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Eisenstadt : quatre ors allemands au premier soir du Mondial
Premières médailles au 31e Mondial des armes anciennes : l’Allemagne signe quatre titres dès mardi soir, avec un doublé au score maximal de Michael Sturm dans les disciplines à mèche. Whitworth, Kuchenreuter et Miquelet rendent leur verdict ce soir.
Première soirée de remise des prix, premières moissons. Sous la tente dressée au bord des pas de tir d’Eisenstadt, où se déroule jusqu’au 22 août le 31e championnat du monde des armes anciennes, les premiers champions du monde 2026 ont été couronnés mardi soir. Et c’est l’Allemagne qui a frappé la première : quatre médailles d’or et deux d’argent dès la journée d’ouverture des épreuves, annonce la fédération allemande de tir (DSB) dans son compte rendu publié ce matin.
Michael Sturm, doublé au score maximal
L’homme de cette première journée s’appelle Michael Sturm. Le tireur de Tüngental s’est adjugé, avec le score maximal selon sa fédération, les deux disciplines de mousquet à mèche du programme : la Tanegashima, qui se tire debout à 50 m à la balle ronde, et la Hizadai, sa déclinaison à genoux, position héritée de l’entraînement des samouraïs. Deux épreuves dont nous racontions l’étonnante histoire japonaise hier : les armes à mèche ont débarqué en 1543 sur l’île de Tanegashima à bord d’un navire portugais. L’intéressé n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai : il comptait déjà plusieurs titres mondiaux dans la spécialité avant cette semaine autrichienne.
La domination allemande sur ces disciplines, ancienne et assumée (« nos tireurs y règnent depuis des années », écrit la DSB), ne s’est pas arrêtée au seul Sturm : Raimund Zellner a pris l’argent en Tanegashima et Kilian Fichtl en Hizadai, soit deux doublés or-argent. Les deux titres individuels et les deux titres par équipes des disciplines à mèche ont ainsi pris la direction de l’Allemagne, l’équipe composée d’Ute Gretz, Kilian Fichtl et Michael Sturm s’imposant dans les deux tableaux, « avec de la marge » précise la fédération.

Whitworth, Kuchenreuter et Miquelet : verdicts ce soir
Les autres épreuves lancées mardi n’ont pas encore livré leurs podiums. Faute de pouvoir faire passer tous les relais en une journée, la Whitworth (carabine libre à percussion, tirée couché à 100 m), la Kuchenreuter (pistolet à percussion à 25 m) et la Miquelet réplique (mousquet à silex à canon lisse, debout à 50 m) s’achèvent ce mercredi, avec remise des médailles dans la soirée. La DSB y annonce déjà « de bons résultats qui laissent espérer des médailles » pour ses tireurs. Même attente du côté des plateaux : à Tattendorf, à une vingtaine de minutes d’Eisenstadt, les 50 plateaux de la Manton origine (fusil à silex) ont été lancés mardi, mais les résultats seront proclamés ce soir avec ceux de la Manton réplique.
Le programme de ce mercredi est le plus copieux de la semaine sur le stand principal : Cominazzo (pistolet à silex), Miquelet origine, Vetterli (50 m debout), Walkyrie (l’épreuve des dames, couché à 100 m), Maximilian (carabine à silex libre à 100 m) et Whitworth jeunes. Jeudi suivront la Mariette, la Lamarmora et la Minié, avant les revolvers Colt et le pistolet à mèche Tanzutsu vendredi.
Et les Bleus ?
Aucun podium tricolore n’est annoncé à ce stade, mais l’essentiel du programme, sur lequel s’alignent les 19 sélectionnés français, n’a tout simplement pas rendu son verdict : la grande majorité des titres se joue entre mercredi et samedi. Les résultats officiels complets de la première journée, classe origine comme classe réplique, n’étaient pas encore publiés par la MLAIC ce mercredi matin ; nous y reviendrons dès leur mise en ligne, avec un point complet sur les performances françaises.
Une chose est sûre : avec 362 engagés de 23 nations et des cérémonies de remise chaque soir sous la tente du stand, le Mondial d’Eisenstadt tient le rythme annoncé. La chasse aux médailles ne fait que commencer.
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Pourquoi le 22 Long Rifle règne toujours sur le tir sportif
Né en 1887 d’une idée parisienne de 1845, le 22 Long Rifle arme l’école de tir, les 25 et 50 m, les Jeux olympiques et le biathlon. Histoire d’un petit calibre devenu la munition la plus produite au monde.
Il aura 140 ans l’an prochain et personne ne songe à le remplacer. De la première carabine d’un jeune licencié aux pas de tir des Jeux olympiques d’hiver, des matchs 25 m des clubs français aux carabines de match les plus pointues, un seul et même calibre fait l’unanimité : le 22 Long Rifle. Retour sur le parcours d’une toute petite cartouche née en 1887, devenue la munition la plus produite au monde et la colonne vertébrale du tir sportif.
Né dans les salons parisiens
Tout commence à Paris en 1845. L’armurier Louis-Nicolas Flobert met au point la première cartouche métallique autonome de l’histoire : une simple capsule à percussion annulaire coiffée d’une balle ronde, sans poudre, juste assez puissante pour animer les « armes de salon » avec lesquelles la bonne société s’exerce à la cible dans son intérieur. L’idée fait son chemin outre-Atlantique : en 1857, Smith & Wesson allonge l’étui, ajoute une charge de poudre et crée le 22 Short pour son tout premier revolver.
La synthèse décisive arrive en 1887. La manufacture américaine J. Stevens Arms & Tool Company marie l’étui du 22 Long avec la balle de 40 grains (2,6 g) du 22 Extra Long : le 22 Long Rifle est né. Chargée d’abord à la poudre noire avant de passer à la poudre sans fumée, la nouvelle cartouche surclasse ses deux aînées, qu’elle renverra peu à peu aux oubliettes.

La physique d’un surdoué
Pourquoi cette cartouche de 5,6 mm a-t-elle traversé les époques ? D’abord parce que sa balistique colle parfaitement aux exigences du tir de précision. En munition de match, la balle de plomb de 2,6 g quitte le canon autour de 330 m/s : elle reste sous la vitesse du son sur tout son trajet et s’épargne le passage transsonique, ce moment turbulent qui dégrade la régularité des projectiles supersoniques. À 50 m, distance reine du calibre, les meilleures combinaisons carabine-munition rivalisent avec un dix de cible qui ne mesure que 10,4 mm.
Ensuite parce que le 22 LR est économe en tout. Recul insignifiant, détonation modérée, prix contenu : on peut enchaîner des centaines de coups par séance d’entraînement sans fatigue ni budget déraisonnable. Les fabricants de munitions de match, Eley, Lapua ou RWS en tête, poussent le raffinement jusqu’à trier leurs productions par lots, que les tireurs de haut niveau testent un à un pour trouver celui qui s’accorde le mieux à leur canon.

Des stands français aux Jeux d’hiver
Faites l’inventaire d’un championnat : le 22 LR est partout. En France, il règne sur les épreuves carabine 50 m et sur toute la famille du pistolet 25 m (précision, standard, vitesse), disciplines dont les championnats de France se sont disputés en juillet à Volmerange-les-Mines. La cible mobile 50 m, dont trois Français ont disputé le Mondial à Tallinn cet été, se tire elle aussi en 22 LR. Aux Jeux olympiques, il arme la carabine 50 m trois positions et le pistolet vitesse 25 m ; le vénérable pistolet libre 50 m, autre bastion du calibre, a quant à lui quitté le programme après Rio 2016.
Son plus beau coup médiatique reste pourtant hivernal. Jusqu’au milieu des années 1960, le biathlon se tirait avec des fusils en calibre militaire, du 30-06 au 7,62 OTAN. Coût des munitions, nuisances sonores, contraintes de sécurité : le congrès de la discipline adopte en 1976 à Seefeld le passage au petit calibre, appliqué dès les Mondiaux 1978 de Hochfilzen. Depuis, chaque hiver, des millions de téléspectateurs regardent sans le savoir des carabines en 22 LR cracher leurs balles sur des cibles placées à 50 m. Le sport y a gagné des stands compacts, des munitions abordables et une popularité mondiale.

Increvable
Les chiffres donnent le vertige : la production mondiale de 22 LR est estimée entre 2 et 2,5 milliards de cartouches par an, ce qui en fait de très loin la munition la plus fabriquée de la planète. Aucun calibre concurrent n’a jamais sérieusement menacé son trône, et les disciplines nouvelles, à l’image des matchs de précision rimfire inspirés du tir longue distance, continuent de s’appuyer sur lui.
À la rentrée, dans les clubs d’une FFTir qui vise les 300 000 licenciés, des milliers de nouveaux tireurs presseront pour la première fois la détente d’une arme en 22 LR. Ils perpétueront, sans forcément le savoir, le geste inauguré il y a 139 ans avec une cartouche assemblée dans le Massachusetts sur une idée née dans les salons parisiens. Pas mal, pour une munition de salon.
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D’où viennent les noms des épreuves de poudre noire ?
De Minié à Tanegashima, chaque épreuve du championnat du monde des armes anciennes porte le nom d’un inventeur, d’une dynastie d’armuriers ou d’un lieu fondateur. Visite guidée pendant le Mondial d’Eisenstadt.
Sur les pas de tir d’Eisenstadt, où se dispute cette semaine le 31e championnat du monde des armes anciennes, personne ne parle de « carabine 50 mètres » ou de « pistolet 25 mètres ». On s’inscrit en Vetterli, on s’aligne en Whitworth, on rêve d’un podium en Cominazzo. Chaque épreuve du circuit MLAIC porte le nom d’une arme, d’un inventeur, d’une dynastie d’armuriers ou d’un lieu fondateur. Derrière la liste des disciplines se cache un véritable musée, et près de cinq siècles d’histoire des armes à feu. Petite visite guidée.
Un règlement qui se lit comme un livre d’histoire
Le principe est unique dans le sport de haut niveau. Là où les fédérations olympiques nomment leurs épreuves par la distance et la position, la confédération internationale de la poudre noire a choisi, dès ses premières coupes en 1972, d’honorer les grandes figures de l’arme ancienne. Fusil réglementaire à percussion tiré à 100 m ? Épreuve Minié. Mousquet à mèche japonais ? Tanegashima. Revolver à percussion à 25 m ? Colt ou Mariette. Chaque discipline existe en deux classes, armes d’origine et répliques, et chaque trophée a été offert par une fédération ou un club, de la FFTir au Deutscher Schützenbund.
Les inventeurs : Minié, Whitworth, Pauly, Vetterli
L’épreuve reine du fusil rayé porte un nom bien français. Claude-Étienne Minié (1804-1879), capitaine de l’armée française, met au point en 1849 la balle cylindro-ogivale à jupe expansive qui permet enfin de charger vite un canon rayé. Adoptée dans le monde entier, la « balle Minié » a bouleversé le tir militaire du 19e siècle, et la coupe de l’épreuve qui porte son nom a été offerte par les Arquebusiers de France.
Sir Joseph Whitworth (1803-1887) est, lui, l’homme de la précision absolue. Ingénieur mécanicien célébré dans toute l’Angleterre victorienne, normalisateur du filetage qui porte encore son nom, il développe un système de rayage polygonal qui repousse les limites du tir à longue distance. Logique : l’épreuve Whitworth est celle du fusil libre à 100 m.
Moins connu du grand public, le Suisse Jean Samuel Pauly (1766-1817), officier d’artillerie, conçoit au début du 19e siècle la première cartouche obturante à percussion centrale, l’ancêtre direct de toutes nos munitions modernes. Son compatriote Friedrich Vetterli (1822-1882) donne son nom à l’épreuve des fusils réglementaires suisses : son fusil à répétition de 1869, une première mondiale pour une armée, équipa les tireurs helvètes pendant deux décennies. Quant à Samuel Colt, inutile de le présenter : son revolver à percussion, produit en grande série à partir de 1838, a son épreuve à 25 m.
Les dynasties : Cominazzo, Kuchenreuter, Mariette
Le pistolet à silex d’origine se tire en Cominazzo, du nom d’une famille de canonniers de Gardone Val Trompia, active aux 16e et 17e siècles dans cette même vallée lombarde où Beretta forge encore aujourd’hui. Les Kuchenreuter, eux, arment Ratisbonne et l’Europe depuis 1626, et la maison existe toujours : leurs pistolets de duel et de cible ont donné son nom à l’épreuve du pistolet à percussion. Les amateurs de curiosités retiendront aussi Mariette, pistolier belge célèbre pour ses poivrières, honoré par l’épreuve du revolver réglementaire.
Du Japon de 1543 à Versailles 1968
La plus belle histoire vient du Pacifique. Tanegashima est une île du sud du Japon où accoste en 1543 un navire portugais dérouté par un cyclone. À son bord, des arquebuses à mèche. Selon la chronique reprise par la MLAIC, le seigneur local en commande 600 copies dans les mois qui suivent et fait construire un moulin à poudre : l’arme à feu vient de conquérir le Japon. Cinq siècles plus tard, les mousquets à mèche se tirent debout en Tanegashima, à genoux en Hizadai, et le pistolet à mèche en Tanzutsu.
L’Espagne a son épreuve avec le Miquelet, cette platine à silex robuste au grand ressort extérieur qui a équipé tout le pourtour méditerranéen. L’Autriche, pays hôte du Mondial 2026, est doublement servie : l’épreuve Maximilian rend hommage à l’empereur Maximilien Ier (1459-1519), chasseur passionné qui passe pour avoir été le premier à employer des armes à canon rayé, et l’épreuve Peterlongo honore un armurier d’Innsbruck. Les dames disputent la Walkyrie, clin d’œil aux guerrières des sagas scandinaves, et le roi de Suède Gustave Adolphe, premier à généraliser la cartouche papier chez ses soldats, veille sur une épreuve par équipes dont la coupe fut offerte par la Fédération française de tir en 1972.
La France, justement, est au cœur de cette histoire. L’épreuve par équipes Versailles commémore le tout premier match international d’armes anciennes, tiré au Tir national de Versailles en mai 1968. C’est de cette rencontre fondatrice qu’est née la dynamique internationale de la discipline, formalisée ensuite au sein du MLAIC, dont la FFTir est membre.
Une culture autant qu’un sport
Cette toponymie savante n’est pas un folklore gratuit. Elle dit ce qu’est profondément le tir aux armes anciennes : une discipline où l’on ne peut pas performer sans comprendre son arme, son époque et sa technique de chargement. Le compétiteur qui s’aligne en Whitworth sait ce qu’il doit à l’ingénieur de Manchester, celui qui tire en Minié perpétue un geste français de 1849.
À Eisenstadt, les 362 engagés de 23 nations font vivre ces noms jusqu’au 22 août. Les premiers titres tombent cette semaine, et nous reviendrons sur les résultats des 19 sélectionnés français dès les premières finales.
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Rock Island : trois jours d’armes de légende au Texas
Du 21 au 23 août, Rock Island Auction disperse au Texas un Winchester 1 of 1000, le fusil de Bonnie and Clyde et un 1911 forgé dans une météorite. Tour d’horizon des pièces phares avant le coup de marteau.
Trois jours, des centaines d’armes de légende et quelques pièces qui n’existent nulle part ailleurs. Du 21 au 23 août 2026, la maison Rock Island Auction Company tient à Bedford, au Texas, sa grande vente Premier trimestrielle. Le catalogue court des platines à silex du 17e siècle aux fusils de précision les plus récents, en passant par les armes de la guerre de Sécession et des deux guerres mondiales. Voici les vedettes qui vont faire grimper les enchères.
Un Winchester « 1 of 1000 », le graal des collectionneurs
La pièce reine parmi les armes à levier est un Winchester Model 1873 « One of One Thousand » de premier type, orné de bandes d’argent et d’une gravure d’usine. Derrière ce nom se cache l’une des plus belles trouvailles commerciales du 19e siècle. À partir de 1875, Winchester testait ses carabines en sortie de production et réservait la mention « One of One Thousand » aux canons jugés les plus précis. Seule une infime partie des Model 1873 a décroché cette distinction, ce qui en fait aujourd’hui des raretés absolues.
Le mythe a dépassé le cercle des collectionneurs en 1950, quand Hollywood en a tiré le western « Winchester 73 » d’Anthony Mann, avec James Stewart lancé à la poursuite d’un fusil « 1 of 1000 » volé. L’exemplaire proposé en août est estimé entre 450 000 et 700 000 dollars.
Le fusil de Bonnie and Clyde
Rock Island le présente comme le fusil le plus célèbre de l’histoire américaine. C’est un Browning Auto-5 de calibre 16 que Clyde Barrow avait fait raccourcir au canon et à la crosse, une version compacte surnommée « Whippet » qu’il dissimulait sous ses vêtements. L’arme a été récupérée dans la voiture criblée de balles après l’embuscade du 23 mai 1934, en Louisiane, qui coûta la vie à Barrow et à Bonnie Parker. Le hors-la-loi l’aurait portée près de deux ans. Estimation : 375 000 à 650 000 dollars.
Un 1911 forgé dans une météorite
Changement d’univers avec une exclusivité Rock Island : « The Meteorite » de Bligh Guns, un Model 1911 numéroté M001 dont la carcasse, la glissière et les plaquettes ont été taillées dans du fer météoritique Muonionalusta, vieux de quatre milliards d’années et tombé dans le nord de la Scandinavie. Ce métal, très difficile à usiner, donne à l’arme un aspect de glace fracturée signé par les fameuses figures de Widmanstätten. Comptez de 60 000 à 90 000 dollars pour ce mariage improbable de la balistique et de l’astronomie.
Colts historiques et arsenal du 20e siècle
Côté Colt, la vedette est une paire en coffret de revolvers Model 1860 Army offerte au général Henry M. Naglee. Suivent plusieurs Single Action Army gravés par les maîtres L. D. Nimschke, Cuno Helfricht et Wilbur Glahn, ainsi qu’un rare « Sheriff’s Model » nickelé au canon court de 10 cm (4 pouces), documenté par sa lettre d’usine et estimé de 80 000 à 150 000 dollars.
Les amateurs d’armes du 20e siècle ne sont pas oubliés. Le catalogue aligne une mitrailleuse MG42, un fusil d’assaut MP43 Sturmgewehr, une mitraillette MP40 et des Thompson, mais aussi des pièces de précision très recherchées : un Barrett M82A1 issu du corps des Marines pendant la guerre du Golfe, un très rare Walther WA 2000, un Dragunov SVD et un SR-25 de Knight’s Armament. La gravure d’art est également à l’honneur, avec une paire d’armes superposées Holland and Holland signée du Belge Philippe Grifnée, estimée de 275 000 à 450 000 dollars.
Reste la pièce qui domine toute la vente, déjà présentée dans nos colonnes : un authentique char Panzer IV Ausf. H de 1943, estimé jusqu’à 2,4 millions de dollars, l’un des rares exemplaires encore existants et le seul proposé publiquement aux États-Unis.
La journée d’exposition est fixée au 20 août à Bedford, avant trois jours d’enchères du 21 au 23. De quoi occuper les collectionneurs, et rappeler qu’une belle arme ancienne reste autant un morceau d’histoire qu’un placement.
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