723,2 points, derrière Ethan Mathieu (731). Au pistolet 3/7, il prend l’argent avec 277 points. À l’arbalète field, il monte encore sur la deuxième marche avec 284 points. Engagé sur six épreuves individuelles, il termine aussi 17e au pistolet à 10 m (345 points), 21e au pistolet vitesse et 61e à la carabine à 10 m.
Avec ses partenaires du club, il fait mieux encore. L’équipe de Châtenoy remporte le titre national au pistolet à 10 m (1 055 points), avec Lili André et Clémence Descombin, au pistolet 3/7 (805 points), où Arsène signe le meilleur score du trio, et à l’arbalète field (848 points), aux côtés de Clémence Descombin et Noé Dautel.
D’un forum associatif aux podiums
Rien ne le destinait pourtant au tir. Selon Info-Chalon, tout a commencé lors d’un forum des associations à Châtenoy : son frère s’intéressait aux échecs, lui a été attiré d’emblée par le stand de tir. Sa mère s’y est d’abord opposée, voyant l’arme avant le sport. Arsène a renouvelé sa demande l’année suivante et a fini par obtenir gain de cause. Il a débuté au club en 2019, encadré à l’école de tir par Yvonne Le Floch et Daniel Guillot.
Les résultats ont suivi. Dès 2022, pour son premier championnat de France, à Montluçon dans la catégorie poussins, il rapporte une médaille de bronze par équipe. Aujourd’hui encore multidisciplinaire, il pratique le pistolet et la carabine à 10 m et l’arbalète, et a commencé à tirer au pistolet à 25 m. Ses préférences vont au pistolet à 10 m et à l’arbalète à 18 m. Selon Info-Chalon, il gère bien le stress de l’entrée sur le pas de tir, la concentration et les objectifs reprenant vite le dessus.
Cap sur 2032
Son potentiel n’a pas échappé à la fédération. Lors du championnat de France des écoles de tir 2025, il a été repéré, avec sa coéquipière Lili André, par la filière accession et détection de la Fédération française de tir. Les places sont rares et il n’a pas été retenu à l’issue des barrages, mais l’objectif reste intact : il espère une sélection pour les Jeux olympiques de 2032, à Brisbane. Sa visite au Centre national de tir sportif de Châteauroux pendant les Jeux de Paris 2024 l’a rendu, selon Info-Chalon, plus déterminé encore.
Info-Chalon le décrit comme calme, discret et fair-play, sans jalousie envers un adversaire plus adroit que lui ce jour-là. Et quand on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, le collectionneur de médailles ne parle ni de tir ni de podiums. « Je voudrais travailler dans la restauration », a-t-il simplement répondu au site d’information local. En attendant, il partage son temps entre ses études et le pas de tir.
Actualité
Beretta va détenir un quart de Ruger
L’offre publique de Beretta sur l’américain Sturm, Ruger & Co., close le 15 octobre, a été largement sursouscrite. Le groupe italien achètera 2 400 184 actions à 44,80 dollars et doit monter à environ 25 % du capital.
L’offre a fait le plein. Beretta Holding, la maison mère du groupe familial italien, a annoncé le 16 octobre les résultats préliminaires de son offre publique d’achat en numéraire sur l’américain Sturm, Ruger & Co., close la veille à minuit, heure de New York. Les actionnaires de Ruger ont apporté bien plus de titres que Beretta n’en demandait : le groupe italien achètera donc le maximum prévu, 2 400 184 actions à 44,80 dollars, ce qui doit porter sa participation à environ 25 % du capital de Ruger.
Une offre sursouscrite
Selon le décompte préliminaire du dépositaire, 3 589 647 actions ont été valablement apportées à l’offre, auxquelles s’ajoutent 2 652 256 actions promises selon la procédure de livraison garantie, qui laisse un jour de bourse pour les remettre. Face à cette demande, Beretta doit réduire proportionnellement le nombre de titres achetés à chaque actionnaire : selon son estimation, environ 38,45 % des actions apportées par chacun seront effectivement achetées. Ce taux reste à confirmer : le taux définitif sera annoncé à l’issue du délai de livraison garantie et des vérifications du dépositaire. Le paiement des actions retenues et la restitution des autres interviendront ensuite.
Au prix de 44,80 dollars l’action, l’opération représente un investissement d’environ 107 millions de dollars. Avant l’offre, Beretta détenait déjà environ 9,9 % de Ruger, soit 1 587 000 actions. Les titres acquis représentent un peu plus de 15 % du capital, d’où une participation finale proche du quart.
« Une étape importante »
« Cet investissement représente une étape importante pour Beretta Holding », a commenté Pietro Gussalli Beretta, président-directeur général du groupe. « Il marque notre première participation dans une société cotée et ouvre un nouveau chapitre de notre développement en tant qu’investisseur de long terme sur les marchés de capitaux américains. Notre coopération avec Ruger renforce notre position aux États-Unis, notre premier marché, tout en créant de nouvelles occasions de développer la présence de Ruger à l’international. »
Un rapprochement encadré
L’opération est l’aboutissement d’un rapprochement entamé dans la tension. En février, Beretta avait notifié son intention de présenter ses propres candidats au conseil d’administration de Ruger. Le 2 mai, les deux groupes ont finalement signé un accord de coopération : Beretta a renoncé à cette offensive, en échange du droit de proposer jusqu’à deux administrateurs et d’un plafond de détention fixé à 25 %. Le comité américain chargé de contrôler les investissements étrangers a donné son feu vert le 12 mai.
Le 16 septembre, la Federal Trade Commission, l’autorité américaine de la concurrence, a encore encadré le dispositif. Beretta et Ruger étant concurrents, la loi antitrust interdit à un même groupe de siéger aux conseils de sociétés rivales. Beretta ne pourra donc désigner au conseil de Ruger que des personnalités indépendantes de lui, et devra prévenir la FTC quinze jours avant toute nomination. Lancée le 17 septembre, l’offre avait ensuite reçu, le 28 septembre, l’avis du conseil de Ruger : celui-ci avait choisi de rester neutre, sans recommander à ses actionnaires de l’accepter ou de la refuser, et sans se prononcer sur le caractère équitable du prix proposé.
Un groupe familial de cinq siècles
Pour Beretta, qui a célébré ses 500 ans le 3 octobre, l’opération s’ajoute à un portefeuille de marques déjà fourni, de Benelli à Franchi en passant par Sako. Ruger, connu notamment pour sa carabine 10/22, son revolver GP100 et sa gamme American, reste coté à la Bourse de New York, et Beretta y demeure un actionnaire minoritaire, plafonné à 25 %. Le taux définitif, attendu dans les prochains jours, fixera la répartition exacte des actions achetées entre les actionnaires.
Actualité
Le Caire : cinq médailles pour la France
À la Coupe du monde ISSF carabine et pistolet du Caire, la France a décroché cinq médailles, dont deux en or : Camille Jedrzejewski et Theo Moczko au pistolet 10 m mixte, puis Lucas Kryzs à la carabine 50 m trois positions, au dernier tir.
Cinq médailles, dont deux en or. À la Coupe du monde ISSF carabine et pistolet du Caire, en Égypte, la France est montée cinq fois sur le podium : l’or au pistolet à 10 m par équipe mixte pour Camille Jedrzejewski et Theo Moczko samedi 10 octobre, l’argent d’Héloïse Fourré au pistolet à 25 m dames et le bronze de Dimitri Dutendas à la carabine à 10 m hommes lundi 12 octobre, le bronze de Camille Jedrzejewski au pistolet à 10 m dames mercredi 14 octobre, puis l’or de Lucas Kryzs à la carabine à 50 m trois positions jeudi 15 octobre.
L’or d’un demi-point
Le titre français s’est joué sur un fil. En finale du pistolet à 10 m mixte, Camille Jedrzejewski et Theo Moczko ont totalisé 479,5 points, contre 479,0 au duo letton Agate Rasmane et Emils Vasermanis. Les Ukrainiens Olena Kostevych et Pavlo Korostylov ont pris le bronze (413,4), devant les Britanniques Charlotte Hicks et James Miller (351,9).
La victoire est d’autant plus belle que les Français n’avaient décroché que la quatrième et dernière place qualificative, avec 578 points, loin de la Lettonie (582), de l’Ukraine (580) et de la Grande-Bretagne (579). Selon le compte rendu de la fédération internationale, la finale, disputée selon un format à éliminations, a vu le leader changer à plusieurs reprises avant que les Tricolores ne fassent la différence.
Arrivée aux Jeux de Paris 2024 en championne d’Europe, Camille Jedrzejewski y avait décroché la médaille d’argent du pistolet à 25 m, le 3 août, au Centre national de tir sportif de Châteauroux. D’après la fédération internationale, elle n’avait gagné, avant Le Caire, qu’une médaille cette saison sur le circuit, le bronze à la Coupe du monde de Grenade.
Héloïse Fourré battue d’une touche
Lundi, c’est au pistolet à 25 m que la France est revenue sur le podium. Qualifiée pour la finale avec 582 points, à égalité avec la Bulgare Miroslava Mincheva et l’Ukrainienne Olena Kostevych, Héloïse Fourré a livré un duel serré à la Singapourienne Teh Xiu Yi. Les deux tireuses se sont rendu coup pour coup au fil des étapes d’élimination, jusqu’au verdict : 38 touches pour Teh, 37 pour la Française. Miroslava Mincheva complète le podium avec 32 touches, devant l’Indienne Rhythm Sangwan, pourtant première de la qualification avec 587 points.
Dimitri Dutendas sur le podium à la carabine
Le même jour, Dimitri Dutendas a apporté la troisième médaille française, à la carabine à 10 m. Deuxième de la qualification avec 632,5 points, juste derrière le Hongrois Istvan Marton Peni (634,1), il a terminé la finale à la troisième place avec 229,9 points. Le titre s’est joué entre le Tchèque Jiri Privratsky, vainqueur avec 251,3 points, et le Suédois Marcus Madsen, deuxième à 1,1 point. Signe de la densité du plateau, Privratsky ne s’était qualifié qu’en septième position, tandis que Peni, premier de la qualification, a dû se contenter de la quatrième place en finale avec 209,1 points.
Le bronze en individuel pour Jedrzejewski
Mercredi 14 octobre, Camille Jedrzejewski est remontée sur le podium, en individuel cette fois, au pistolet à 10 m. Qualifiée pour la finale avec 577 points, elle a pris la médaille de bronze avec 219,3 points, derrière l’Arménienne Elmira Karapetyan, victorieuse avec 242,4 points, et la Bulgare Miroslava Mincheva (240,2). La finale a été marquée à mi-parcours par un barrage à trois, qui a éliminé la Bulgare Antoaneta Kostadinova.
L’or au dernier tir pour Lucas Kryzs
Le deuxième titre français est tombé jeudi, à la carabine à 50 m trois positions, et il s’est joué au tout dernier tir. Deuxième de la qualification avec 592 points, Lucas Kryzs a abordé la position debout avec 207,4 points (102,0 à genou, 105,4 couché), derrière le Norvégien Jon-Hermann Hegg (209,2). À une série de la fin, le Français était encore devancé, 350,0 contre 350,6. Il a alors signé un 10,1, quand Hegg ne réussissait que 9,0 : 360,1 points contre 359,6, l’or pour un demi-point. Le Tchèque Jiri Privratsky, déjà vainqueur à la carabine à 10 m, prend le bronze avec 348,6 points.
Prochaine étape : Doha
Organisée du 8 au 16 octobre, cette étape de Coupe du monde a réuni 385 tireurs de 51 pays. Mardi 13 octobre, Agathe Girard s’est qualifiée troisième de la carabine à 50 m trois positions avec 590 points, avant de terminer septième de la finale (307,2). Le lendemain, au pistolet vitesse à 25 m, le champion olympique de Tokyo Jean Quiquampoix, deuxième de la qualification avec 583 points, a pris la cinquième place d’une finale remportée par l’Allemand Oliver Geis, à la tête d’un triplé allemand. Jeudi, Océanne Muller, troisième de la qualification de la carabine à 10 m dames avec 634,4 points, a terminé sixième de la finale. Le circuit se conclura par une finale de la Coupe du monde à Rome, réservée aux meilleurs tireurs de la saison.
Ces résultats interviennent à quelques semaines des championnats du monde de Doha, au Qatar. Les Mondiaux ouvriront la course aux Jeux de Los Angeles 2028 : 36 quotas olympiques y seront distribués dans les douze épreuves individuelles, du 3 au 12 novembre. Les tireurs de carabine à 10 m joueront les leurs dès le 3 novembre, les pistoliers à 10 m le 5, et les spécialistes du pistolet à 25 m dames le 10.
-
Actualitéil y a 2 moisLa plupart des tireurs sont hors la loi sans le savoir
-
Réglementationil y a 6 moisCatégorie B : les 5 étapes pour obtenir une autorisation
-
Actualitéil y a 2 mois10 mots d’armes que tout le monde emploie de travers
-
Actualitéil y a 2 moisPourquoi certains tireurs pensent que nous avons tort ?
-
Actualitéil y a 2 moisLyon : neuf armes volées chez un tireur sportif
-
Réglementationil y a 6 moisStockage et transport d’armes : ce que dit la loi
-
Actualitéil y a 4 semainesGlocks contrefaits : plus de 230 armes saisies en un mois en France
-
Réglementationil y a 6 moisComprendre les catégories d’armes A, B, C, D en France

