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Munich : 6101 tireurs pour un championnat d’Allemagne géant
Le championnat d’Allemagne de tir sportif s’ouvre vendredi sur le stand olympique de Garching-Hochbrück : 6101 tireurs, 9742 départs et 277 titres jusqu’au 30 août. Visite guidée d’un événement hors norme.
Ce vendredi à 8 h, les premiers coups de feu claqueront à Garching-Hochbrück, au nord de Munich. Jusqu’au 30 août, le stand olympique bavarois accueille la Deutsche Meisterschaft, le championnat d’Allemagne de tir sportif, et les chiffres publiés par la fédération allemande (DSB) à la veille de l’ouverture donnent le tournis : 6101 tireurs, 9742 départs, 277 titres nationaux à distribuer et jusqu’à 750 000 cartouches qui seront brûlées en dix jours. De très loin le plus grand événement du calendrier allemand, et une démonstration de masse dont peu de fédérations au monde peuvent rêver.
Des chiffres d’un autre monde
La seule liste des engagés occupe 171 pages. On y trouve toutes les armes du tir sportif : plateaux, carabine, pistolet et revolver, arbalète, sur des distances de 10 à 300 m. Toutes les générations aussi : la benjamine du plateau, Alexis Nelli Kopplow, a 10 ans ; le doyen, Waldemar Pirner, en affiche 87. Les hommes restent majoritaires (6007 départs, contre 3735 pour les femmes), mais l’écart se resserre d’année en année, note la DSB, qui recense par ailleurs 365 départs dans les catégories para. Au total, 197 titres individuels, 73 titres par équipes et 7 décisions en mixte seront attribués. Et l’entrée est gratuite pour les spectateurs, sur toute la durée de l’épreuve.
Pour situer l’ampleur de la chose : les championnats de France 25 et 50 m disputés en juillet à Volmerange-les-Mines paraissent presque intimistes en comparaison; le championnat national allemand, lui, aligne à lui seul plus de 6000 compétiteurs sur dix jours.
Le stand des Jeux de 1972
Le décor a lui aussi sa légende. C’est la 52e fois que la grande messe du tir allemand se tient à Munich : elle s’y est installée en 1974, quittant Wiesbaden pour une Olympia-Schießanlage alors presque neuve, construite pour les Jeux olympiques de 1972. Un demi-siècle plus tard, la fédération vante une installation « toujours en parfait état », exemple de durabilité des équipements olympiques. Seule l’édition 2020, annulée pour cause de pandémie, manque à l’appel.
L’histoire du site n’est pas faite que de sport. Le vendredi 28 août, la jeunesse disputera son championnat de carabine trois positions, et le meilleur tireur comme la meilleure tireuse y recevront le prix Kehat Schor, remis pour la quatrième fois. Il honore la mémoire de l’entraîneur de tir israélien tué lors de l’attentat des Jeux de Munich, en 1972. Une brève cérémonie est prévue en début d’après-midi, en présence de plusieurs invités d’honneur.
Répétition générale avant Doha
Sur le plan sportif, cette DM ressemble à une répétition générale. Le championnat applique pour la première fois les nouvelles règles de finale édictées par l’ISSF en début d’année, dans la perspective des Jeux de Los Angeles 2028 : huit finalistes au pistolet vitesse au lieu de six, et des finales de carabine 50 m raccourcies de 45 à 35 coups (10 à genou, 10 couché, puis au maximum 15 debout jusqu’à la décision). Des épreuves qui se tirent, comme le pistolet 25 m, dans l’inusable calibre 22 Long Rifle. Autre nouveauté : les pistoliers de la vitesse et du pistolet sport seront pour la première fois couronnés dans la halle des finales, et toutes les finales du week-end, du vendredi au lundi, seront diffusées en direct sur la chaîne de la fédération, plateaux compris.
L’enjeu dépasse d’ailleurs les frontières allemandes. La fosse olympique jouera à Munich le dernier acte de sa qualification interne pour le championnat du monde de Doha (1er au 14 novembre), grand rendez-vous international de l’année où seront distribués les premiers quotas olympiques pour Los Angeles 2028. La championne d’Europe 2025 Kathrin Murche et le routinier Andreas Löw abordent cette dernière ligne droite en tête du classement de sélection.
Quand les stars tremblent devant les enfants
Reste l’épreuve la plus bruyante du programme, et peut-être la plus attachante : le Shooty Cup de la jeunesse allemande, le jeudi 27 août. La halle à air comprimé se transforme en chaudron quand les jeunes des 20 ligues régionales s’affrontent à la carabine et au pistolet 10 m, encouragés à grands cris par parents et amis. Les huit meilleures équipes se qualifient pour une finale que tirent ensuite, au profit des enfants, les stars de la discipline tirées au sort. La fédération jure que plus d’un olympien y tremble davantage que dans un match international.
C’est toute la saveur de cette DM : champions olympiques, mondiaux et continentaux y partagent les pas de tir avec des tireurs de club ambitieux, qui parviennent parfois à leur jouer un tour. Réponse dans dix jours, quand les 277 titres auront trouvé preneur.
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Tir Expo : Cibles au rendez-vous ce week-end
Samedi 3 et dimanche 4 octobre, le premier salon français du tir sportif ouvre ses portes au CNTS de Châteauroux-Déols, et Cibles vous y attend sur le stand A11. Essais d’armes, initiations, GIGN, accréditation catégorie B : tout ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
C’est ce week-end. Samedi 3 et dimanche 4 octobre, Tir Expo, le premier salon français entièrement consacré au tir sportif, ouvre ses portes au Centre national de tir sportif (CNTS) de Déols, aux portes de Châteauroux, sur le site qui a accueilli les épreuves de tir des Jeux de Paris 2024. Et Cibles sera de la partie : venez nous rencontrer sur le stand A11.
Annoncé dès 2025 puis reporté d’un an, le salon organisé par les Éditions Larivière promet une centaine de stands et plus de 500 marques. Les organisateurs attendent près de 25 000 visiteurs pour cette première édition.
Essayer avant d’acheter
C’est la vraie nouveauté pour le tireur français, habitué à commander sur catalogue : à Tir Expo, on essaie. En extérieur, jusqu’à 15 alvéoles de tir sont mises à la disposition des marques et des exposants pour faire tirer leurs nouveautés, armes de poing comme armes d’épaule, sous la supervision de la Fédération française de tir et d’un expert de chaque marque. La zone d’essais est ouverte de 9 h à 18 h, mais elle est réservée aux détenteurs d’une autorisation de catégorie B dûment accrédités. Les amateurs de précision à longue distance pourront, eux, essayer carabines et optiques sur une zone de tir à 200 m, ouverte à tous, avec des experts des marques sur place.
Accréditation catégorie B : ce qui a changé
Attention, la procédure a changé. Les visiteurs ne peuvent plus demander leur accréditation catégorie B en ligne : elle se fait désormais uniquement sur place, au bureau d’accréditation installé à l’entrée du salon. Il faudra y présenter :
- une pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport ou permis de conduire) ;
- sa licence FFTir de la saison 2026-2027 ;
- son autorisation de détention de catégorie B en cours de validité, imprimée depuis son compte SIA ;
- son numéro SIA.
Pas de licence renouvelée, pas d’accréditation : le salon exige la licence valable à la date de l’événement. L’accréditation ne remplace pas non plus le billet d’entrée. Les visiteurs non accrédités peuvent circuler dans toutes les zones d’exposition, hors espaces réservés à la catégorie B sur les stands, et un espace leur permet de regarder les essais : prévoyez lunettes et protections auditives.
Des initiations ouvertes à tous
Pas besoin d’être licencié pour tirer. Les moniteurs de la FFTir proposent une initiation au pistolet qui commence à l’air comprimé et peut se poursuivre, selon le niveau, en 22 LR puis en 9 mm. Le ball-trap se découvre sur le stand plateau des Jeux olympiques de Paris 2024, en partenariat avec Laporte, et le tir à 10 m à la carabine et au pistolet sur cibles électroniques. Au menu également : un défi de pistolet vitesse à 10 m, un simulateur laser de fosse olympique, de l’arbalète sur plateaux en mousse, le biathlon running de la Fédération française de ski et un parcours chronométré de precision rifle avec l’association française de la discipline.
Côté spectacle, les démonstrations de tir sportif de vitesse (samedi et dimanche à 10 h 30, 12 h, 14 h et 15 h 30) alternent avec celles de tir western sportif (11 h, 12 h 30, 14 h 30 et 16 h). Les amateurs de poudre noire ne manqueront pas la démonstration d’armes anciennes en présence de l’équipe de France, à 11 h et 15 h les deux jours.
Le GIGN, des conférences et des dédicaces
Le temps fort du samedi se jouera de 16 h à 17 h 30 : le GIGN y présentera ses métiers, conférence et démonstrations de tir à l’appui. Tout le week-end, une série de conférences sur le tir à longue distance attend les curieux, du choix de la lunette à la conception d’une arme custom. Sur le stand de l’UFA, Arnaud Lamothe dédicacera son « Guide pratique des armes à feu » samedi à 10 h, et Jean-Pierre Bastié son livre sur les armes de nécessité de la guerre de 1870, samedi à 12 h et dimanche à 10 h. Les passionnés de rechargement pourront aussi échanger avec l’armurier Pascal Brultey.
Enfin, les licenciés autorisés à détenir des armes de catégorie B peuvent aussi tenter leur chance au jeu-concours de Humbert-Beretta : un pistolet de l’édition limitée des 500 ans de Beretta est à gagner, par tirage au sort parmi les acheteurs de billets qui ont coché la case prévue dans le formulaire d’achat.
Infos pratiques
- Horaires : samedi 3 et dimanche 4 octobre, de 9 h à 18 h.
- Tarifs : 20 € la journée, 30 € les deux jours, entrée gratuite pour les enfants jusqu’à 10 ans. Les billets achetés pour l’édition 2025 restent valables.
- Adresse : CNTS, 127 rue Albert Buccialli (D925), 36130 Déols. Parkings gratuits, dont le P1 dans l’enceinte même du CNTS, avec places réservées aux personnes à mobilité réduite près de l’entrée.
- En train : gare de Châteauroux, puis bus de la ligne 5 (environ 18 minutes).
- Sur place : restauration disponible, mais pique-nique et alcool interdits, et aucun distributeur de billets. Sortie et retour libres avec son billet.
Venez nous voir au stand A11
L’équipe de Cibles sera ravie de vous y accueillir pour échanger sur le tir, le matériel et le magazine. Pour trouver le stand, le plan du salon figure dans le programme officiel remis gratuitement à l’entrée. À ce week-end, à Châteauroux !
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Beretta fête ses 500 ans
Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans jour pour jour. De la livraison de canons d’arquebuse à l’Arsenal de Venise en 1526 aux éditions anniversaire de 2026, retour sur la plus ancienne fabrique d’armes du monde.
Le 3 octobre, Beretta aura 500 ans, jour pour jour. Ce jour-là, en 1526, un maître canonnier de Gardone Val Trompia, en Lombardie, livrait 185 canons d’arquebuse à l’Arsenal de la République de Venise. Prix de la commande : 296 ducats. Le reçu a traversé les siècles. Il porte la mention « a dì 3 ottobre 1526 » et fait de la Fabbrica d’Armi Pietro Beretta la plus ancienne fabrique d’armes encore en activité, et l’une des plus vieilles entreprises familiales du monde.
Un reçu, cinq siècles
Le document est d’une sobriété désarmante : quelques lignes d’une écriture penchée, le nom de « Bartolomeo Beretta da Gardon », la mention des canons destinés à « la casa nostra del Arsenal », et le montant en chiffres romains, ccxcvi, soit 296. De cette simple transaction sur papier est née une dynastie qui n’a jamais quitté les mains de la même famille. Quinze générations plus tard, la maison de Gardone est toujours dirigée par les Beretta et se trouve aujourd’hui à la tête d’un groupe qui réunit plusieurs marques bien connues des tireurs, de Benelli à Sako.
Cette longévité, aucune autre entreprise de l’armurerie ne peut la revendiquer. Beretta a fourni les arquebusiers de Venise, puis les armées italiennes, avant de devenir une signature majeure du pistolet et du fusil de sport. Le pistolet 92, adopté par l’armée américaine sous le nom de M9, et les fusils superposés de la série 680 comptent parmi les armes les plus diffusées de la planète.
Meloni à Gardone
L’anniversaire a déjà eu son temps fort institutionnel. Le 18 septembre, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni s’est rendue à l’usine de Gardone Val Trompia, accueillie par trois générations de la famille Beretta. Elle y a inauguré l’« Innovation Habitat », le nouvel espace de recherche et développement de la marque, salué une « excellence » industrielle italienne et assisté au passage des Frecce Tricolori, la patrouille acrobatique nationale. La journée a aussi servi à décorer les salariés les plus fidèles : 25, 35 et 40 ans de maison côté italien, jusqu’à 46 ans de service pour certains employés de Beretta USA.
Des armes pour marquer le coup
Pour ses 500 ans, Beretta a promis dix pièces uniques et sept éditions limitées, étalées sur toute l’année. La plus symbolique est un pistolet 92FS baptisé « Ducato », tiré à exactement 296 exemplaires, en écho aux 296 ducats du contrat fondateur. La marque a aussi présenté un 92FS « Diamond » habillé d’or et de diamants, et fait frapper une médaille du cinquième centenaire avec la Monnaie d’État italienne. Le programme complet est réuni sur un site dédié, beretta500.com.
Le vrai anniversaire, le 3 octobre
C’est toutefois le 3 octobre, date exacte du reçu de 1526, que Beretta a choisi pour son geste envers les tireurs. Ce jour-là démarre un circuit de tir au plateau baptisé « Beretta 500 Extra Excellence » : 34 étapes réparties dans 22 stands italiens, jusqu’à une finale les 13 et 14 novembre au stand de Rome. Une manière, pour la maison, de fêter ses cinq siècles là où ses fusils se sont bâti une réputation, le ball-trap.
Car c’est bien sur les stands que le nom Beretta parle le plus aux tireurs français. Le superposé de Gardone reste une référence du plateau au plus haut niveau, comme l’avait rappelé la razzia de la marque aux Jeux de Paris. Au pas de tir des disciplines de vitesse comme dans les râteliers des clubs, du pistolet 92 aux fusils de ball-trap, la marque italienne est partout. À 500 ans, elle vient d’ouvrir, avec son « Innovation Habitat », le chantier des siècles suivants.
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Il y va « la fleur au fusil » et remporte la 2e place
Double champion de France du mousquet à mèche japonais en juin à Vitrolles, le tireur de Beaumont-sur-Sarthe a enchaîné avec une médaille d’argent par équipe au championnat du monde des armes anciennes d’Eisenstadt. Un été en or, abordé « la fleur au fusil ».
« J’y suis un peu allé la fleur au fusil. » La formule est de Benjamin Trehet, tireur de la Société de tir Les Bleuets de Beaumont-sur-Sarthe, dans les colonnes d’Ouest-France. Elle résume un été 2026 en deux temps forts. En juin, à Vitrolles, le Sarthois a décroché deux titres de champion de France au mousquet à mèche japonais. En août, à Eisenstadt, en Autriche, il est devenu vice-champion du monde par équipe.
Deux titres en juin à Vitrolles
Tout commence au 44e championnat de France des armes anciennes, du 9 au 14 juin au stand de Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône. Benjamin Trehet s’y aligne dans deux épreuves de mousquet à mèche japonais, tirées sur cible à 50 m : la Tanegashima, debout, et la Hizadai, à genoux.
En Tanegashima réplique, il frappe fort : neuf coups dans le 10, un seul 9, soit 99 points sur 100. Son dauphin, Mathieu Ducellier (ST Nitting), termine loin derrière, à 94 points, devant Noël Risch (ST Sélestat, 93 points). En Hizadai réplique, il gagne encore, avec 98 points. Fabrice Dedryver (Tir sportif noyonnais) prend l’argent à 96 points, Risch le bronze à 95.
La progression est spectaculaire. Un an plus tôt, au championnat de France 2025 de Châteauroux, le Sarthois avait fini 6e de la Tanegashima et 4e de la Hizadai. En 2026, il ne perd que trois points sur les deux épreuves réunies.
Vice-champion du monde en août
Ce championnat de France distribue plus que des titres. Le classement de Vitrolles sert de sélection : Benjamin Trehet y gagne sa place parmi les 19 tireurs français retenus pour le championnat du monde des armes anciennes, du 16 au 22 août à Eisenstadt, en Autriche.
Il aborde l’échéance sans se mettre la pression. « J’y suis un peu allé la fleur au fusil », a-t-il raconté à Ouest-France. Pas de surentraînement : il revalide ses positions et fait confiance à ses sensations.
Bien lui en a pris. À Eisenstadt, les Bleus récoltent onze podiums, dont quatre titres mondiaux. Benjamin Trehet obtient le sien par équipe, en Hizadai. Associé à Mathieu Ducellier et Noël Risch, les deux hommes qu’il venait de battre à Vitrolles, il décroche la médaille d’argent. Seule l’Allemagne devance le trio français. La Tchéquie prend le bronze.
En individuel, il se classe 8e de la Tanegashima avec 95 points, dans une épreuve d’un niveau exceptionnel : les trois médaillés ont tous rendu une carte parfaite, à 100 points. En Hizadai, il termine 7e avec 96 points. Ducellier, lui, échoue au pied du podium, battu en barrage. L’équipe de France de Tanegashima échoue à la 4e place, derrière l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche.
Le Japon de 1543 à 50 m
Derrière ces noms d’épreuves se cache l’un des plus vieux chapitres de l’histoire des armes à feu. En 1543, des navigateurs portugais échoués sur l’île japonaise de Tanegashima y introduisent l’arquebuse à mèche. Le seigneur local en commande des centaines de copies, et l’arme à feu conquiert l’archipel.
Cinq siècles plus tard, la confédération internationale de la poudre noire, la MLAIC, fait revivre ces mousquets en compétition. Comme la plupart des épreuves de la discipline, la Tanegashima et la Hizadai tirent leur nom d’une arme, d’un inventeur ou d’un lieu. Chaque épreuve existe en deux classes, armes d’origine et répliques de fabrication moderne. Et la mise à feu par mèche lente, sans chien ni silex, en fait l’un des exercices les plus exigeants du tir de précision.
Une section sarthoise née en 2007
Ces médailles récompensent aussi un club. La Société de tir Les Bleuets de Beaumont-sur-Sarthe abrite les Arquebusiers du Maine, la section sarthoise des Arquebusiers de France. Cette association fédère le tir aux armes anciennes dans le pays depuis 1963.
L’aventure locale commence en 1993, avec trois passionnés d’abord rattachés aux Arquebusiers nantais. La section prend son autonomie en 2007, autour de Bernard Simon et Vincent Rey. Les deux fondateurs tirent toujours : à Vitrolles, Rey a pris la 7e place de la Tanegashima.
Benjamin Trehet, lui, a rejoint Les Bleuets en 2016. Il a d’abord tiré au 22 long rifle, avant de basculer vers la poudre noire par passion pour l’histoire, comme il l’a confié au quotidien régional. En 2024, avec Charlie Prud’homme et Vincent Rey, il décrochait déjà l’or par équipe au championnat de France. La même année, il prenait l’argent individuel en Hizadai. Deux ans plus tard, le voilà double champion de France et vice-champion du monde, avec un cap déjà annoncé : les championnats d’Europe 2027. Le patron français du mousquet à mèche n’a pas fini de faire parler la poudre.
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