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Outil siégeur universel Frankford Arsenal

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Pour les rechargeurs multi-calibres, voici un outil intéressant proposé par le fabricant du Missouri Frankford Arsenal et importé Tactir Shop. Cet outil siégeur est doté d’un réglage micrométrique qui permet de noter la valeur d’enfoncement pour chaque calibre voire même pour chaque type d’ogive pour chaque calibre. Les manchons mobiles assurent un parfait centrage de l’ogive au moment de son introduction dans le collet de la douille. L’outil est livré avec 9 manchons, un par calibre de .224 à .338.

Une fenêtre permet d’introduire l’ogive par le haut pour qu’elle se centre dans le manchon choisi. Deux poussoirs différents sont adaptés à la taille de la pointe de l’ogive et surtout à sa forme pour un guidage parfait et surtout pour ne pas en abimer l’extrémité. L’outil possède bien évidemment un filettage 7/9 x 14 compatible avec toutes les presses de rechargement. Le prix est d’environ 140€ TTC.

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Beretta va détenir un quart de Ruger

L’offre publique de Beretta sur l’américain Sturm, Ruger & Co., close le 15 octobre, a été largement sursouscrite. Le groupe italien achètera 2 400 184 actions à 44,80 dollars et doit monter à environ 25 % du capital.

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Yoan Duvel
Un pistolet Ruger SR9 sur fond blanc

L’offre a fait le plein. Beretta Holding, la maison mère du groupe familial italien, a annoncé le 16 octobre les résultats préliminaires de son offre publique d’achat en numéraire sur l’américain Sturm, Ruger & Co., close la veille à minuit, heure de New York. Les actionnaires de Ruger ont apporté bien plus de titres que Beretta n’en demandait : le groupe italien achètera donc le maximum prévu, 2 400 184 actions à 44,80 dollars, ce qui doit porter sa participation à environ 25 % du capital de Ruger.

Une offre sursouscrite

Selon le décompte préliminaire du dépositaire, 3 589 647 actions ont été valablement apportées à l’offre, auxquelles s’ajoutent 2 652 256 actions promises selon la procédure de livraison garantie, qui laisse un jour de bourse pour les remettre. Face à cette demande, Beretta doit réduire proportionnellement le nombre de titres achetés à chaque actionnaire : selon son estimation, environ 38,45 % des actions apportées par chacun seront effectivement achetées. Ce taux reste à confirmer : le taux définitif sera annoncé à l’issue du délai de livraison garantie et des vérifications du dépositaire. Le paiement des actions retenues et la restitution des autres interviendront ensuite.

Au prix de 44,80 dollars l’action, l’opération représente un investissement d’environ 107 millions de dollars. Avant l’offre, Beretta détenait déjà environ 9,9 % de Ruger, soit 1 587 000 actions. Les titres acquis représentent un peu plus de 15 % du capital, d’où une participation finale proche du quart.

« Une étape importante »

« Cet investissement représente une étape importante pour Beretta Holding », a commenté Pietro Gussalli Beretta, président-directeur général du groupe. « Il marque notre première participation dans une société cotée et ouvre un nouveau chapitre de notre développement en tant qu’investisseur de long terme sur les marchés de capitaux américains. Notre coopération avec Ruger renforce notre position aux États-Unis, notre premier marché, tout en créant de nouvelles occasions de développer la présence de Ruger à l’international. »

Un rapprochement encadré

L’opération est l’aboutissement d’un rapprochement entamé dans la tension. En février, Beretta avait notifié son intention de présenter ses propres candidats au conseil d’administration de Ruger. Le 2 mai, les deux groupes ont finalement signé un accord de coopération : Beretta a renoncé à cette offensive, en échange du droit de proposer jusqu’à deux administrateurs et d’un plafond de détention fixé à 25 %. Le comité américain chargé de contrôler les investissements étrangers a donné son feu vert le 12 mai.

Le 16 septembre, la Federal Trade Commission, l’autorité américaine de la concurrence, a encore encadré le dispositif. Beretta et Ruger étant concurrents, la loi antitrust interdit à un même groupe de siéger aux conseils de sociétés rivales. Beretta ne pourra donc désigner au conseil de Ruger que des personnalités indépendantes de lui, et devra prévenir la FTC quinze jours avant toute nomination. Lancée le 17 septembre, l’offre avait ensuite reçu, le 28 septembre, l’avis du conseil de Ruger : celui-ci avait choisi de rester neutre, sans recommander à ses actionnaires de l’accepter ou de la refuser, et sans se prononcer sur le caractère équitable du prix proposé.

Un groupe familial de cinq siècles

Pour Beretta, qui a célébré ses 500 ans le 3 octobre, l’opération s’ajoute à un portefeuille de marques déjà fourni, de Benelli à Franchi en passant par Sako. Ruger, connu notamment pour sa carabine 10/22, son revolver GP100 et sa gamme American, reste coté à la Bourse de New York, et Beretta y demeure un actionnaire minoritaire, plafonné à 25 %. Le taux définitif, attendu dans les prochains jours, fixera la répartition exacte des actions achetées entre les actionnaires.

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Nîmes : 226 armes historiques aux enchères

Ce jeudi 1er octobre à 14 h, l’Hôtel des ventes de Nîmes disperse une collection d’armes réglementaires françaises bâtie en 36 ans de recherches : 226 lots de Louis XIV au Second Empire, dont un fusil des Gardes du Corps du Roi estimé 3 000 à 4 000 €.

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Patrick H
Fusil à silex des Gardes du Corps du Roi modèle 1814, lot 133 de la vente de Nîmes

« Commencée en août 1972, ma collection est aujourd’hui le fruit de 36 années de recherches et de milliers de kilomètres parcourus. » Ces mots ouvrent la présentation de la vente que l’Hôtel des ventes de Nîmes organise ce jeudi 1er octobre à 14 h. Leur auteur, désigné dans le catalogue par la seule initiale « M. B », y disperse sa collection d’armes réglementaires françaises. Complétée par des lots d’autres provenances, la vente aligne 226 numéros qui racontent près de deux siècles d’histoire militaire française, de Louis XIV à la fin du Second Empire.

Toute l’armée française en 226 lots

Conduite par les commissaires-priseurs Frank Puaux et Aurore Illy, sous l’expertise d’Arnaud de Gouvion Saint Cyr, la vente suit l’ordre des armes réglementaires. Infanterie, cavalerie, dragons, artillerie, gendarmerie : chaque arme a sa section, avec ses fusils, ses mousquetons et ses pistolets. Suivent les carabines, les lourds fusils de rempart, les armes de cadets et d’officiers, celles des Gardes impériales et de la Maison du Roi, puis la marine.

Feuilleter le catalogue revient à parcourir l’évolution technique du fusil militaire. On part d’un mousquet à mèche, on traverse les platines à silex des modèles 1777 et An IX, puis la percussion, jusqu’au chargement par la culasse avec un Chassepot modèle 1866 de la manufacture de Saint-Étienne, présenté avec sa baïonnette et estimé 500 à 700 €. Son grand rival de la guerre de 1870, le fusil Dreyse prussien, figure aussi au catalogue. Quant aux fusils réglementaires à percussion, ils sont du type de ceux que les amateurs de poudre noire tirent à 100 m dans l’épreuve Minié.

Les Gardes du Corps du Roi en tête d’affiche

La plus haute estimation de la vente revient au lot 133, un fusil à silex des Gardes du Corps du Roi, modèle 1814, de la compagnie de Noailles, attendu entre 3 000 et 4 000 €. Arme d’une unité d’élite de la Maison militaire du roi sous la Restauration, il se distingue par son canon bleui, damasquiné d’or au tonnerre aux armes de France et de l’inscription « Gardes du Corps du Roi ». Il porte les poinçons de l’inspecteur Pache et du contrôleur Bouny.

Canon bleui damasquiné d'or aux armes de France portant l'inscription Gardes du Corps du Roi
Le canon du lot 133, damasquiné d’or aux armes de France. Photo : Hôtel des ventes de Nîmes

Six autres pièces atteignent au moins 2 000 € en estimation haute. Un rare fusil de rempart à silex et culasse ouvrante modèle 1828, sorti de la manufacture royale de Charleville, est estimé 2 500 à 3 000 €. Le fusil à silex des vélites de la Garde impériale, au canon daté 1809 et à la platine de la manufacture impériale de Versailles, et un mousqueton de bord modèle 1779 de la manufacture royale de Tulle sont attendus chacun entre 2 000 et 3 000 €. Les amateurs de pièces d’expérimentation suivront le rare fusil d’essai de dragons Chassepot modèle 1862, en calibre 12 mm, fabriqué à Châtellerault et daté 1865, estimé 2 000 à 2 500 €.

Ferment la marche des têtes d’affiche, à 1 500 à 2 000 € chacune, la rare carabine à percussion modèle 1837 dite « Pontcharra », munie d’une hausse à 250 m, et une paire de pistolets à silex d’officier modèle 1816, signés de la manufacture royale de Maubeuge.

Des estimations à la portée des collectionneurs

Au-delà de ces pièces maîtresses, la vente reste très accessible. Mis bout à bout, les estimations du catalogue vont de 95 780 à 129 980 € pour l’ensemble des 226 lots. L’estimation basse médiane s’établit à 375 €, 145 lots démarrent sous la barre des 500 € et seuls 14 numéros sont estimés à 1 000 € ou plus en estimation basse. De quoi ouvrir la collection d’armes réglementaires à des budgets modestes, frais de vente en sus.

Côté réglementation, les armes à feu dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900 relèvent en règle générale de la catégorie D, celle des armes historiques et de collection, dont l’acquisition est libre pour les personnes majeures.

Infos pratiques

  • Vente : jeudi 1er octobre 2026 à 14 h, Hôtel des ventes de Nîmes.
  • Exposition : le matin de la vente, de 10 h à 12 h, sur rendez-vous.
  • Ordres d’achat : ils n’étaient acceptés que jusqu’à la veille de la vente, 16 h.
  • Retrait des lots : impérativement avant le 1er novembre 2026, la maison de ventes déménageant.
  • Catalogue complet, avec photos et descriptions : sur le site de la maison de ventes.

Le collectionneur, lui, a tenu à dédier ces 36 années de recherches « à [sa] famille », qui lui a « laissé vivre pleinement [son] goût pour les objets du passé ». À partir de 14 h, ces témoins de l’histoire de France changeront de mains.

 

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Beretta fête ses 500 ans

Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans jour pour jour. De la livraison de canons d’arquebuse à l’Arsenal de Venise en 1526 aux éditions anniversaire de 2026, retour sur la plus ancienne fabrique d’armes du monde.

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Yoan Duvel
Reçu daté du 3 octobre 1526 par lequel Bartolomeo Beretta livre des canons d'arquebuse à l'Arsenal de Venise

Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans, jour pour jour. Ce jour-là, en 1526, un maître canonnier de Gardone Val Trompia, en Lombardie, livrait 185 canons d’arquebuse à l’Arsenal de la République de Venise. Prix de la commande : 296 ducats. Le reçu a traversé les siècles. Il porte la mention « a dì 3 ottobre 1526 » et fait de la Fabbrica d’Armi Pietro Beretta la plus ancienne fabrique d’armes encore en activité, et l’une des plus vieilles entreprises familiales du monde.

Un reçu, cinq siècles

Le document est d’une sobriété désarmante : quelques lignes d’une écriture penchée, le nom de « Bartolomeo Beretta da Gardon », la mention des canons destinés à « la casa nostra del Arsenal », et le montant en chiffres romains, ccxcvi, soit 296. De cette simple transaction sur papier est née une dynastie qui n’a jamais quitté les mains de la même famille. Quinze générations plus tard, la maison de Gardone est toujours dirigée par les Beretta et se trouve aujourd’hui à la tête d’un groupe qui réunit plusieurs marques bien connues des tireurs, de Benelli à Sako.

Cette longévité, aucune autre entreprise de l’armurerie ne peut la revendiquer. Beretta a fourni les arquebusiers de Venise, puis les armées italiennes, avant de devenir une signature majeure du pistolet et du fusil de sport. Le pistolet 92, adopté par l’armée américaine sous le nom de M9, et les fusils superposés de la série 680 comptent parmi les armes les plus diffusées de la planète.

Villa Beretta à Gardone Val Trompia, berceau de la fabrique d'armes
La Villa Beretta à Gardone Val Trompia. Photo : Mik2001 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Meloni à Gardone

L’anniversaire a déjà eu son temps fort institutionnel. Le 18 septembre, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni s’est rendue à l’usine de Gardone Val Trompia, accueillie par trois générations de la famille Beretta. Elle y a inauguré l’« Innovation Habitat », le nouvel espace de recherche et développement de la marque, salué une « excellence » industrielle italienne et assisté au passage des Frecce Tricolori, la patrouille acrobatique nationale. La journée a aussi servi à décorer les salariés les plus fidèles : 25, 35 et 40 ans de maison côté italien, jusqu’à 46 ans de service pour certains employés de Beretta USA.

Des armes pour marquer le coup

Pour ses 500 ans, Beretta a promis dix pièces uniques et sept éditions limitées, étalées sur toute l’année. La plus symbolique est un pistolet 92FS baptisé « Ducato », tiré à exactement 296 exemplaires, en écho aux 296 ducats du contrat fondateur. La marque a aussi présenté un 92FS « Diamond » habillé d’or et de diamants, et fait frapper une médaille du cinquième centenaire avec la Monnaie d’État italienne. Le programme complet est réuni sur un site dédié, beretta500.com.

Le vrai anniversaire, le 3 octobre

C’est toutefois le 3 octobre, date exacte du reçu de 1526, que Beretta a choisi pour son geste envers les tireurs. Ce jour-là démarre un circuit de tir au plateau baptisé « Beretta 500 Extra Excellence » : 34 étapes réparties dans 22 stands italiens, jusqu’à une finale les 13 et 14 novembre au stand de Rome. Une manière, pour la maison, de fêter ses cinq siècles là où ses fusils se sont bâti une réputation, le ball-trap.

Car c’est bien sur les stands que le nom Beretta parle le plus aux tireurs français. Le superposé de Gardone reste une référence du plateau au plus haut niveau, comme l’avait rappelé la razzia de la marque aux Jeux de Paris. Au pas de tir des disciplines de vitesse comme dans les râteliers des clubs, du pistolet 92 aux fusils de ball-trap, la marque italienne est partout. À 500 ans, elle vient d’ouvrir, avec son « Innovation Habitat », le chantier des siècles suivants.

 

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