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Chevaline : le pistolet du lac n’est pas l’arme du crime
Deux baigneurs ont remonté un Luger par deux mètres de fond, face au camping où séjournait la famille al-Hilli. Quatorze ans après la tuerie, les enquêteurs tranchent : ce n’est pas l’arme du crime.
Ils cherchaient la fraîcheur, ils ont remonté une énigme. Le 20 août, deux touristes britanniques qui se baignaient dans le lac d’Annecy ont buté, par moins de deux mètres de fond, sur un pistolet. Pas n’importe lequel : un Luger. Et pas n’importe où : face au camping Le Solitaire du Lac, à Saint-Jorioz, celui-là même où séjournait la famille al-Hilli au début de septembre 2012, quelques jours avant d’être exécutée sur un parking forestier au-dessus de Chevaline. Le parquet de Nanterre a confirmé la découverte lundi 31 août au soir. Mais quatorze ans jour pour jour après une tuerie que la France entière connaît et que personne n’a élucidée, le suspense aura duré moins de deux semaines : contactés par RTL, les enquêteurs de la section de recherches de Chambéry sont formels. « Ce n’est pas l’arme du crime. »
Deux mètres d’eau et un troublant hasard
La zone n’a rien d’un abîme : une bande littorale où l’on a pied, fréquentée tout l’été par les baigneurs. C’est pourtant là que dormait le pistolet, à une dizaine de kilomètres du parking du Martinet, la scène de crime de 2012. Les deux vacanciers ont remis leur trouvaille aux gendarmes. L’arme, restée immergée on ne sait combien de temps, est décrite comme sérieusement dégradée par son séjour dans l’eau, mais « digne d’intérêt » : assez, en tout cas, pour que le pôle des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre, qui instruit le dossier depuis septembre 2022, la transmette à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour identification formelle.
Prudence maximale, cependant, du côté des enquêteurs. Car si le lieu de la découverte a de quoi troubler, l’objet, lui, colle mal. Selon les premières constatations révélées cette semaine, puis précisées auprès de RTL, le pistolet du lac est un P08 en 9 mm, le Parabellum allemand. Or ce n’est pas un P08 que l’enquête traque depuis quatorze ans.
06/29 ou P08 : le détail qui change tout

Dès 2012, les douilles ramassées sur le parking et les fragments de plaquette de crosse abandonnés par l’arme ont parlé : le tueur a fait feu avec un Parabellum modèle 06/29, la déclinaison helvétique du Luger, fabriquée par la Waffenfabrik de Berne à partir de 1933 et chambrée en 7,65 Parabellum. Surtout, les fragments retrouvés étaient d’un rouge caractéristique : celui de la canevasite, un matériau synthétique réputé fragile qui équipa les plaquettes de crosse des 06/29 jusqu’en 1939. Selon Le Dauphiné Libéré, 7 680 exemplaires seulement en furent dotés. C’est cet indice, presque un numéro de série collectif, qui a conduit la juge Sabine Khéris à faire recenser depuis 2023 les détenteurs de P06 en 7,65 Parabellum.
Le P08, lui, est un autre animal : adopté par l’armée allemande en 1908, produit à des millions d’exemplaires, chambré pour l’essentiel en 9 mm Parabellum, plaquettes de bois quadrillé. Même genouillère, même silhouette pour un œil pressé, mais ni le bon calibre ni les bonnes plaquettes, ni même le bon canon : 120 mm sur le modèle suisse, 100 sur l’allemand, un écart de deux centimètres qui se voit, rappelle sur RTL Robin Thétaz, ancien gendarme suisse et collectionneur de Luger. Autant de détails qui expliquent que la section de recherches de Chambéry ait déjà tranché.
Quatorze ans d’énigme
Le 5 septembre 2012, sur le parking du Martinet, au bout d’une route forestière au-dessus de Chevaline, quatre personnes sont abattues de 21 coups de feu : Saad al-Hilli, ingénieur britannique de 50 ans, son épouse Iqbal, 47 ans, la mère de celle-ci, 74 ans, et Sylvain Mollier, cycliste de 45 ans qui a eu le malheur de passer là. Les deux filles du couple survivent : l’aînée, grièvement blessée, et la cadette, passée inaperçue des premiers secours, qui ne sera découverte que huit heures plus tard, indemne, blottie contre sa mère dans la voiture. Mobile inconnu, tueur inconnu : quatorze ans d’hypothèses successives, et un dossier transmis en septembre 2022 au pôle cold cases de Nanterre après le dessaisissement d’Annecy.
L’arme du crime, elle, n’a jamais été retrouvée. C’est précisément ce qui rend la trouvaille du 20 août si troublante : un Luger, dans le lac, face au camping des victimes. Trop beau, de fait. Les lacs recueillent depuis toujours des armes dont on veut se défaire, héritages encombrants, pièces volées, souvenirs de guerre, et toutes ne sont pas des pièces à conviction.
Ce que le lac peut encore dire
La messe n’est pas dite pour autant : le 3 septembre, le parquet de Nanterre a ordonné une expertise officielle pour écarter jusqu’au dernier doute. L’IRCGN sait faire parler les armes immergées : identification formelle du modèle, lecture du numéro de série sous la corrosion, comparaison des rayures du canon avec les projectiles de 2012 si l’état du tube le permet. Sauf immense surprise, le pistolet des baigneurs rejoindra la longue liste des fausses pistes d’un dossier qui en regorge, et le 06/29 aux plaquettes rouges courra toujours. Quelque part, dans un tiroir, une collection ou une vase plus profonde, se cache encore la clé de l’un des cold cases les plus scrutés de France.
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Nîmes : 226 armes historiques aux enchères
Ce jeudi 1er octobre à 14 h, l’Hôtel des ventes de Nîmes disperse une collection d’armes réglementaires françaises bâtie en 36 ans de recherches : 226 lots de Louis XIV au Second Empire, dont un fusil des Gardes du Corps du Roi estimé 3 000 à 4 000 €.
« Commencée en août 1972, ma collection est aujourd’hui le fruit de 36 années de recherches et de milliers de kilomètres parcourus. » Ces mots ouvrent la présentation de la vente que l’Hôtel des ventes de Nîmes organise ce jeudi 1er octobre à 14 h. Leur auteur, désigné dans le catalogue par la seule initiale « M. B », y disperse sa collection d’armes réglementaires françaises. Complétée par des lots d’autres provenances, la vente aligne 226 numéros qui racontent près de deux siècles d’histoire militaire française, de Louis XIV à la fin du Second Empire.
Toute l’armée française en 226 lots
Conduite par les commissaires-priseurs Frank Puaux et Aurore Illy, sous l’expertise d’Arnaud de Gouvion Saint Cyr, la vente suit l’ordre des armes réglementaires. Infanterie, cavalerie, dragons, artillerie, gendarmerie : chaque arme a sa section, avec ses fusils, ses mousquetons et ses pistolets. Suivent les carabines, les lourds fusils de rempart, les armes de cadets et d’officiers, celles des Gardes impériales et de la Maison du Roi, puis la marine.
Feuilleter le catalogue revient à parcourir l’évolution technique du fusil militaire. On part d’un mousquet à mèche, on traverse les platines à silex des modèles 1777 et An IX, puis la percussion, jusqu’au chargement par la culasse avec un Chassepot modèle 1866 de la manufacture de Saint-Étienne, présenté avec sa baïonnette et estimé 500 à 700 €. Son grand rival de la guerre de 1870, le fusil Dreyse prussien, figure aussi au catalogue. Quant aux fusils réglementaires à percussion, ils sont du type de ceux que les amateurs de poudre noire tirent à 100 m dans l’épreuve Minié.
Les Gardes du Corps du Roi en tête d’affiche
La plus haute estimation de la vente revient au lot 133, un fusil à silex des Gardes du Corps du Roi, modèle 1814, de la compagnie de Noailles, attendu entre 3 000 et 4 000 €. Arme d’une unité d’élite de la Maison militaire du roi sous la Restauration, il se distingue par son canon bleui, damasquiné d’or au tonnerre aux armes de France et de l’inscription « Gardes du Corps du Roi ». Il porte les poinçons de l’inspecteur Pache et du contrôleur Bouny.
Six autres pièces atteignent au moins 2 000 € en estimation haute. Un rare fusil de rempart à silex et culasse ouvrante modèle 1828, sorti de la manufacture royale de Charleville, est estimé 2 500 à 3 000 €. Le fusil à silex des vélites de la Garde impériale, au canon daté 1809 et à la platine de la manufacture impériale de Versailles, et un mousqueton de bord modèle 1779 de la manufacture royale de Tulle sont attendus chacun entre 2 000 et 3 000 €. Les amateurs de pièces d’expérimentation suivront le rare fusil d’essai de dragons Chassepot modèle 1862, en calibre 12 mm, fabriqué à Châtellerault et daté 1865, estimé 2 000 à 2 500 €.
Ferment la marche des têtes d’affiche, à 1 500 à 2 000 € chacune, la rare carabine à percussion modèle 1837 dite « Pontcharra », munie d’une hausse à 250 m, et une paire de pistolets à silex d’officier modèle 1816, signés de la manufacture royale de Maubeuge.
Des estimations à la portée des collectionneurs
Au-delà de ces pièces maîtresses, la vente reste très accessible. Mis bout à bout, les estimations du catalogue vont de 95 780 à 129 980 € pour l’ensemble des 226 lots. L’estimation basse médiane s’établit à 375 €, 145 lots démarrent sous la barre des 500 € et seuls 14 numéros sont estimés à 1 000 € ou plus en estimation basse. De quoi ouvrir la collection d’armes réglementaires à des budgets modestes, frais de vente en sus.
Côté réglementation, les armes à feu dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900 relèvent en règle générale de la catégorie D, celle des armes historiques et de collection, dont l’acquisition est libre pour les personnes majeures.
Infos pratiques
- Vente : jeudi 1er octobre 2026 à 14 h, Hôtel des ventes de Nîmes.
- Exposition : le matin de la vente, de 10 h à 12 h, sur rendez-vous.
- Ordres d’achat : ils n’étaient acceptés que jusqu’à la veille de la vente, 16 h.
- Retrait des lots : impérativement avant le 1er novembre 2026, la maison de ventes déménageant.
- Catalogue complet, avec photos et descriptions : sur le site de la maison de ventes.
Le collectionneur, lui, a tenu à dédier ces 36 années de recherches « à [sa] famille », qui lui a « laissé vivre pleinement [son] goût pour les objets du passé ». À partir de 14 h, ces témoins de l’histoire de France changeront de mains.
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Tir Expo : Cibles au rendez-vous ce week-end
Samedi 3 et dimanche 4 octobre, le premier salon français du tir sportif ouvre ses portes au CNTS de Châteauroux-Déols, et Cibles vous y attend sur le stand A11. Essais d’armes, initiations, GIGN, accréditation catégorie B : tout ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
C’est ce week-end. Samedi 3 et dimanche 4 octobre, Tir Expo, le premier salon français entièrement consacré au tir sportif, ouvre ses portes au Centre national de tir sportif (CNTS) de Déols, aux portes de Châteauroux, sur le site qui a accueilli les épreuves de tir des Jeux de Paris 2024. Et Cibles sera de la partie : venez nous rencontrer sur le stand A11.
Annoncé dès 2025 puis reporté d’un an, le salon organisé par les Éditions Larivière promet une centaine de stands et plus de 500 marques. Les organisateurs attendent près de 25 000 visiteurs pour cette première édition.
Essayer avant d’acheter
C’est la vraie nouveauté pour le tireur français, habitué à commander sur catalogue : à Tir Expo, on essaie. En extérieur, jusqu’à 15 alvéoles de tir sont mises à la disposition des marques et des exposants pour faire tirer leurs nouveautés, armes de poing comme armes d’épaule, sous la supervision de la Fédération française de tir et d’un expert de chaque marque. La zone d’essais est ouverte de 9 h à 18 h, mais elle est réservée aux détenteurs d’une autorisation de catégorie B dûment accrédités. Les amateurs de précision à longue distance pourront, eux, essayer carabines et optiques sur une zone de tir à 200 m, ouverte à tous, avec des experts des marques sur place.
Accréditation catégorie B : ce qui a changé
Attention, la procédure a changé. Les visiteurs ne peuvent plus demander leur accréditation catégorie B en ligne : elle se fait désormais uniquement sur place, au bureau d’accréditation installé à l’entrée du salon. Il faudra y présenter :
- une pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport ou permis de conduire) ;
- sa licence FFTir de la saison 2026-2027 ;
- son autorisation de détention de catégorie B en cours de validité, imprimée depuis son compte SIA ;
- son numéro SIA.
Pas de licence renouvelée, pas d’accréditation : le salon exige la licence valable à la date de l’événement. L’accréditation ne remplace pas non plus le billet d’entrée. Les visiteurs non accrédités peuvent circuler dans toutes les zones d’exposition, hors espaces réservés à la catégorie B sur les stands, et un espace leur permet de regarder les essais : prévoyez lunettes et protections auditives.
Des initiations ouvertes à tous
Pas besoin d’être licencié pour tirer. Les moniteurs de la FFTir proposent une initiation au pistolet qui commence à l’air comprimé et peut se poursuivre, selon le niveau, en 22 LR puis en 9 mm. Le ball-trap se découvre sur le stand plateau des Jeux olympiques de Paris 2024, en partenariat avec Laporte, et le tir à 10 m à la carabine et au pistolet sur cibles électroniques. Au menu également : un défi de pistolet vitesse à 10 m, un simulateur laser de fosse olympique, de l’arbalète sur plateaux en mousse, le biathlon running de la Fédération française de ski et un parcours chronométré de precision rifle avec l’association française de la discipline.
Côté spectacle, les démonstrations de tir sportif de vitesse (samedi et dimanche à 10 h 30, 12 h, 14 h et 15 h 30) alternent avec celles de tir western sportif (11 h, 12 h 30, 14 h 30 et 16 h). Les amateurs de poudre noire ne manqueront pas la démonstration d’armes anciennes en présence de l’équipe de France, à 11 h et 15 h les deux jours.
Le GIGN, des conférences et des dédicaces
Le temps fort du samedi se jouera de 16 h à 17 h 30 : le GIGN y présentera ses métiers, conférence et démonstrations de tir à l’appui. Tout le week-end, une série de conférences sur le tir à longue distance attend les curieux, du choix de la lunette à la conception d’une arme custom. Sur le stand de l’UFA, Arnaud Lamothe dédicacera son « Guide pratique des armes à feu » samedi à 10 h, et Jean-Pierre Bastié son livre sur les armes de nécessité de la guerre de 1870, samedi à 12 h et dimanche à 10 h. Les passionnés de rechargement pourront aussi échanger avec l’armurier Pascal Brultey.
Enfin, les licenciés autorisés à détenir des armes de catégorie B peuvent aussi tenter leur chance au jeu-concours de Humbert-Beretta : un pistolet de l’édition limitée des 500 ans de Beretta est à gagner, par tirage au sort parmi les acheteurs de billets qui ont coché la case prévue dans le formulaire d’achat.
Infos pratiques
- Horaires : samedi 3 et dimanche 4 octobre, de 9 h à 18 h.
- Tarifs : 20 € la journée, 30 € les deux jours, entrée gratuite pour les enfants jusqu’à 10 ans. Les billets achetés pour l’édition 2025 restent valables.
- Adresse : CNTS, 127 rue Albert Buccialli (D925), 36130 Déols. Parkings gratuits, dont le P1 dans l’enceinte même du CNTS, avec places réservées aux personnes à mobilité réduite près de l’entrée.
- En train : gare de Châteauroux, puis bus de la ligne 5 (environ 18 minutes).
- Sur place : restauration disponible, mais pique-nique et alcool interdits, et aucun distributeur de billets. Sortie et retour libres avec son billet.
Venez nous voir au stand A11
L’équipe de Cibles sera ravie de vous y accueillir pour échanger sur le tir, le matériel et le magazine. Pour trouver le stand, le plan du salon figure dans le programme officiel remis gratuitement à l’entrée. À ce week-end, à Châteauroux !
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Beretta fête ses 500 ans
Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans jour pour jour. De la livraison de canons d’arquebuse à l’Arsenal de Venise en 1526 aux éditions anniversaire de 2026, retour sur la plus ancienne fabrique d’armes du monde.
Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans, jour pour jour. Ce jour-là, en 1526, un maître canonnier de Gardone Val Trompia, en Lombardie, livrait 185 canons d’arquebuse à l’Arsenal de la République de Venise. Prix de la commande : 296 ducats. Le reçu a traversé les siècles. Il porte la mention « a dì 3 ottobre 1526 » et fait de la Fabbrica d’Armi Pietro Beretta la plus ancienne fabrique d’armes encore en activité, et l’une des plus vieilles entreprises familiales du monde.
Un reçu, cinq siècles
Le document est d’une sobriété désarmante : quelques lignes d’une écriture penchée, le nom de « Bartolomeo Beretta da Gardon », la mention des canons destinés à « la casa nostra del Arsenal », et le montant en chiffres romains, ccxcvi, soit 296. De cette simple transaction sur papier est née une dynastie qui n’a jamais quitté les mains de la même famille. Quinze générations plus tard, la maison de Gardone est toujours dirigée par les Beretta et se trouve aujourd’hui à la tête d’un groupe qui réunit plusieurs marques bien connues des tireurs, de Benelli à Sako.
Cette longévité, aucune autre entreprise de l’armurerie ne peut la revendiquer. Beretta a fourni les arquebusiers de Venise, puis les armées italiennes, avant de devenir une signature majeure du pistolet et du fusil de sport. Le pistolet 92, adopté par l’armée américaine sous le nom de M9, et les fusils superposés de la série 680 comptent parmi les armes les plus diffusées de la planète.
Meloni à Gardone
L’anniversaire a déjà eu son temps fort institutionnel. Le 18 septembre, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni s’est rendue à l’usine de Gardone Val Trompia, accueillie par trois générations de la famille Beretta. Elle y a inauguré l’« Innovation Habitat », le nouvel espace de recherche et développement de la marque, salué une « excellence » industrielle italienne et assisté au passage des Frecce Tricolori, la patrouille acrobatique nationale. La journée a aussi servi à décorer les salariés les plus fidèles : 25, 35 et 40 ans de maison côté italien, jusqu’à 46 ans de service pour certains employés de Beretta USA.
Des armes pour marquer le coup
Pour ses 500 ans, Beretta a promis dix pièces uniques et sept éditions limitées, étalées sur toute l’année. La plus symbolique est un pistolet 92FS baptisé « Ducato », tiré à exactement 296 exemplaires, en écho aux 296 ducats du contrat fondateur. La marque a aussi présenté un 92FS « Diamond » habillé d’or et de diamants, et fait frapper une médaille du cinquième centenaire avec la Monnaie d’État italienne. Le programme complet est réuni sur un site dédié, beretta500.com.
Le vrai anniversaire, le 3 octobre
C’est toutefois le 3 octobre, date exacte du reçu de 1526, que Beretta a choisi pour son geste envers les tireurs. Ce jour-là démarre un circuit de tir au plateau baptisé « Beretta 500 Extra Excellence » : 34 étapes réparties dans 22 stands italiens, jusqu’à une finale les 13 et 14 novembre au stand de Rome. Une manière, pour la maison, de fêter ses cinq siècles là où ses fusils se sont bâti une réputation, le ball-trap.
Car c’est bien sur les stands que le nom Beretta parle le plus aux tireurs français. Le superposé de Gardone reste une référence du plateau au plus haut niveau, comme l’avait rappelé la razzia de la marque aux Jeux de Paris. Au pas de tir des disciplines de vitesse comme dans les râteliers des clubs, du pistolet 92 aux fusils de ball-trap, la marque italienne est partout. À 500 ans, elle vient d’ouvrir, avec son « Innovation Habitat », le chantier des siècles suivants.
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