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Nouveau viseur Holosun ARO EVO

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Les gammes évoluent chez Holosun avec des avancées technologiques intéressantes qui se conjuguent dans un format plus compact et renforcé. Des nouveautés à voir au Game Fair sur le stand Cor-Caroli (stand BT02).

Plus légers (170 g), plus compacts (73 × 4,3 × 69 mm ), les nouveaux viseurs ARO et ARO EVO sont livrés avec deux types de montage (haut et bas), ce qui permet de les adapter facilement à différents usages, notamment la chasse ou le TSV.
Ils intègrent la technologie Shake AwakeTM qui permet d’atteindre une autonomie allant jusqu’à 50 000 heures grâce à une seule pile CR2032. Lorsqu’ils détectent un mouvement, ils s’allument à la dernière intensité utilisée.

Sans parallaxe, dotés d’une lentille frontale inclinée pour éviter les reflets et de 12 niveaux d’intensité (dont 2 à 4 niveaux compatibles avec la vision nocturne), ils permettent une visée efficace quelles que soient les conditions.
Notez que la version EVO dispose d’un capteur solaire intégré qui pousse encore plus loin l’autonomie et la fiabilité du système.

Sachez également qu’il est parfaitement compatible avec la série de magnifiers de la marque et que les lentilles sont plus protégées en étant plus enfoncées dans le boitier en aluminium 6061 renforcé étanche (norme IPX8). On note également qu’il est proposé en plusieurs versions de réticules, dont la version MRS (Multi- Réticule) avec une plage de réglage de +/- 50 Moa pour une valeur de clic de 0,5 Moa à 100 m.

Cor-Caroli présentera également d’autres nouveautés comme le fusil de ball Trap ATA Pro 12, l’automatique Neox, le Bettinsoli Alpha et les nouvelles optique GPO et Vortex.

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L’arme russe destinée aux cosmonautes

Trois canons, une crosse-machette et vingt ans de service dans les kits de survie des Soyouz : l’histoire de la seule arme à feu conçue pour le programme spatial, née d’un atterrissage raté dans la taïga.

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Yoan Duvel
Pistolet de survie TP-82 avec sa machette-crosse et sa bandoulière de munitions en vitrine

Pendant une vingtaine d’années, chaque équipage russe partant pour l’espace a emporté dans son vaisseau une arme qui ne ressemble à aucune autre : un pistolet à trois canons dont la crosse amovible cache une machette. Le TP-82 n’est pas né d’un caprice d’ingénieur, mais d’une mésaventure bien terrestre : deux cosmonautes perdus dans la taïga enneigée, avec pour toute défense un pistolet Makarov. Histoire de la seule arme à feu conçue pour l’espace qui ait jamais volé.

Deux nuits dans la taïga

Le 19 mars 1965, la capsule Voskhod 2 revient sur Terre avec à son bord Alexeï Leonov, auteur la veille de la toute première sortie dans l’espace, et son commandant Pavel Beliaïev. Le système de rentrée automatique ayant flanché, l’équipage effectue la descente en manuel et se pose très loin de la zone prévue, dans la forêt enneigée de l’Oural. Les secours mettront deux jours à les évacuer. Deux nuits par -25 °C, dans une taïga que Leonov racontera peuplée de loups et d’ours, avec pour tout armement le pistolet Makarov de la dotation : l’expérience convaincra le cosmonaute qu’un équipage doit pouvoir se nourrir, se signaler et se défendre en attendant les secours.

Trois canons et une machette

Devenu général et adjoint du directeur du centre d’entraînement des cosmonautes, Leonov pousse le projet d’une véritable arme de survie. Approuvé en 1981, le TP-82 sort des ateliers de Toula, dessiné par l’ingénieur Igor Skrylev. Sa formule ne ressemble à rien de connu : un bloc basculant à trois canons, deux tubes lisses de 12,5×70 mm côte à côte au-dessus, un canon rayé en 5,45×39 mm en dessous, chambré pour la munition de l’AK-74. Cartouches à grenaille et fusées de signalisation pour les canons lisses, balles pour le canon rayé : le même outil sert de fusil, de pistolet et de lance-fusées.

Le détail le plus célèbre reste sa crosse : détachable, elle se révèle être une machette logée dans un fourreau, prévue pour couper du bois, se frayer un chemin ou creuser. L’ensemble pèse environ 2,4 kg, crosse comprise, et rejoint le NAZ, le kit de survie embarqué des vaisseaux Soyouz, aux côtés des rations, de la balise et du matériel de pêche.

Premier vol avec un Français à bord

Selon le site de référence Modern Firearms, le TP-82 vole pour la première fois en juin 1982 à bord de Soyouz T-6. Clin d’œil de l’histoire : c’est précisément la mission qui emmène Jean-Loup Chrétien, premier Français dans l’espace, aux côtés de Vladimir Djanibekov et Alexandre Ivantchenkov. Le premier spationaute tricolore a donc voyagé assis sur le pistolet de survie le plus étrange jamais produit. Officiellement adopté, l’engin sera de toutes les missions de 1986 à 2006.

La retraite d’un outil unique

Le TP-82 n’a jamais servi en situation réelle de détresse, les Soyouz ayant eu le bon goût de se poser à peu près où on les attendait. Sa carrière s’achève prosaïquement : au milieu des années 2000, les stocks de munitions spécifiques arrivent en fin de vie, et plus personne n’en fabrique. À partir de 2007, les équipages repartent avec un pistolet semi-automatique ordinaire, quand la question de l’arme à bord n’est pas simplement laissée de côté.

Les exemplaires survivants dorment aujourd’hui dans les musées, comme celui du musée militaire d’artillerie de Saint-Pétersbourg, exposé avec sa bandoulière de cartouches et sa machette, que montre notre photo. Reste une idée qui n’a rien perdu de sa pertinence : celle d’une arme de survie polyvalente, pensée pour l’homme qui tombe du ciel. Aucune agence spatiale n’a fait mieux depuis, et le TP-82 demeure, plus de quarante ans après, le seul pistolet de l’histoire à avoir volé vers les étoiles en étant taillé pour une forêt de l’Oural.

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Le jour où Kalachnikov a tiré au M16

En mai 1990, les pères de l’AK-47 et de l’AR-15 se rencontraient pour la première fois, invités par le Smithsonian. Récit d’un sommet Est-Ouest au pas de tir.

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Patrick H

Un matin de mai 1990, sur un stand de tir de Virginie, un homme de 70 ans épaule un M16 sous l’œil de son concepteur ; un Californien de 67 ans lui rend la politesse avec un AK-47. Mikhaïl Kalachnikov et Eugene Stoner, pères des deux fusils les plus répandus de la planète, viennent de se rencontrer pour la première fois de leur vie. La guerre froide s’achève à peine, et ce sommet Est-Ouest que personne n’avait songé à organiser, un musée l’a rendu possible.

Deux carrières en miroir

Tout oppose les deux hommes, sauf l’essentiel. Mikhaïl Kalachnikov, né en 1919 dans une famille paysanne de Sibérie, est sergent de chars quand il est grièvement blessé près de Briansk, en octobre 1941. C’est sur son lit d’hôpital qu’il commence à griffonner des mécanismes d’armes automatiques. Son fusil d’assaut est adopté par l’Armée rouge en 1947 : l’AK-47 était né, et son auteur passera toute sa carrière dans les usines d’Ijevsk, dans l’Oural.

Eugene Stoner, né en 1922, a servi dans l’aviation des Marines dans le Pacifique, où il s’occupait de l’armement des appareils. Ingénieur sans diplôme d’ingénieur, il rejoint dans les années 1950 la petite société californienne ArmaLite, où il dessine l’AR-10 puis l’AR-15, qui deviendra le M16 de l’armée américaine dans les années 1960. Ni l’un ni l’autre n’est passé par une grande école : deux autodidactes, formés par la guerre et l’atelier, qui ont chacun armé la moitié du monde.

Le pari d’un conservateur de musée

L’artisan de la rencontre s’appelle Edward Ezell. Historien des armes légères, auteur de « The AK47 Story », il est alors conservateur de la collection nationale d’armes à feu au National Museum of American History de Washington. Ce musée appartient à la Smithsonian Institution, le plus grand complexe muséal et de recherche du monde : fondée en 1846 grâce au legs du chimiste britannique James Smithson, l’institution fédère une vingtaine de musées nationaux américains, du musée de l’Air et de l’Espace au Muséum d’histoire naturelle. Autant dire que l’invitation n’a rien d’une lubie de collectionneur : c’est la mémoire officielle des États-Unis qui convie le père de l’AK-47. Le projet d’Ezell : constituer une histoire orale filmée des grands concepteurs d’armes du 20e siècle, en commençant par les deux plus célèbres, ensemble et face caméra. La perestroïka aidant, l’invitation transmise à Moscou finit par aboutir.

Le 15 mai 1990, Mikhaïl Kalachnikov atterrit à l’aéroport de Washington-Dulles. Eugene Stoner est venu l’accueillir en personne. Poignée de main, sourires, interprètes : aucun des deux ne parle la langue de l’autre, et cela n’aura aucune importance. Comme le raconteront les témoins de la visite, les deux ingénieurs se comprenaient par gestes, un mécanisme entre les mains.

Deux philosophies au pas de tir

Le clou du séjour se joue sur un stand de tir de Virginie, caméras du Smithsonian en batterie. Les deux hommes comparent leurs fusils, les démontent, échangent leurs impressions, puis tirent chacun avec l’arme de l’autre. Les images existent toujours : le musée américain a mis en ligne ces séquences d’archives, où l’on voit le Russe en costume aligner les impacts au M16 pendant que Stoner détaille l’AK avec un respect évident.

La séance résume un demi-siècle de doctrine. D’un côté, l’AK-47 : acier, bois, tolérances généreuses, une mécanique conçue pour fonctionner pleine de boue entre les mains d’un conscrit. De l’autre, l’AR-15 : aluminium et matériaux synthétiques, précision, ergonomie, la confiance américaine dans la technologie. Deux réponses opposées à la même question posée par la Seconde Guerre mondiale, celle du fusil d’assaut universel.

L’estime des vieux rivaux

La rencontre de 1990 n’est pas restée sans lendemain. La même année, Stoner rejoint Knight’s Armament Company, où il conçoit le fusil de précision SR-25, toujours dérivé de son architecture AR. Les deux hommes se recroiseront publiquement, notamment au SHOT Show, le grand salon américain de l’arme, sur le stand de Knight’s : photos côte à côte, poignées de main devant les objectifs, et une complicité que ni l’un ni l’autre ne cherchait à jouer.

Une différence, pourtant, que toute la presse de l’époque a relevée : les royalties de ses brevets ont fait de Stoner un homme riche, quand Kalachnikov, fonctionnaire soviétique, répétait n’avoir jamais vécu que de son salaire et de ses décorations. Aucune amertume publique chez le Russe, qui préférait plaisanter sur le sujet. Eugene Stoner s’est éteint en avril 1997, Mikhaïl Kalachnikov en décembre 2013, à 94 ans, national jusqu’au bout dans son Oural natal.

Les fusils continuent la conversation

Trente-cinq ans plus tard, leurs créations se font toujours face, des arsenaux aux prétoires : l’AR-15 est au cœur des batailles judiciaires américaines, la kalachnikov s’invite jusque dans les faits divers français. Les deux concepteurs, eux, avaient réglé la rivalité en une poignée de main sur un tarmac de Washington : les meilleurs ennemis du 20e siècle s’entendaient, en fin de compte, remarquablement bien.

 

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10 mots d’armes que tout le monde emploie de travers

Gâchette, douille, clip, silencieux : le vocabulaire du tir est truffé de faux amis. Inventaire des dix confusions les plus répandues, et de ce qu’il faut dire à la place.

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Yoan Duvel
Groupe de détente complet Geissele montrant la détente et la gâchette

Le monde du tir a son vocabulaire, et ce vocabulaire a ses pièges. Certains mots sont employés de travers par les journaux, d’autres par les films, quelques-uns par les tireurs eux-mêmes autour de la machine à café du club. À l’heure où les stands accueillent leurs nouveaux licenciés de la rentrée, petit inventaire des dix confusions les plus répandues, sans esprit de chapelle : on a tous dit « gâchette » un jour. Et comme pour les noms des épreuves de poudre noire, chaque mot cache un morceau d’histoire.

1. La gâchette n’est pas la détente

La confusion reine. La pièce sur laquelle le tireur pose l’index s’appelle la détente ; les puristes nomment même queue de détente la partie que touche le doigt. La gâchette existe bel et bien, mais elle se cache à l’intérieur du mécanisme : c’est la pièce qui accroche le chien ou le percuteur armé, et que la pression sur la détente fait décrocher au départ du coup. Le mot vient d’ailleurs de la serrurerie, comme la gâche de vos portes. « Appuyer sur la gâchette » est donc, au sens strict, le travail du mécanisme, pas du doigt.

2. La balle n’est pas la cartouche

Ce que l’on introduit dans une arme, c’est une cartouche : un ensemble complet réunissant l’étui, l’amorce, la poudre et le projectile. La balle n’est que ce dernier élément, celui qui part vers la cible. On ne « met donc pas des balles » dans un chargeur, on y met des cartouches ; et ce que l’on achète en boîte de 50, ce sont encore des cartouches.

3. La douille s’appelle un étui

Le petit cylindre de laiton éjecté après le départ du coup est, en bon français technique, un étui. « Douille » s’est imposé dans le langage courant et dans les séries policières, au point que plus personne ne s’en offusque au stand. Mais dans un manuel de rechargement ou un texte réglementaire, c’est bien le mot étui que vous trouverez.

4. Le clip n’est pas un chargeur

Anglicisme mal digéré. Le chargeur est un boîtier muni d’un ressort qui présente les cartouches à la chambre. Le clip, ou lame-chargeur, est une simple barrette métallique qui regroupe les cartouches pour remplir plus vite un chargeur ou un magasin : lames de cinq cartouches des Mauser, clip en bloc de huit du Garand, éjecté avec son « ping » légendaire. Dire « clip » pour le chargeur d’un pistolet moderne fera tiquer n’importe quel armurier.

5. Le magasin n’est pas le chargeur

Cousin du précédent. Le magasin désigne la réserve de cartouches intégrée à l’arme : tube sous le canon d’une carabine à levier, magasin interne d’une carabine à verrou. Le chargeur, lui, est amovible. La nuance a son importance réglementaire, la capacité des uns et des autres étant encadrée par la loi.

6. Un pistolet « automatique » ne l’est presque jamais

Un pistolet semi-automatique tire un coup, et un seul, à chaque pression sur la détente, en réarmant tout seul. Une arme automatique enchaîne les coups tant que la détente reste pressée : en France, elle relève de la catégorie A2, celle des matériels de guerre, hors de portée des tireurs civils. La confusion vient de loin : au début du 20e siècle, les premiers pistolets à chargement automatique étaient dits « automatiques », et le .45 ACP en garde la trace (Automatic Colt Pistol).

7. Un AR-15 n’est pas un « fusil d’assaut »

Un fusil d’assaut se définit par sa capacité de tir en rafale et sa cartouche intermédiaire. Les AR-15 vendus aux civils sont strictement semi-automatiques : mécaniquement, ce ne sont pas des fusils d’assaut. Quant au sigle AR, il ne signifie ni « assault rifle » ni « automatic rifle », mais ArmaLite Rifle, du nom de la société californienne où Eugene Stoner dessina l’arme dans les années 1950.

8. Le « silencieux » ne rend pas silencieux

Le terme technique et réglementaire est modérateur de son, et il dit bien ce qu’il fait : il modère. Selon les modèles et les munitions, la détonation perd de 20 à 35 décibels, ce qui reste très au-dessus du « plop » feutré du cinéma, sauf à combiner modérateur et munitions subsoniques sur certaines plateformes. Utile pour le voisinage des stands et les oreilles, mais personne ne devient inaudible.

9. Fusil ou carabine ? Une affaire de canon

Dans l’usage français moderne, l’arme d’épaule à canon lisse est un fusil, celle à canon rayé une carabine. Simple ? Pas tout à fait : l’histoire militaire a consacré des « fusils » à canon rayé, du Lebel au FAMAS, et baptisé « carabines » nombre de leurs versions raccourcies. D’où des conversations sans fin au club.

La réglementation ajoute son propre piège : certains fusils à pompe en calibre 12 reçoivent un canon à rayures droites. Parallèles à l’axe de l’arme, ces rayures n’impriment aucune rotation au projectile, donc aucun effet balistique ; mais l’arme cesse d’être « à canon lisse » au sens des textes, ce qui a longtemps permis d’échapper au classement, plus sévère, des fusils à pompe à canon lisse. Un fusil dans les faits, du rayé sur le papier. En cas de doute, regardez l’intérieur du canon plutôt que l’étiquette, en vous rappelant que même le canon, parfois, raconte une histoire de juriste.

10. Le calibre ne dit pas tout

« Du 9 mm » peut désigner du 9×19, du 9×17, du 9×21 : des cartouches différentes, pour des armes différentes. Un .38 Special et un .357 Magnum tirent des balles du même diamètre, environ 9 mm là encore, mais dans des étuis et à des pressions qui n’ont rien à voir. Quant au fameux calibre 12 des fusils de ball-trap, le chiffre ne mesure aucun diamètre : il indique le nombre de balles rondes du diamètre du canon que l’on peut fondre dans une livre de plomb, soit environ 454 g. Plus le chiffre est grand, plus le canon est étroit : un 20 est plus fin qu’un 12.

Ce vocabulaire n’est pas une coquetterie : c’est la langue commune qui permet de se comprendre au pas de tir, chez l’armurier et dans les textes réglementaires. Et si un doute subsiste devant un terme, la solution est toujours la même : demandez à votre moniteur ou à votre armurier. Expliquer, au club, est un sport presque aussi pratiqué que le tir.

 

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