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Le fabricant suisse du LBD 40 ravagé par un incendie
Dans la nuit du 28 au 29 octobre, le siège de B&T, à Thoune, a été ravagé par les flammes. La police bernoise privilégie l’incendie volontaire, une vidéo de revendication circule et le fondateur estime les dégâts jusqu’à 20 millions de francs.
Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 octobre, le siège de B&T, à Thoune, dans le canton de Berne, a été ravagé par un incendie. L’entreprise suisse fabrique notamment le GL06, le lanceur de 40 mm que les forces de l’ordre françaises connaissent sous le nom de LBD 40. La police cantonale bernoise privilégie désormais la piste d’un incendie volontaire, et une vidéo de revendication circule sur les réseaux sociaux.
Un bâtiment déjà embrasé à l’arrivée des pompiers
L’alerte a été donnée le jeudi 29 octobre, peu après 3 h 10 : un commerce d’armes de la Tempelstrasse était en feu, selon le communiqué de la police cantonale. À l’arrivée des secours, le bâtiment était déjà entièrement embrasé. Les pompiers de Thoune, de Spiez et de Steffisburg ont maîtrisé l’incendie, puis les derniers foyers ont été éteints en fin d’après-midi. Personne n’a été blessé. D’après les photos prises à l’intérieur et publiées par le quotidien Blick, les deux étages supérieurs sont gravement endommagés.
Le lendemain, la police et le ministère public régional de l’Oberland ont indiqué que l’incendie volontaire était désormais l’hypothèse privilégiée. Ils ont lancé un appel à témoins, en visant aussi les observations suspectes faites « au cours des dernières semaines ». L’entreprise a fermé jusqu’à nouvel ordre ses bureaux, sa boutique et son stand de tir.
Une vidéo de revendication
Le vendredi 30 octobre, le collectif Les Soulèvements de la Terre a affirmé avoir reçu une vidéo revendiquant une « action de désarmement » contre le fabricant du LBD 40. Selon Blick, on y voit des personnes vêtues de noir allumer un cocktail Molotov et le lancer sur un abri rempli de palettes en bois, d’où le feu aurait gagné le bâtiment. Le message qui l’accompagne présente l’action comme un geste de solidarité avec le mouvement social en France, relève 20 minutes. Son authenticité n’est pas établie. La police l’examine et assure que les investigations sont menées « dans toutes les directions ».
Fondateur et propriétaire de B&T, Karl Brügger s’est exprimé dans Blick. Il a confié la direction opérationnelle à Reto Flütsch le 1er août, mais préside toujours le conseil d’administration. « On dirait la guerre », résume-t-il. Il estime les dégâts entre 12 et 20 millions de francs suisses. « Nous sommes heureusement assurés. Notre existence n’est pas menacée », ajoute-t-il, en assurant qu’il ne se laissera pas intimider.
Karl Brügger soupçonne des militants d’extrême gauche, et pense que des Suisses ont pu être impliqués, la vidéo ayant aussi été relayée par des comptes de la gauche radicale bernoise. « Qui nous attaque s’en prend à l’État de droit et à la sécurité des citoyens honnêtes », lance-t-il. Il s’adresse aussi directement aux auteurs : « Vous pouvez incendier notre bâtiment, détruire nos machines, nous causer des dommages financiers et menacer notre direction. Mais il y a une chose que vous ne réussirez jamais : mettre B&T et notre branche à genoux. »
Le LBD 40, une cible ancienne
Fondée en mai 1991 à Spiez, au bord du lac de Thoune, par Karl Brügger et Heinrich Thomet, l’entreprise a d’abord fabriqué des silencieux. Elle s’est ensuite lancée dans les armes complètes, avec le pistolet-mitrailleur MP9 puis la gamme APC, dont la version APC9K a été retenue par l’US Army en 2019. Le lanceur GL06 date de 2006. Selon Karl Brügger, B&T équipe des corps de police en Suisse et en Europe.
En France, le GL06 a progressivement supplanté le Flash-Ball de l’armurier stéphanois Verney-Carron. Son emploi contre des manifestants suscite de longue date de vives critiques. Dès 2019, le mouvement des Gilets jaunes avait appelé à bloquer B&T, rappelle Blick. Karl Brügger conteste cette mise en cause : selon lui, la police française n’utilise pas les bonnes munitions et achète ses cartouches au fabricant français Alsetex plutôt qu’à B&T.
La France a d’ailleurs déjà prévu de renouveler ses lanceurs. En juillet, Verney-Carron a annoncé avoir remporté un marché de 15 millions d’euros auprès du ministère de l’Intérieur, pour près de 6 000 lanceurs mono-coup de 40 mm, selon Lyon Capitale et ICI Saint-Étienne. Ils équiperont la police, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire, avec des livraisons prévues de 2027 à 2030.
Photo en tête d’article : l’incendie du bâtiment de B&T, à Thoune, dans la nuit du 29 octobre 2026. Photo : police cantonale bernoise
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Mondiaux de Doha : 27 Français sur la route de Los Angeles
Les championnats du monde de tir s’ouvrent ce mardi à Doha, avec 36 places de quota pour les Jeux de 2028 en jeu. La France y engage 27 tireurs, dont Jean Quiquampoix et Clément Bessaguet au pistolet vitesse.
La route de Los Angeles commence au Qatar. Les championnats du monde de l’ISSF (carabine, pistolet et plateau) se tiennent à Doha du 1er au 14 novembre, et les premières épreuves débutent ce mardi 3 novembre. Au-delà des titres mondiaux, ces Mondiaux ouvrent la qualification pour les Jeux olympiques de 2028. La France y engage 27 tireurs : huit à la carabine, dix au pistolet et neuf au plateau, selon la liste publiée par le site Équipe-France. Les listes de départ officielles de l’ISSF confirment les Français engagés dès le premier jour.
36 places pour les Jeux de 2028
La fédération internationale met en jeu 36 places de quota olympiques à Doha, trois dans chacune des douze épreuves individuelles du programme des Jeux. C’est, selon l’ISSF, la plus importante occasion de qualification de toute l’olympiade. Ces places reviennent aux nations, qui les obtiennent près de deux ans avant la cérémonie d’ouverture de Los Angeles. Le calendrier publié par l’ISSF :
- 3 novembre : carabine à 10 m hommes et femmes ;
- 4 novembre : pistolet vitesse olympique à 25 m hommes ;
- 5 novembre : pistolet à 10 m hommes et femmes ;
- 6 novembre : skeet hommes et femmes ;
- 9 novembre : carabine trois positions à 50 m femmes ;
- 10 novembre : pistolet à 25 m femmes ;
- 11 novembre : carabine trois positions à 50 m hommes ;
- 12 novembre : fosse olympique hommes et femmes.
Le 20 octobre, l’ISSF a indiqué suivre de près la situation sécuritaire dans la région avec la fédération et les autorités qatariennes, tout en confirmant que les préparatifs se poursuivaient comme prévu.
Bessaguet et Quiquampoix en tête d’affiche
Le pistolet vitesse olympique, les 3 et 4 novembre, réunit les principales têtes d’affiche françaises. Clément Bessaguet y détient le record du monde de qualification, avec 594 points réussis le 9 mai aux championnats d’Europe d’Osijek, rappelle la liste de départ officielle. Jean Quiquampoix, champion olympique à Tokyo et médaillé d’argent à Rio, entamera la compétition le jour de ses 31 ans. Arnaud Gamaleri complète le trio.
Au pistolet à 10 m, le 5 novembre, Céline Goberville, médaillée d’argent olympique, et Annabelle Pioch seront engagées chez les femmes, Yann Fridrici et Théo Moczko chez les hommes. Kévin Chapon disputera le pistolet standard le 8 novembre, avant l’entrée en lice de Mathilde Lamolle et Héloïse Fourré au pistolet à 25 m, les 9 et 10 novembre.
À la carabine, Brian Baudouin, Dimitri Dutendas et Lucas Kryzs ouvriront le programme tricolore dès le 3 novembre à 10 m, tout comme Océanne Muller, Manon Herbulot et Clementine Krumm chez les femmes. Dimitri Dutendas et Lucas Kryzs sont aussi engagés au 50 m couché et au trois positions, où ils retrouveront Romain Aufrère les 10 et 11 novembre. Agathe Girard disputera le 50 m couché les 6 et 7 novembre, puis le trois positions les 8 et 9 novembre.
Neuf tireurs au plateau
Au skeet, du 4 au 6 novembre, Dylan Chauray, Rémi Cloitre et Nicolas Le Jeune défendront les couleurs françaises chez les hommes, Lucie Anastassiou et Noémie Battault chez les femmes. Éric Delaunay n’a pas été retenu, comme l’avait indiqué Ouest-France. La fosse olympique prendra le relais du 10 au 12 novembre, avec Thomas Agez, Clément Bourgue et Antonin Désert chez les hommes, et Carole Cormenier chez les femmes.
Les épreuves par équipe mixte, qui ne distribuent pas de quotas, complètent le programme : deux paires françaises à la carabine à 10 m le 4 novembre (Clementine Krumm et Dimitri Dutendas, Océanne Muller et Lucas Kryzs), deux au pistolet à 10 m le 6 novembre (Céline Goberville et Théo Moczko, Annabelle Pioch et Yann Fridrici). Carole Cormenier et Clément Bourgue fermeront la marche à la fosse mixte, le 13 novembre.
Les Bleus arrivent au Qatar avec de la confiance : mi-octobre, ils avaient remporté cinq médailles à la Coupe du monde du Caire.
Photo en tête d’article : Lucas Kryzs à la Coupe du monde du Caire, en octobre 2026. Photo : © FFTir / J. Heise (CC BY-NC-ND 4.0)
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Après les pillages, la ruée sur les armes de défense
Bombes lacrymogènes, matraques, shockers : depuis les violences du 17 octobre, commerçants et particuliers se pressent dans les armureries. Ce que disent les armuriers, et ce que dit la loi.
Bombes lacrymogènes, matraques télescopiques, lanceurs de produits incapacitants : depuis les violences et les pillages qui ont accompagné la journée de mobilisation du 17 octobre, les armureries voient arriver une clientèle inhabituelle. « Il y a une forte augmentation des ventes d’armes de défense non létales », a constaté jeudi 22 octobre sur CNews Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers et gérant d’une armurerie parisienne. Les commandes ont été multipliées par dix, a-t-il affirmé à Sud Radio. Ce samedi 24 octobre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue.
Des clients qui « ont eu la peur de leur vie »
Qui sont ces nouveaux clients ? Surtout des commerçants, des restaurateurs et des habitants des quartiers touchés, « des personnes qui ont eu la peur de leur vie », a décrit Yves Gollety sur Europe 1. Ils viennent acheter « des bombes de défense, des lanceurs de produits incapacitants, comme les GPX ou des mini-LBD ». « Ce n’est pas tellement de l’auto-défense, c’est surtout pour se protéger », a-t-il nuancé sur Sud Radio. La radio signale même des ruptures de stock de certaines bombes lacrymogènes et matraques télescopiques dans plusieurs armureries.
À Toulouse, la queue devant l’armurerie
À Toulouse, la seule armurerie de la ville, dans le quartier des Carmes, voit défiler les clients depuis plusieurs jours, rapporte ICI Occitanie. Deux amis de 23 ans y ont acheté une petite bombe lacrymogène. « Je suis déjà venu il y a quelques mois, la boutique était un peu vide. Et là, pour le coup, il y avait la queue », raconte l’un d’eux. Un client de 80 ans est reparti avec un petit appareil à impulsion électrique, après être passé trois jours plus tôt, en pleine rupture de stock. Un commerçant dont les vitrines ont été cassées la semaine dernière parle, lui, de « dissuasion ».
À Nîmes, pas de ruée
Le mouvement n’est pas uniforme. À Nîmes, où la préfète du Gard a interdit toute manifestation ce samedi et où de nombreuses vitrines ont été recouvertes de planches, Didier Matéo, qui gère l’Armurerie nîmoise, n’a pas constaté de hausse de la demande, selon ICI Gard Lozère. Il compte quatre commerçants venus le voir depuis mardi, un seul shocker vendu dans la semaine et cinq matraques au lieu d’une ou deux habituellement. « C’est rassurant, ça veut dire que la police fait bien le boulot », estime-t-il.
Les autres solutions coûtent cher : le gérant d’une société de sécurité nîmoise chiffre un agent à « au moins entre 300 et 400 euros hors taxes pour une journée », et les systèmes de brouillard, qui aveuglent les intrus, entre 2 000 et 4 000 euros l’installation.
Ce que dit la loi
Une partie de ces équipements est en vente libre pour les majeurs, dans certaines limites. Les bombes aérosols lacrymogènes ou incapacitantes d’une capacité maximale de 100 ml, les armes à impulsion électrique de contact (matraque électrique, poing électrique, certains shockers) et les matraques sont classées en catégorie D : leur acquisition et leur détention sont libres pour les majeurs, rappelle le site officiel Service Public.
En revanche, leur port et leur transport hors du domicile, y compris en voiture, sont interdits sans motif légitime. Ce motif s’apprécie au cas par cas, selon le lieu, le moment, le type d’arme et le profil du détenteur, et « prétendre que l’arme servirait à mieux affronter une altercation ou un danger ne constitue pas un motif légitime en soi », précise le site.
Image en tête d’article : la fiche Service Public consacrée aux armes de catégorie D, capture d’écran du 24 octobre 2026.
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SIA : double authentification et ouverture aux clubs le 2 novembre
À partir du lundi 2 novembre, la connexion au SIA exige un code à usage unique et les clubs de tir peuvent ouvrir leur propre compte, avec des quotas d’armes recalculés deux fois par an.
Le Système d’information sur les armes (SIA) change deux choses à la fois ce lundi 2 novembre. La connexion à l’espace Détenteurs passe à la double authentification, et le nouveau module « métiers et associations » ouvre le SIA aux fédérations et aux clubs de tir. L’annonce figure en tête de la page d’accueil du portail. Le Service central des armes et explosifs (SCAE) a publié trois guides et une foire aux questions pour accompagner les utilisateurs.
Un code à six chiffres en plus du mot de passe
Après l’identifiant et le mot de passe habituels, le portail demandera de choisir un second facteur : une application d’authentification, qui génère un code à six chiffres, ou un code reçu par SMS. Le ministère de l’Intérieur recommande nettement la première solution. Les codes sont produits sur le téléphone lui-même, même sans réseau, et l’on évite les soucis liés à un changement de numéro ou à une panne d’opérateur.
Le guide cite trois applications par plateforme : FreeOTP+, Google Authenticator et Microsoft Authenticator sur Android, FreeOTP Authenticator, Google Authenticator et Microsoft Authenticator sur iPhone. Il conseille de privilégier FreeOTP. Mise en garde utile : ces applications sont gratuites, et toute version payante portant le même nom est frauduleuse. On les télécharge uniquement depuis l’App Store ou Google Play.
L’enrôlement consiste à scanner un QR code avec l’application. Le SIA fournit ensuite douze codes de secours à usage unique, qui ne seront plus jamais affichés : il faut les imprimer, les télécharger ou les ranger dans un gestionnaire de mots de passe. Ce sont eux qui permettent de retrouver l’accès à son compte en cas de perte de téléphone. Par SMS, le code de configuration n’est valable que cinq minutes.
Les règles de connexion se durcissent aussi. Après quatre tentatives erronées (identifiant, mot de passe ou code), le compte est bloqué quinze minutes. La déconnexion est automatique après 30 minutes d’inactivité, et au bout de 4 heures même en cas d’activité, le code étant alors redemandé. Les méthodes se gèrent depuis l’onglet « Mon profil », où l’on peut ajouter une seconde méthode de secours.
Les clubs de tir ont leur propre compte
Seconde nouveauté, le module « métiers et associations ». Après les licenciés de tir, de ball-trap et de biathlon et les détenteurs sans titre, le SIA s’ouvre aux professionnels et aux associations qui détiennent des armes. La Fédération française de tir et ses clubs affiliés relèvent du compte « détenteur association personne morale ». Il est créé au nom du responsable légal, qui en porte la responsabilité, avec sa pièce d’identité, un justificatif de domicile de moins de trois mois et le numéro SIRET ou RNA de la structure.
Le ministère conseille de faire d’abord l’inventaire complet des armes du club. La création du compte doit se faire en une seule session : rien n’est enregistré en cours de route, et 30 minutes d’inactivité obligent à tout recommencer. Le compte du club est distinct du compte personnel du président, auquel on ne peut pas ajouter de profil associatif, et il lui faut sa propre adresse électronique.
Reste à y faire entrer les armes. Celles que le club avait enregistrées sur un compte SIA particulier devront être rapatriées en passant par une armurerie. Celles qui figurent dans l’ancien fichier Agrippa ne seront pas reprises : il faudra les saisir à la main.
Des quotas recalculés deux fois par an
Les règles de détention restent celles du code de la sécurité intérieure. Les clubs affiliés à la FFTir peuvent acquérir et détenir, sur autorisation, des armes de catégorie B et certaines armes de catégorie A1, dans la limite des quotas de l’article R. 312-40 : 25 armes de 15 à 199 adhérents, 50 de 200 à 499 adhérents, 100 à partir de 500. Les armes de catégorie C, soumises à déclaration, ne sont pas contingentées, pas plus que les cartouches.
Ce qui change, c’est la gestion. Le SIA calcule automatiquement le quota à partir du nombre d’adhérents déclaré. Deux fois par an, à compter du 30 juin et du 31 décembre, le responsable légal doit mettre à jour cet effectif, justificatif à l’appui, dans un délai de trois mois. Une fois validé, le chiffre ne peut plus être corrigé avant la mise à jour suivante. À défaut, des rappels mensuels sont envoyés, puis la préfecture peut engager une procédure de dessaisissement.
Le point le plus sensible concerne les clubs qui perdent des adhérents. Si le nouveau calcul fait passer le quota sous le nombre d’armes de catégorie A1 ou B détenues, les armes excédentaires basculent au statut « à régulariser ». Le club dispose alors de trois mois pour s’en dessaisir.
Le module vise aussi, entre autres, les musées, les exploitants de tir forain, les établissements de formation aux métiers de l’armurerie, les sociétés de production et théâtres nationaux ou les essais industriels. Les entreprises de sécurité privée ne sont pas encore concernées, et les collectionneurs restent annoncés « prochainement » sur la page d’accueil du SIA.
Un SCAE réorganisé
Ces nouveautés coïncident avec une réorganisation du service qui pilote le SIA. Le décret n° 2026-1002 du 27 octobre 2026, publié au Journal officiel du 29 octobre, organise le SCAE en cinq bureaux : « armes », « explosifs », « systèmes d’information », « classement, appui et expertise » et « contrôles ». Le bureau des systèmes d’information administre les outils numériques et les traitements de données personnelles. Le bureau « contrôles » vérifie, sur pièce et sur place, l’activité des titulaires d’une autorisation ministérielle de commerce d’armes et assure aussi « un suivi de la commercialisation sur internet des armes ».
La sécurité des accès au SIA est un sujet sensible depuis le printemps. Le SCAE avait alors confirmé un accès frauduleux au compte professionnel d’une entreprise utilisatrice ; le point d’entrée serait le livre de police numérique d’un armurier, dont les identifiants avaient été compromis, comme nous le rappelions après des cambriolages de tireurs en Gironde. Les documents du ministère ne font pas le lien avec la double authentification. Les guides sont téléchargeables sur la page du SCAE, et l’espace Détenteurs reste accessible à l’adresse sia.detenteurs.interieur.gouv.fr.
Image en tête d’article : la page d’accueil de l’espace Détenteurs du SIA, capture d’écran du 31 octobre 2026.
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