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La FFTir en route vers les 300 000 licenciés

Près de 294 000 licenciés en 2025-2026, près de 50 000 gagnés en trois saisons, un tireur adolescent sur trois est une fille : le tir sportif français change de dimension.

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Près de 294 000 licenciés : c’est le chiffre officiel affiché par la Fédération française de tir pour la saison 2025-2026. Il y a trois ans à peine, la FFTir célébrait le cap des 250 000. À ce rythme la fédération gagnait encore 7,5 % de licenciés sur la seule année 2024, la barre symbolique des 300 000 n’est plus qu’une question de mois.

Une croissance qui ne faiblit pas

La trajectoire est spectaculaire de régularité. En 2022, le tir comptait 246 000 licences et pointait à la 14e place des fédérations françaises ; le cap des 250 000 était franchi dès la saison 2022-2023. Puis environ 275 000 en 2023-2024, soit +7,5 % en un an et +21,3 % sur cinq ans, et près de 294 000 aujourd’hui. Au total, près de 50 000 licenciés gagnés en trois saisons.

Ce dynamisme place le tir au 8e rang des fédérations de sports individuels et au 12e rang tous sports confondus, dans la roue de l’athlétisme (300 000) et de la gymnastique (325 000) et loin devant d’autres disciplines olympiques comme le tir à l’arc (70 000) ou le triathlon (65 000).

Qui sont les nouveaux tireurs ?

Le visage de la fédération change. Les femmes représentent aujourd’hui 12 % des licenciés leur nombre a triplé en vingt ans et surtout, chez les adolescents, un licencié sur trois est désormais une fille. Plus frappant encore : les femmes représentent 45 % du haut niveau français. Côté pyramide des âges, le cœur des effectifs reste la tranche 40-59 ans, où le tir se classait dès 2022 au 5e rang national avec 99 000 licenciés.

L’effet Jeux olympiques de Paris a joué son rôle : à la rentrée 2024-2025, les grandes fédérations sportives ont enregistré une hausse moyenne d’environ 5 % de leurs licences, supérieure à celle observée après les précédentes olympiades. Mais pour le tir, l’essentiel est ailleurs, le mouvement de fond dure depuis plus de cinq ans.

Une fédération qui s’organise pour suivre

Accueillir un tel afflux ne va pas de soi. La FFTir a étoffé son offre : plus de 45 compétitions nationales et internationales organisées chaque année, notamment au CNTS de Châteauroux, et une machine de formation qui tourne, plus de 2 000 certificats, qualifications et diplômes fédéraux délivrés sur la saison 2022-2023 (+26,7 % en un an), 150 nouveaux arbitres formés la même année.

Sur le plan sportif, l’institution s’appuie sur un socle solide : 16 médailles olympiques depuis 1972, 81 podiums individuels en championnats du monde depuis 1970, un rang de 9e nation mondiale et de 6e nation européenne du tir sportif.

Et maintenant ?

Pour les clubs, cette vitalité est une bonne nouvelle, plus de vie sur les pas de tir, plus de jeunes en école de tir, un poids accru du tir sportif dans le paysage fédéral. Le défi des prochaines saisons sera d’absorber l’afflux : places disponibles, créneaux et encadrement devront suivre le rythme. Quant aux 300 000, au train où vont les prises de licences, le communiqué de la fédération ne devrait plus tarder.

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Kim Rhode, 27e titre en Coupe du monde à 47 ans

À 47 ans, l’Américaine Kim Rhode a remporté le 23 juillet à Hangzhou son 27e titre en Coupe du monde de skeet. Retour sur une longévité hors normes : 41 médailles mondiales et six Jeux olympiques d’affilée avec, à chaque fois, une médaille.

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La rédac
Tireur de skeet en action, deux douilles éjectées en plein vol

Il y a des carrières qui défient le temps. Le 23 juillet 2026, sur le pas de tir de la Coupe du monde ISSF de Hangzhou, en Chine, l’Américaine Kimberly Rhode a décroché, à 47 ans, son 27e titre en Coupe du monde au skeet dames. Une victoire de plus pour celle qui reste, et de loin, la tireuse la plus titrée de l’histoire de sa discipline.

Un doublé américain à Hangzhou

La finale a tourné au duel entre coéquipières. Kimberly Rhode s’est imposée avec 34 plateaux cassés, devançant sa compatriote Samantha Simonton (32). La Chinoise Che Yufei, 27 ans, complète le podium avec 28 plateaux, sous les yeux de son public. Un doublé américain au sommet, orchestré par une tireuse qui écrasait déjà la concurrence bien avant la naissance de la plupart de ses adversaires du jour.

27 titres, 41 médailles : le vertige des chiffres

Ce succès porte à 27 le nombre de titres de Rhode en Coupe du monde, et à 41 son total de médailles dans la compétition. Des chiffres sans équivalent au tir au plateau féminin. Depuis le milieu des années 1990, l’Américaine truste les podiums internationaux avec une régularité qui force le respect, changeant même de discipline en cours de route sans rien perdre de sa domination.

Six Jeux, six médailles : une longévité unique

Car la légende Rhode s’écrit d’abord sous l’anneau olympique. Elle est la première femme de l’histoire à être montée sur un podium lors de six Jeux consécutifs, d’Atlanta 1996 à Rio 2016. Or au double trap à Atlanta (à seulement 17 ans), bronze à Sydney 2000, à nouveau or à Athènes 2004, puis, après le retrait du double trap féminin du programme olympique, argent au skeet à Pékin 2008, or à Londres 2012 et bronze à Rio 2016. Six éditions, six médailles, dont trois en or. Elle est aussi la première athlète à avoir gagné une médaille olympique sur cinq continents différents.

Cap sur Los Angeles 2028

À 47 ans, quand la plupart de ses anciennes rivales ont depuis longtemps rangé le fusil, Kimberly Rhode continue d’aligner les cartons. Et elle ne compte pas s’arrêter là : la Fédération internationale la projette déjà vers les Jeux de Los Angeles 2028, sur ses terres californiennes, où elle disputerait un septième Jeux olympique. De quoi repousser encore les limites d’une carrière déjà entrée dans la légende du tir sportif.

À Hangzhou, la compétition se poursuit toute la semaine, avec l’entrée en lice attendue des pistoliers et carabiniers, dont les Français. Mais le 23 juillet appartenait à une seule tireuse : Kim Rhode, reine intemporelle du skeet.

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Championnat de France 25/50 m : les sacres de Volmerange-les-Mines

Du 15 au 22 juillet, l’Eurostand de Lorraine a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Pistolet, carabine, parasport et clubs : Théo Moczko, Mathilde Lamolle, Lucas Kryzs et Océanne Muller figurent parmi les nouveaux champions.

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La rédac
Tireur en position a la carabine 50 metres en competition

Rideau sur une semaine de compétition. Du 15 au 22 juillet 2026, l’Eurostand de Lorraine, à Volmerange-les-Mines (Moselle), a accueilli le 47e Championnat de France 25/50 m. Sept jours durant, l’un des grands rendez-vous du calendrier national a réuni les meilleurs tireurs français au pistolet, sur 25 m, et à la carabine, sur 50 m, toutes ligues confondues. Tour d’horizon des nouveaux sacres.

Pistolet : le carton plein de Théo Moczko

La semaine restera celle de Théo Moczko. Le tireur de la FTA Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) a survolé les épreuves de pistolet 25 m chez les seniors 1. Champion de France du pistolet 25 mètres avec 587 points sur 600, il ajoute le titre du pistolet standard (576 points) et complète sa moisson par une deuxième place au pistolet à percussion centrale. Un triplé de médailles individuelles en une seule édition.

Dans cette épreuve de percussion centrale, c’est Arnaud Henry (ASPL Tir, Rhône) qui s’impose avec 584 points, devant Moczko justement. Au pistolet de vitesse olympique, le titre revient à Romain Zunino (Tir sportif Libourne, Gironde), auteur de 567 points, devant Thibaut Hagen et Laurent Cussigh.

Mathilde Lamolle sacrée au 25 mètres dames

Chez les dames, la finale du pistolet 25 mètres a souri à Mathilde Lamolle. Au terme d’un match à élimination serré, elle devance Céline Goberville et Alisson Gallien, cette dernière n’arrachant le bronze qu’au barrage. Un titre national de plus pour l’une des figures du pistolet féminin tricolore.

Carabine : Kryzs et Muller règnent sur le 3 positions

À la carabine 50 m, l’épreuve reine des trois positions (à genou, couché, debout) a tenu ses promesses. Chez les hommes, Lucas Kryzs (Lorraine) s’impose en finale avec 352,4 points, devant Félix Blateau (348,8) et Timothée Vedel (339,1).

Côté féminin, le duel a tourné à l’avantage d’Océanne Muller (Alsace), sacrée avec 353,6 points au terme d’une finale accrochée face à Cassandre Devaux (351,7). Agathe Girard complète le podium. Deux champions de France sur la discipline la plus exigeante du tir à la carabine.

Le parasport à l’honneur

Le rendez-vous a aussi couronné les tireurs para. Dylan Kerreneur s’est imposé à la carabine 50 m, 60 balles couché en catégorie SH2 avec 612,3 points, tandis que Pierre-Marie Bannier décrochait le titre au pistolet standard en catégorie SH1. La preuve que le championnat national embrasse toutes les pratiques.

Les clubs dans la course

Disputée en parallèle, la finale des clubs au pistolet 25 m (Division 1) est revenue au Gem’Tir Sportif (Bouches-du-Rhône), vainqueur face à la Cible du Salève au terme d’une phase finale à suspense. De quoi refermer une édition dense à Volmerange-les-Mines, avant la reprise des grandes échéances internationales de l’été.

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Kalachnikov sur une trottinette : l’étonnante saisie de la police à Vaulx-en-Velin

En pleine nuit, près d’un supermarché de Vaulx-en-Velin, la BAC découvre un fusil d’assaut de type kalachnikov, chargé et prêt à tirer, accroché à une trottinette électrique cachée dans un utilitaire. Quatre hommes interpellés.

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La rédac
Fusil d'assaut de type kalachnikov (AKM) présenté sous ses deux profils

Une arme de guerre montée sur une trottinette électrique. C’est la scène, presque irréelle, que des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont découverte dans la nuit de mardi à mercredi à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue est de Lyon. Un fusil d’assaut de type kalachnikov, chargé et prêt à faire feu, était tout simplement accroché à une trottinette.

Un contrôle qui bascule

Il est environ 23h30, ce mardi 21 juillet, quand une patrouille de la BAC circule à proximité du magasin Grand Frais de Vaulx-en-Velin. Quatre hommes attirent l’attention des fonctionnaires par leur comportement. Les policiers décident de les contrôler.

Près du petit groupe stationne un véhicule utilitaire. En s’en approchant, les policiers font une découverte qui change tout : à l’intérieur se trouve une trottinette électrique, et sur cet engin est fixé un fusil d’assaut de type kalachnikov. L’arme est chargée et prête à être utilisée.

Quatre hommes en garde à vue

Les quatre suspects sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour tenter de déterminer leurs intentions, encore inconnues à ce stade. Que faisait cette arme automatique, opérationnelle, arrimée à une trottinette au fond d’un fourgon ? C’est tout l’enjeu des investigations.

Le fusil d’assaut de type kalachnikov est l’arme emblématique du crime organisé : robuste, puissante et simple d’emploi. Qu’elle ait été retrouvée chargée et prête à faire feu souligne la dangerosité de la saisie.

Une image qui interroge

Le détail de la trottinette n’a rien d’anodin. Depuis des mois, dans l’agglomération lyonnaise, plusieurs fusillades ont vu leurs auteurs surgir puis disparaître à bord d’engins de ce type. Léger, rapide et facile à abandonner, le deux-roues électrique est devenu un moyen de déplacement prisé lors de ces règlements de comptes. Une arme déjà fixée sur la trottinette, c’est un dispositif mobilisable en quelques secondes.

Le rapprochement n’est pas qu’une vue de l’esprit. En avril déjà, à Villeurbanne, un homme né en 2005 avait été interpellé en pleine nuit avec un fusil d’assaut et une arme de poing, après avoir tenté de fuir en trottinette électrique au terme d’une course-poursuite avec la BAC.

Rien ne permet toutefois, à ce stade, de relier formellement cette saisie à un épisode précis. L’enquête devra établir à qui appartenait l’arme, d’où elle venait et ce que les quatre hommes s’apprêtaient à en faire.

Un contexte tendu

La découverte intervient alors que l’est lyonnais connaît une série d’épisodes violents. Ces derniers mois, des tirs ont visé des façades d’immeubles et des entrées d’habitations à Villeurbanne, Décines-Charpieu ou Vénissieux, sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants. Les autorités ont annoncé à plusieurs reprises un renforcement des effectifs de police dans ces quartiers.

Reste la scène, elle, difficile à oublier : une kalachnikov chargée, accrochée à une trottinette, à deux pas d’un supermarché.

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